Dictionnaires bibliques
Cainan
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Cainan », un article après l’autre.
Dictionnaire de la Bible (Bost)
voir KÉNAN.
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire de la Bible (Bost)
Fils d’Enosh, naquit l’an du monde 325 ; à l’âge de 70 ans il eut Mahalaleël, ce qui ne veut pas dire que ce fut là son fils aîné, car l’Écriture ne nomme que les patriarches desquels descendit Noé. Kénan eut encore beaucoup d’autres enfants (Genèse 5.13), puis il mourut, à l’âge de 910 ans (Genèse 5.9-14). Il est nommé dans la généalogie de Marie (Luc 3.37). Dans la même généalogie, au verset 36, on retrouve un autre Caïnan, évidemment distinct du premier ; fils d’Arphaxad, est-il dit, et père de Sala, le père d’Héber ; mais dans toute la généalogie de l’Ancien Testament, Arphaxad est nommé, sans intermédiaire, père de Sélah (ou Sala) (Genèse 10.24 ; 11.12 ; 1 Chroniques 1.24), sans que ce Caïnan soit même indiqué dans aucune des anciennes versions, grecque, samaritaine, chaldaïque, syriaque, ni dans Philon, ni dans Josèphe. ni dans Jérôme. On pourrait expliquer ce fait en supposant, ce qui est possible aussi, que les anciennes généalogies ont omis le nom de ce Caïnan comme elles omettaient fréquemment des générations peu importantes ; mais alors on devrait se demander pourquoi Luc l’a donné, et surtout comment il se l’est procuré. L’explication la plus simple et la plus vraisemblable, c’est qu’Helléniste lui-même, et écrivant son Évangile pour des Grecs, saint Luc aura suivi la version grecque des Septante, qui ajoute le nom de Caïnan dans la généalogie de Sem (Genèse 10.22 ; 11.13). On ne sait, du reste, pas comment ce nom a pu se glisser ou s’introduire dans cette dernière traduction.
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)
Cainan (1)
Fils d’Enos, naquit l’an du monde 325. Enos, son père, avait alors quatre-vingt-dix ans (Genèse 5.9). Nous ne savons aucune particularité de sa vie, sinon qu’âgé de soixante-dix ans, il engendra Malaléel. Caïnan mourut âgé de neuf cent dix ans, l’an du monde 1235, avant Jésus-Christ 2765, avant l’ère vulgaire 2769.
Cainan (2)
Fils d’Arphaxad et père de Salé, n’est pas dans le texte hébreu ni dans la Vulgate (Genèse 12.12-14) ; mais on le lit dans S. Luc (Luc 3.36), qui le met entre Salé et Arphaxad. Les Sepante (Genèse 10.24 ; 11.12) l’admettent de même que saint Luc. Quelques-uns ont cru que les Juifs avaient supprimé le mot de Caïnan et l’avaient ôté de leurs exemplaires pour rendre suspects les Septante et saint Luc, qui le recevaient ; d’autres ont cru que Moïse avait exprès omis Caïnan, parce qu’il ne voulait compter que dix générations depuis Adam jusqu’à Noé, et depuis Noé jusqu’a Abraham ; d’autres veulent qu’Arphaxad ait été père de Caïnan et de Salé : de Salé, selon l’ordre naturel, et de Caïnan, selon la loi ; enfin, d’autres ont avancé que Caïnan et Salé n’étaient qu’une même personne, qui avait été marquée par saint Luc et par les Septante par ces deux noms : voilà ce que l’on dit pour appuyer le sentiment qui soutient que réellement Caïnan est fils d’Arphaxad et père de Salé. Nous ne nous arrêtons point à réfuter ces diverses opinions. On peut voir notre Commentaire sur la Genèse (Genèse 10.24), et les auteurs qui ont travaillé exprès sur Caïnan.
Ceux qui soutiennent que Caïnan a été fourré dans les Septante, et qu’il est passé de là dans saint Luc, prétendent que l’autorité de l’hébreu, de la Vulgate, du Chaldéen et du Syriaque, doit beaucoup l’emporter sur les Septante : que saint Luc ayant simplement copié ces interprètes, son texte en cet endroit ne peut être d’une plus grande autorité que celui des Septante ; que les retranchements et les changements qu’ils ont faits dans les années des patriarches, suffisent seuls pour ruiner leur autorité dans tout ce qu’ils ont de contraire à l’Hébreu ; que les éditions des Septante comparées ne sont pas même semblables entre elles. Enfin, il y en a qui soutiennent que le nom de Caïnan est étranger dans le texte des Septante ; que ces interprètes ne l’y ont point mis ; que les plus anciens Pères ne l’y ont point lu. Et en effet, ni Josèphe ni Philon n’ont point connu Caïnan, fils d’Arphaxad ; et les anciens Pères ne comptent que dix générations depuis Noé jusqu’à Abraham. Or ; il y en aurait onze, si l’on y comprenait Caïnan. Si donc saint Luc l’a mis dans son Évangile, c’est qu’il était dès lors dans quelques exemplaires des Septante ; et il y a plusieurs habiles gens qui croient que dans les premiers textes de saint Luc, ce nom ne se rencontrait point, et que c’est une addition qui y a été faite par les copistes.
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
L’article dans CalmetDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
Fils d’Énos (Genèse 5.9 ; Genèse 5.12 ; 1 Chroniques 1.2) = Caïn dans la généalogie de Genèse 4.1 ; Genèse 4.17.
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
L’article dans Westphal