Dictionnaires bibliques

Aurore

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Aurore », un article après l’autre.

Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)

Le Psalmite parlant de la naissance ou de la génération éternelle du Messie (Psaumes 109.3), dit qu’il a été engendré avant l’aurore, ou, selon l’Hébreu : Que sa postérité est comme la rosée qui est produite du sein de l’aurore. Cette postérité sont les fidèles qui ont cru en Jésus-Christ. Leur multitude est fort bien comparée à une rosée abondante qui tombe le matin, et qui semble sortir du sein même de l’aurore.

Le même Psalmiste, pour montrer la rapidité de sa fuite, s’exprime ainsi (Psaumes 138.8) Si je prends les ailes de l’aurore, et que je veuille m’enfuir à l’extrémité de la mer pour me dérober à votre connaissance, c’est votre main qui m’y conduira, et qui me soutiendra dans mon vol. On ne connaît rien de plus prompt que l’effusion des rayons du soleil au lever de l’aurore. Isaïe (Isaïe 8.20) dit que ceux qui ne s’attacheront pas à la loi et aux observances, ne jouiront pas de l’aurore : Non erit eis matutina lux. Ils périront sans voir la lumière, ils ne dureront pas jusqu’au lendemain.

Job compare les yeux du Béhémoth à l’éclat de l’aurore (Job 41.9) Ils sont aussi brillants que l’aurore. Le Béhémoth est l’éléphant.

Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

Les textes cités par les concordances, à ce mot ou à ses équivalents : « aube » (Genèse 19.15), « lever du jour » (Néhémie 4.21), « point du jour » (Actes 20.11), décrivent poétiquement ce phénomène (Job 3.9 ; Job 41.9 ; Psaumes 139.9), l’attribuent au Créateur (Job 38.12 ; Amos 4.13), racontent des faits importants qui se sont produits à ce moment du jour nouveau (Genèse 32.24-26 ; Juges 6.15 ; 1 Samuel 9.26 ; Jonas 4.7, etc.), le signalent comme heure de cantique et de prière (Psaumes 57.9 = Psaumes 108.3 ; Sagesse 16.28), en font un symbole d’apparition certaine (Osée 6.3), irrésistible (Joël 2.2), splendide (Ésaïe 14.12 ; Cantique 6.10), lumineuse (Ésaïe 8.20 ; Ésaïe 58.8). Le texte de Psaumes 110.3 est très altéré ; toutes les traductions sont conjecturales. Dans Ésaïe 47.11, il faut sans doute lire, non : « sans que tu en voies l’aurore » (Segond), mais « sans que tu saches le prévenir » (Version Synodale). Parmi les nombreux passages qu’on pourrait encore citer, notons seulement que c’est Ecclésiaste 11.6 qui a inspiré nos cantiques : « Semons dès l’aurore…  », « Dès que l’aube dépose ses perles…  », etc.

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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