EGW Writings2 Samuel 3

Ellen G. White

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2 Samuel 3:1-39

Patriarchs and Prophets

PP 699.1

Mahanaïm, de l'autre côté du Jourdain, fut choisi comme résidence royale, car il offrait la plus grande sécurité contre les attaques de David ou des Philistins. C'est là qu'eut lieu le couronnement d'Ishbosheth. Son règne fut d'abord accepté par les tribus situées à l'est du Jourdain, puis s'étendit finalement à tout Israël, à l'exception de Juda. Pendant deux ans, le fils de Saül jouit de ses honneurs dans sa capitale isolée. Mais Abner, désireux d'étendre son pouvoir sur tout Israël, se prépara à une guerre agressive. Il y eut une longue guerre entre la maison de Saül et la maison de David, mais David devenait de plus en plus fort, et la maison de Saül devenait de plus en plus faible.

PP 699.2

Enfin, la trahison renversa le trône que la malice et l'ambition avaient établi. Abner, excédé par la faiblesse et l'incompétence d'Ishbosheth, se rendit à David en lui proposant de lui amener toutes les tribus d'Israël. Ses propositions furent acceptées par le roi et il fut renvoyé avec les honneurs pour accomplir son dessein. Mais l'accueil favorable réservé à un guerrier si vaillant et si célèbre excita la jalousie de Joab, commandant en chef de l'armée de David. En effet, Abner et Joab étaient liés par le sang, le premier ayant tué Asaël, le frère de Joab, lors de la guerre entre Israël et Juda. Joab, voyant l'occasion de venger la mort de son frère et de se débarrasser d'un rival potentiel, prit l'initiative d'assassiner Abner.

PP 699.3

David, ayant appris cette perfide agression, s'écria : " Moi et mon royaume, nous sommes à jamais innocents devant le Seigneur du sang d'Abner, fils de Ner. Compte tenu de l'état instable du royaume, de la puissance et de la position des meurtriers - Abishaï, frère de Joab, s'était uni à lui - David ne pouvait infliger au crime un juste châtiment, mais il manifesta publiquement sa répugnance pour l'acte sanglant. L'enterrement d'Abner fut entouré d'honneurs publics. L'armée, Joab en tête, doit prendre part aux cérémonies de deuil, avec des vêtements déchirés et revêtus de sacs. Le roi manifesta sa douleur en jeûnant le jour de l'enterrement ; il suivit le cercueil en qualité de chef des pleureuses ; et sur la tombe, il prononça une élégie qui était une réprimande sévère contre les meurtriers : "Le roi se lamenta sur Abner, et il dit :

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