Dictionnaires bibliques

Andronique

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Andronique », un article après l’autre.

Dictionnaire de la Bible (Bost)

(Romains 16.7)

Probablement le mari de Junias ; on ne les connaît, l’un et l’autre, que par ce qui en est dit dans ce seul verset. On ignore où ils furent prisonniers avec Paul, si ce fut à Rome ou ailleurs. Paul les appelle ses parents, mais le mot employé pourrait aussi ne s’entendre que dans le sens de compatriotes, issus d’une même famille, peut-être d’une même tribu. Ils sont distingués entre les apôtres, dit Paul, et le mot d’apôtre dans cette phrase a l’acception étendue qu’il a lorsqu’il est donné à Barnabas (Actes 14.14), et à d’autres disciples. On pourrait traduire aussi, mais c’est moins probable, « ils sont distingués par les apôtres ».

Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com

L’article dans Bost

Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)

un des grands de la cour d’Antiochus Épiphane, il fut laissé par ce prince pour gouverner en son absence la ville d’Antioche, pendant qu’il allait en Cilicie, pour réduire certaines villes qui s’étaient révoltées. Ménélaüs, faux pontife des Juifs, crut que cette circonstance lui était favorable pour se défaire du grand-prêtre Onias, qui était venu à Antioche pour l’accuser auprès du prince. Il alla donc trouver Andronique, et lui fit de riches présents. Onias en étant informé, lui en fit de grands reproches, se tenant toutefois dans l’asile de Daphné, de peur qu’on ne lui fit violence.

Ménélaüs sollicita si fortement Andronique de faire mourir Onias, qu’Andronique vint lui-même à Daphné, promit avec serment à Onias qu’il ne lui serait fait aucun mal, et lui persuada de sortir de cet asile ; mais aussitôt qu’il en fut sorti, il le tua, sans se mettre en peine de la justice. Le roi Antiochus Épiphane étant de retour de son voyage, et ayant appris la mort d’Onias, en fut touché de douleur jusqu’aux larmes, et commanda que l’on dépouillât Andronique de la pourpre qu’il portait, qu’on le promenât honteusement par toute la ville, et qu’on le tuât au même lieu où il avait fait mourir Onias. Cela arriva l’an du monde 3834, avant Jésus-Christ 166, avant l’ère vulgaire 170.

Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com

L’article dans Calmet

Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

Chrétien nommé une seule fois, avec Junias (probablement sa femme), dans une salutation de saint Paul (Romains 16.7). Il les appelle :

  1. ses « parents » (comme d’autres : versets 11-21), soit au sens étroit de la famille (cf. Actes 10.24 etc.), soit moins probablement au sens large de la race ; (cf. Romains 9.3)
  2. ses « compagnons de captivité » (littéralement coprisonniers de guerre), ce qui peut se prendre au figuré, mais le sens propre semble ici plus probable, bien qu’on ignore tout d’une telle captivité ;
  3. « très estimés parmi les apôtres », ce dernier titre possédant ici son sens primitif et général applicable à tout « missionnaire du Seigneur » (voir Apôtre), à moins qu’il ne faille interpréter « très considérés par les apôtres », ce qui ne cadrerait guère avec l’indépendance habituelle de saint Paul à l’égard des Douze.
  4. Le dernier détail est parfaitement clair : « ils ont été en Christ » (signifiant : chrétiens) « avant » Paul lui-même ; ce sont donc des convertis de l’Église primitive, en Palestine ou à Antioche de Syrie, qui peut-être durent quitter l’Orient lors de quelque persécution (cf. Actes 8.1 ; Actes 11.19 etc.).

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

L’article dans Westphal