EGW WritingsNombres 34
Ellen G. White
Lire Nombres 34 dans la BibleNombres 34:13
Patriarchs and Prophets
Chapter 51—God's Care for the Poor
PP 533.1
Personne n'a à craindre que sa libéralité ne le mette dans le besoin. L'obéissance aux commandements de Dieu aboutira sûrement à la prospérité : "Tu prêteras à beaucoup de nations, dit-il, mais tu n'emprunteras pas ; tu régneras sur beaucoup de nations, mais elles ne régneront pas sur toi" ( Deutéronome 15:6).PP 533.2
Après "sept sabbats d'années", "sept fois sept ans", vint cette grande année de libération - le jubilé : "Tu feras sonner la trompette du jubilé ... dans tout ton pays. Vous sanctifierez la cinquantième année, et vous proclamerez la liberté dans tout le pays pour tous ses habitants ; ce sera pour vous le jubilé, et vous retournerez chacun dans sa propriété, et vous retournerez chacun dans sa famille" Lévitique 25:9, 10.PP 533.3
"Le dixième jour du septième mois, le jour des expiations, on sonna la trompette du jubilé. Dans tout le pays, partout où le peuple juif habitait, on entendit le son, appelant tous les enfants de Jacob à accueillir l'année de libération. Le grand jour de l'Expiation, la satisfaction des péchés d'Israël était faite, et c'est avec joie que le peuple accueillait le jubilé.PP 533.4
Comme dans l'année sabbatique, la terre ne devait être ni ensemencée ni moissonnée, et tout ce qu'elle produisait devait être considéré comme la propriété légitime des pauvres. Certaines catégories d'esclaves hébreux - tous ceux qui n'avaient pas reçu leur liberté au cours de l'année sabbatique - étaient désormais affranchis. Mais ce qui distinguait particulièrement l'année du jubilé, c'était la restitution de toutes les propriétés foncières à la famille du premier propriétaire. Sur l'ordre spécial de Dieu, la terre avait été divisée par tirage au sort. Après le partage, personne n'était libre d'échanger sa propriété. Il ne devait pas non plus vendre sa terre, à moins que la pauvreté ne l'y contraigne, et alors, chaque fois que lui-même ou l'un de ses proches souhaiterait la racheter, l'acheteur ne devait pas refuser de la vendre ; et si elle n'était pas rachetée, elle revenait à son premier possesseur ou à ses héritiers en l'année du jubilé.EGW Writings — Ellen G. White. Ellen G. White Estate · tous droits réservés
Nombres 34:1-29
Patriarchs and Prophets
Chapter 48—The Division of Canaan
PP 511.1
Bien que le pouvoir des Cananéens ait été brisé, ils n'ont pas été complètement dépossédés. A l'ouest, les Philistins tenaient encore une plaine fertile le long de la mer, tandis qu'au nord se trouvait le territoire des Sidoniens. Au sud, en direction de l'Egypte, le pays était encore occupé par les ennemis d'Israël.PP 511.2
Josué ne devait cependant pas poursuivre la guerre. Le grand chef avait une autre tâche à accomplir avant d'abandonner le commandement d'Israël. Tout le pays, aussi bien les parties déjà conquises que celles qui n'avaient pas encore été soumises, devait être réparti entre les tribus. Chaque tribu devait soumettre entièrement son héritage. Si le peuple se montrait fidèle à Dieu, il chasserait ses ennemis devant lui, et il promettait de lui donner des biens plus considérables encore, s'il restait fidèle à son alliance.PP 511.3
C'est à Josué, avec le grand prêtre Eléazar et les chefs de tribus, que fut confiée la distribution du pays, l'emplacement de chaque tribu étant déterminé par tirage au sort. Moïse lui-même avait fixé les limites du pays tel qu'il devait être divisé entre les tribus lorsqu'elles entreraient en possession de Canaan, et il avait désigné un prince de chaque tribu pour s'occuper de la répartition. La tribu de Lévi, consacrée au service du sanctuaire, ne fut pas comptée dans ce partage ; mais quarante-huit villes situées dans différentes parties du pays furent assignées aux Lévites comme leur héritage.PP 511.4
Avant que l'on eût commencé à distribuer le pays, Caleb, accompagné des chefs de sa tribu, se présenta avec une demande spéciale. A l'exception de Josué, Caleb était l'homme le plus âgé d'Israël. Caleb et Josué étaient les seuls parmi les espions à avoir fait un bon rapport sur le pays de la promesse, encourageant le peuple à y monter et à le posséder au nom du Seigneur. Caleb rappela à Josué la promesse qui lui avait été faite en récompense de sa fidélité : "Le pays que tes pieds ont foulé sera ton héritage et celui de tes enfants à perpétuité, parce que tu as suivi le Seigneur jusqu'au bout", et il demanda qu'Hébron lui soit donnée en possession. C'est là qu'Abraham, Isaac et Jacob avaient vécu pendant de nombreuses années, et c'est là qu'ils avaient été enterrés dans la grotte de Machpéla. Hébron était le siège des redoutables Anakim, dont l'aspect formidable avait tant terrifié les espions et, par leur intermédiaire, anéanti le courage de tout Israël. C'est là surtout que Caleb, confiant dans la force de Dieu, choisit son héritage.PP 512.1
"L'Éternel m'a gardé en vie, dit-il, pendant quarante-cinq ans, depuis que l'Éternel a adressé cette parole à Moïse... Et voici que j'ai aujourd'hui quatre-vingt-cinq ans. Je suis aussi fort aujourd'hui que je l'étais le jour où Moïse m'envoya ; comme ma force était alors, ainsi est ma force aujourd'hui, pour la guerre, tant à l'aller qu'au retour. Maintenant, donne-moi cette montagne dont l'Éternel a parlé en ce jour-là, car tu as appris en ce jour-là que les Anakim s'y trouvaient, et que les villes étaient grandes et fortifiées ; si l'Éternel est avec moi, je pourrai les chasser, comme l'Éternel l'a dit" Cette demande fut appuyée par les principaux hommes de Juda. Caleb, qui avait été désigné par cette tribu pour le partage des terres, avait choisi de s'adjoindre ces hommes pour présenter sa demande, afin qu'il n'y eût pas apparence qu'il eût usé de son autorité à des fins égoïstes.PP 512.2
Sa demande fut immédiatement acceptée. Josué le bénit et donna Hébron en héritage à Caleb, fils de Jephunné, " parce qu'il avait suivi entièrement le Seigneur, le Dieu d'Israël " La foi de Caleb était maintenant ce qu'elle était lorsque son témoignage avait contredit le mauvais rapport des espions. Il avait cru à la promesse de Dieu de mettre son peuple en possession de Canaan et, en cela, il avait pleinement suivi le Seigneur. Il avait enduré avec son peuple la longue errance dans le désert, partageant ainsi les déceptions et les fardeaux des coupables ; cependant il ne s'en plaignait pas, mais exaltait la miséricorde de Dieu qui l'avait préservé dans le désert alors que ses frères avaient été exterminés. Au milieu des difficultés, des périls et des fléaux de l'errance dans le désert, et pendant les années de guerre depuis son entrée en Canaan, le Seigneur l'avait préservé ; et maintenant, à plus de quatre-vingt-cinq ans, sa vigueur était intacte. Il ne demandait pas pour lui un pays déjà conquis, mais le lieu que les espions avaient cru impossible à soumettre. Avec l'aide de Dieu, il arracherait sa forteresse aux géants dont la puissance avait ébranlé la foi d'Israël. Ce n'est pas un désir d'honneur ou d'agrandissement qui motiva la demande de Caleb. Le vieux guerrier courageux désirait donner au peuple un exemple qui honorerait Dieu et encouragerait les tribus à soumettre le pays que leurs pères avaient jugé invincible.PP 517.1
Celui qui fuyait vers la ville de refuge ne pouvait pas attendre. La famille et l'emploi sont laissés derrière lui. Il n'a pas le temps de dire adieu à ses proches. Sa vie était en jeu, et tout autre intérêt devait être sacrifié à un seul but : atteindre le lieu de sécurité. La fatigue est oubliée, les difficultés sont ignorées. Le fugitif n'osa pas un seul instant ralentir son allure jusqu'à ce qu'il soit à l'intérieur du mur de la ville.PP 517.2
Le pécheur est exposé à la mort éternelle jusqu'à ce qu'il trouve une cachette en Christ ; et comme la flânerie et l'insouciance peuvent priver le fugitif de sa seule chance de vie, de même les retards et l'indifférence peuvent s'avérer la ruine de l'âme. Satan, le grand adversaire, est sur la piste de chaque transgresseur de la sainte loi de Dieu, et celui qui n'est pas conscient de son danger et qui ne cherche pas sincèrement à s'abriter dans le refuge éternel, deviendra une proie pour le destructeur.PP 517.3
Le prisonnier qui, à un moment quelconque, sortait de la ville de refuge était abandonné au vengeur du sang. C'est ainsi qu'on a appris au peuple à se conformer aux moyens que la sagesse infinie a établis pour sa sécurité. Car si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais une attente redoutable du jugement et une ardente colère qui dévorera les adversaires" ( Hébreux 10:26, 27).PP 517.4
Deux des tribus d'Israël, Gad et Ruben, avec la moitié de la tribu de Manassé, avaient reçu leur héritage avant de traverser le Jourdain. Pour un peuple de pasteurs, les vastes plaines et les riches forêts de Galaad et de Basan, offrant de vastes pâturages pour leurs troupeaux, présentaient des attraits qui ne se trouvaient pas en Canaan même, et les deux tribus et demie, désireuses de s'y établir, s'étaient engagées à fournir leur proportion d'hommes armés pour accompagner leurs frères au delà du Jourdain et pour partager leurs batailles jusqu'à ce qu'elles entrent, elles aussi, en possession de leur héritage. Cette obligation avait été fidèlement remplie. Lorsque les dix tribus entrèrent en Canaan, quarante mille " des fils de Ruben, des fils de Gad et de la moitié de la tribu de Manassé... préparés pour la guerre, passèrent devant l'Eternel pour combattre dans les plaines de Jéricho " Josué 4:12, 13. Pendant des années, ils avaient combattu courageusement aux côtés de leurs frères. Le moment était venu pour eux d'entrer dans le pays qu'ils possédaient. De même qu'ils s'étaient unis à leurs frères dans les combats, de même ils avaient partagé le butin ; et ils revinrent "avec beaucoup de richesses... et beaucoup de bétail, avec de l'argent, de l'or, de l'airain, du fer, et beaucoup de vêtements", qu'ils devaient partager avec ceux qui étaient restés avec les familles et les troupeaux.