Dictionnaires bibliques
Ariel
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Ariel », un article après l’autre.
Dictionnaire de la Bible (Bost)
Mot composé qui peut signifier lion de Dieu ou foyer de Dieu ; cette dernière signification se justifie davantage par la comparaison de Ezéchiel. 43.15-16 (Hariel est mis par erreur), où le prophète donne ce nom à l’autel des holocaustes. C’est un nom prophétique et symbolique de la ville de Jérusalem, la ville forte et vaillante qui doit être le foyer et l’autel de Jéhovah. Dans le premier sens, l’allusion porterait sur la force de ses moyens de défense dans la guerre.
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)
Ariel (1)
[septième et dernier] fils de Gad (Nombres 26.17). [Il est le chef des Ariélites, et nommé Aréli au livre de la Genèse (Genèse 46.18)].
Ariel (2)
Se prend aussi pour l’autel des holocaustes ou pour la ville de Jérusalem. À la lettre, aria signifie un lion de Dieu, un très-grand lion [L’autel des holocaustes dit Huré, est nommé Ariel (Isaïe 29.2), Et erit mihi quasi Ariel, parce qu’il dévorait les victimes comme un lion. De même, dans Ézéchiel (Ézéchiel 43.15-16), Jérusalem est aussi nommée Ariel (Isaïe 29.1) Voe Ariel, Ariel civilas, quam expugnavit David… 2 : et circumval labo Ariel…), soit à cause de sa puissance, soit à cause de sa fierté à l’égard de Dieu rnéme et de sa cruauté à l’égard des prophètes ; ou bien, comrne veulent quelques-uns, parce qu’elle appartenait en partie à la tribu de Juda, dont l’embléme était le lion : Juda est un jeune lion (Genèse 49.9)].
Ariel (3)
Un de ceux qu’Esdras, lorsqu’il stationnait auprès du fleuve Ahava, pour revenir de la captivité, députa vers, les fils de Lévi pour qu’il en vînt plusieurs remplir le service du temple. Voyez Éliézer.
Ariel (4)
Eusèbe dit que c’est le nom d’une idole des Moabites, dont la capitale était Ariel.
Ariel de Moab (5)
Il est parlé dans l’Écriture (1 Chroniques 11.22) des deux Ariels de Moab, qui ne sont autres que la ville d’Ar, ou Aréo, polis, capitale de Moab, et partagée en deux par le fleuve Arnon. Voyez ci-devant Ar.
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
L’article dans CalmetDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
1.
Nom propre : celui d’un chef juif au temps de l’exil (Esdras 8.16).
2.
Surnom qu’Ésaïe donne à Jérusalem (Ésaïe 29.1-2 ; Ésaïe 29.7), en lui annonçant, un an avant l’invasion de Sanchérib, un prochain siège dont les assaillants seront dispersés ; l’interprétation de ce terme symbolique est obscure : peut-être « âtre, ou autel, de Dieu », par allusion à l’autel des holocaustes, au feu perpétuel (cf. Ésaïe 31.9 ; Lévitique 6.12 et suivant). C’est ainsi qu’on traduit le même mot dans Ézéchiel 43.15 et suivant où l’on trouve les deux noms Harel et Ariel (signifiant : montagne de Dieu, autel de Dieu), que l’on considère comme équivalents.
3.
L’expression paraît plus énigmatique encore dans 2 Samuel 23.20 = 1 Chroniques 11.22.
- Nos versions disent ordinairement : « tua les deux lions de Dieu (interprétés : les hommes les plus forts) de Moab » ; ainsi, Crampon explique : « Les deux ariels, littéralement lions de Dieu : c’est le nom que les Perses et les Arabes donnent encore aujourd’hui à des guerriers d’une valeur extraordinaire ». Ce serait donc un surnom honorifique,
- Les LXX, supposant que le texte hébreu a perdu le mot bené (signifiant : fils) après chenê (signifiant : deux) auquel il ressemble beaucoup, disent : « tua les deux fils d’Ariel de Moab » ; ce serait donc un nom propre de personnage, par ailleurs inconnu,
- D’autres enfin, suggérant la même explication que pour les textes de 2 (ci-dessus), proposent : « détruisit les deux autels de Dieu (foyers sacrés) de Moab » ; ce serait donc le nom commun d’un objet de culte. Il est à remarquer que l’inscription de la stèle de Mésa, précisément roi de Moab, lui fait dire : « J’emportai de là l’ariel de Davdoh et le traînai jusque devant Kemos » (le dieu moabite).
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
L’article dans Westphal