Tyndale Open Study NotesRomains 8

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Lire Romains 8 dans la Bible

Romains 8:1

Il n'y a donc maintenant aucune condamnation : Paul conclut à partir des développements des chapitres 5 à 7 que ni le péché (chap. 6) ni la loi (chap. 7) ne peuvent priver les croyants d'avoir la vie éternelle (chap. 5). Paul proclame ainsi avec triomphe que ceux qui appartiennent à Christ Jésus n'ont plus à craindre d’être condamnés pour leurs péchés.

Romains 8:2

la loi de l’esprit de vie : Cette expression fait peut-être allusion à la loi de Moïse, que l'Esprit peut utiliser pour produire la vie. Cependant, comme Paul ne décrit jamais la loi comme une force vivifiante, le terme « loi » ici, comme en 7.23, signifie probablement un principe ou une puissance. Le Saint-Esprit est cette puissance qui libère le croyant de l’emprise du péché menant à la mort.

Romains 8:3

la chair la rendait sans force : voir Note d'étude sur 6.19. • dans une chair semblable à celle du péché : Jésus s'est identifié aux pécheurs afin d’être leur représentant et de les racheter. Paul souligne cependant que la nature incarnée de Jésus différait de la nôtre : conçu par la puissance du Saint-Esprit et né d'une vierge, il n’a pas hérité de la nature pécheresse d’Adam. • en envoyant, à cause du péché : Dans la traduction grecque de l'Ancien Testament, cette phrase qui est souvent traduite par l'expression « pour le péché » décrit une offrande « pour le péché », et trois des huit occurrences du Nouveau Testament vont également ce sens (Hé 10.6, 8 ; 13.11). Christ était cette offrande pour le péché, apportant le pardon et détournant la colère de Dieu. En condamnant le péché par Christ, qui est notre substitut, Dieu nous a permis d’échapper à la condamnation.

Romains 8:4

la justice de la loi fût accomplie en nous : La préposition « en » pourrait indiquer que la loi est accomplie en nous grâce à notre union avec Jésus-Christ, qui l’a parfaitement accomplie en notre faveur. Elle pourrait aussi signifier que, libérés du pouvoir du péché par Christ, nous sommes désormais capables de plaire à Dieu et de réaliser l’intention véritable de la loi. • Comme dans l'Ancien Testament (voir Gn 6.3, 12 ; Ps 78.39 ; Es 40.6), le terme « chair » fait allusion à la faiblesse humaine et à l’esclavage du péché (voir également dans Rm 8.5–9, 12–13). Paul l’emploie pour décrire le conflit entre la tendance naturelle de l’homme à pécher et l’action du Saint-Esprit.

Romains 8:5

s’affectionnent aux choses de la chair : Cette expression ne se limite pas au simple processus mental de la pensée, mais décrit plutôt l’orientation fondamentale de la volonté d’une personne (voir aussi 12.3 ; 15.5 ; Ph 2.2, 5).

Romains 8:6

Ici, le terme « paix » ne se limite pas à un sentiment de tranquillité intérieure. Bien plus, à l'opposé du terme « mort », elle désigne l'état objectif d'une personne réconciliée avec Dieu (voir note d'étude sur 5.1).

Romains 8:9

si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous : Contrairement aux incroyants qui restent sous l’influence de la nature pécheresse héritée d’Adam, les croyants sont guidés par le Saint-Esprit. Cela ne signifie pas que les croyants perdent tout esprit d'initiative, ou qu'ils deviennent incapables de pécher, mais bien plutôt que l’Esprit est désormais la force dominante qui leur permet de résister au pouvoir du péché et de vivre selon la volonté de Dieu.

Romains 8:10

l’esprit est vie : L'Esprit s'oppose au péché (qui mène à la mort physique) et il a la puissance de ressusciter les morts.

Romains 8:11

par son Esprit : Le Saint-Esprit joue un rôle central dans la résurrection des croyants, puisqu'il est l'agent actif qui donnera la vie aux corps mortels lors de la résurrection finale. Certains manuscrits proposent la lecture « à cause de ce même Esprit », indiquant que l'Esprit, déjà présent en nous, est la garantie de cette résurrection des corps à venir (cf. Ep 1.14).

Romains 8:13

Vous mourrez : La mort est la conséquence du péché. Ceux qui cèdent constamment au péché subiront la mort spirituelle (c'est-à-dire la condamnation éternelle). La présence du Saint-Esprit dans la vie des croyants leur permet de se détourner du péché, et le résultat est la vie éternelle (« vous vivrez »).

Romains 8:14

fils de Dieu : Dans l'Ancien Testament, cette expression désigne Israël, le peuple appelé à appartenir à Dieu (voir notamment Ex 4.22 ; Jr 3.19 ; 31.9 ; Os 11.1). Paul l'emploie ici pour souligner que les croyants, en Christ, ont une relation intime avec Dieu et deviennent héritiers des promesses faites à Israël. Les chrétiens ne sont plus des esclaves, mais sont désormais des enfants adoptés avec tous les droits et privilèges propres aux héritiers (voir Ga 4.1–7).

Romains 8:15

mais vous avez reçu un Esprit d’adoption : Dans la culture gréco-romaine, l’adoption conférait à un fils adopté tous les droits et privilèges légaux d’un enfant naturel. Cette pratique était courante, même parmi la famille impériale : l'empereur romain Jules César adopta Octavien, qui devint plus tard l’empereur Auguste. Ce concept d’adoption trouve aussi ses racines dans l’Ancien Testament et le judaïsme (Ex 4.22 ; Dt 1.31 ; Os 11.1 ; voir aussi Rm 9.4 ; Ga 4.5 ; Ep 1.5). • Abba : Ce terme était utilisé dans un contexte familial intime et pourrait être rendu par « Papa ». Jésus lui-même a utilisé ce mot pour s’adresser à Dieu (Mc 14.36), et tous ceux qui deviennent enfants de Dieu par Christ ont le privilège de pouvoir l’invoquer de la même manière.

Romains 8:17

Jésus est l'héritier de toutes les promesses de Dieu (Mc 12.1–12 ; Ga 3.18–19 ; Hé 1.2), et ceux qui lui appartiennent, les croyants, partagent avec lui cet héritage glorieux. Cependant, comme pour Jésus, le chemin vers la gloire passe par la souffrance. Les croyants affrontent les épreuves et les difficultés inhérentes à une vie juste dans un monde marqué par le péché (2Co 1.5 ; Ph 1.29 ; 3.10).

Romains 8:19-21

Toute la création englobe les animaux, les plantes et la terre elle-même. Paul suit la tradition de l'Ancien Testament (voir notamment Ps 65.12–13 ; Es 24.4 ; Jr 4.28 ; 12.4) en personnifiant le monde créé. • attend-elle avec un ardent désir : De même que toute la création a subi les conséquences de la chute d'Adam, elle participera aussi aux bénédictions promises par Dieu à son peuple (par ex. Es 4.2, Ap 21.1–2).

Romains 8:22

Les douleurs de l'accouchement sont une métaphore pour décrire l'attente douloureuse de la création de sa délivrance (voir aussi Mt 24.8 ; Mc 13.8 ; Jn 16.20–22).

Romains 8:23

nous aussi nous soupirons en nous-mêmes : Le verbe « soupirer » exprime le désir ardent (et aujourd'hui frustré) d'une délivrance divine devant les souffrances de ce monde (voir Ex 3.7 ; Lm 1.22 ; Ez 24.17 ; 2Co 5.2). • nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit : Dans l'Ancien Testament, l'expression « première récolte » ou « prémices » désigne l'offrande de la première et meilleure partie d'une récolte à Dieu (voir Ex 23.19 ; Lv 2.12 ; 23.10 ; cf. 1Co 15.20, 23). Le Saint-Esprit est la garantie que Dieu mènera à bien son œuvre en nous (voir Ep 1.14). • Bien que déjà adoptés par Dieu, nous n'avons pas encore pleinement reçu notre héritage en Christ (voir Rm 8.17). Nous vivons dans la tension entre le « déjà » de la rédemption et le « pas encore » de la gloire à venir.

Romains 8:26

intercède par des soupirs inexprimables : Cette expression pourrait désigner une intercession divine qui ne se manifeste pas sous forme de langage humain. Un peu comme lorsque les croyants, incertains de ce qu'ils doivent prier, émettent des sons dépourvus de sens dans leur prière. Les gémissements en question sont ceux de l'Esprit, et non les nôtres. Lorsque nous ne savons pas comment prier, l'Esprit intercède en notre faveur devant Dieu.

Romains 8:30

il les a aussi glorifiés : Partout ailleurs dans ce passage, la gloire destinée aux chrétiens est constamment placée dans le futur (8.18, 21, 23). Ici, l'utilisation du passé fait allusion à la décision souveraine de Dieu de nous glorifier dans l’avenir. Nous ne sommes pas encore entrés dans notre héritage, mais le Père a irrévocablement décidé de nous donner sa gloire.

Romains 8:31

à l’égard de ces choses : Paul fait ici allusion à tout ce qu’il a exposé dans les chapitres 5–8, concernant les bénédictions et l’assurance que les croyants reçoivent dans leur relation avec Dieu.

Romains 8:32

qui n’a point épargné son propre Fils : Cette expression évoque l’épisode où Abraham était prêt à offrir son fils Isaac (Gn 22.12, 16). Cependant, Isaac n’a finalement pas été sacrifié. En revanche, Dieu est allé jusqu’au bout concernant son propre Fils, en le livrant à une mort honteuse et douloureuse sur la croix.

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