Tyndale Open Study NotesGenèse 12
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Lire Genèse 12 dans la BibleGenèse 12:1-9
À travers la foi d'Abraham et par sa famille, Dieu a commencé à restaurer sa bénédiction. Dieu a appelé Abram au sein d'un monde païen, afin d'être le fondateur d'une nouvelle nation ; ses promesses à Abram se sont plus tard transformées en une alliance (chapitre 5). • C'est l'appel de Dieu à Abram qui a ensuite convaincu les Israélites de quitter l'Égypte pour aller vers la terre que Dieu leur avait promise. Cela a également rappelé aux exilés babyloniens l'importance de retourner dans leur propre terre (par exemple, Es 51).
Genèse 12:1
Abram savait qu'il devait partir, mais il ne savait pas où il allait. L'obéissance nécessitait la foi.
Genèse 12:2
Genèse 12:3
Compte tenu qu'Abram obéit au commandement d'être une bénédiction (12.2), Dieu lui fait trois autres promesses. • Les personnes qui méprisaient Abram et son alliance rejetaient le choix et le plan de Dieu. • Toutes les familles de la terre seront bénies, c'est-à-dire que par la foi, elles pourront prendre part à l'alliance que Dieu a conclue avec Abram. La bénédiction s'est répandue dans le monde entier à travers Abraham, Israël, les alliances, les prophètes, les Écritures et le Messie (Ga 3.8,16 ; voir Rm 9.4–5).
Genèse 12:4-9
Genèse 12:4
Abram était d'un âge moyen. Il était bien établi, prospère, issue d'une lignée noble et polythéiste (voir note d'étude sur 11.27–32). Quand le Seigneur lui a parlé (12.1–3), il a obéi et a quitté ses anciennes habitudes prises à Our, pour suivre le plan de Dieu. Comme Abram répond avec foi, les promesses de Dieu (12.2–3) se confirment dans une alliance aux dimensions contraignantes (15.8–21).
Genèse 12:5
Les personnes (en hébreu, hannepesh) qu'il avait pris dans son foyer étaient probablement des convertis ; Abram a d'abord été une bénédiction en conduisant les gens de sa famille à suivre le Seigneur.
Genèse 12:6-7
L'arbre sacré de Moré était semble-t-il un sanctuaire cananéen ; les bosquets fertiles étaient considérés comme sacrés par les Cananéens (voir Es 1.29), et Moré signifie "enseignant". Abram a proclamé le nom du Seigneur à côté d'un lieu de culte et d'instruction païen (Gn 12.8). • Abram a encore été une bénédiction lorsqu'il a fait construire un autel pour louer Dieu à Sichem, et à l'est de Béthel (12.8).
Genèse 12:7
Le Seigneur est apparu à Abram à Sichem (12.6) pour confirmer que cette terre était bien le pays qui lui avait été promis. Israël devait occuper cette terre, mais il devait avant tout croire avoir foi dans les promesses de Dieu pour les voir advenir (cf. Nb 14 ; Jos 1.6–9). • Abram ne possédait pas encore la terre, il y vivait temporairement comme un colon.
Genèse 12:8-9
Abram devait continuer à faire avancer son campement, car les Cananéens possédaient les terres fertiles.
Genèse 12:8
Genèse 12:10-13
Le projet d'Abram était enraciné dans la peur, mettant en danger sa famille et les promesses de Dieu. En allant en Égypte, Abram n'était pas guidé par la foi. Il a cessé de construire des autels, et sa duplicité a pris le dessus : elle allait être la cause de tourments pour sa famille tout au long du livre de la Genèse (26.1–11 ; 27.1–29 ; 29.15–30 ; 30.34–36 ; 31.6–11 ; 37.18–35 ; 39.7–20). • Le plan d'Abram reposait probablement sur une tradition sociale selon laquelle un frère devait arranger le mariage de sa sœur (cf. 24.29–61). Ainsi, Abram a peut-être cru que tout prétendant potentiel allait traiter avec lui, lui laissant le temps de partir avec Saraï. Il n'avait pas prévu que Pharaon agirait sans négociation (12.14–16).
Genèse 12:10-20
Cet épisode prouve que Dieu ne permettra pas qu'Abram compromette l'accomplissement de ses promesses. Juste après qu'Abram a répondu à l'appel de Dieu, une famine est venue éprouver la faiblesse de sa foi. Lui et sa famille ont été délivrés par Dieu, bien qu'Abram ait fait preuve de duplicité au lieu de faire confiance à Dieu pour le protéger en Égypte. • Ce récit fait délibérément écho à la servitude ultérieure d'Israël, en Égypte. C'est en raison d'une famine (Gn 12.10 ; Gn 47.13) qu'Abram (et Israël) sont partis en Égypte (Gn 12.10 ; Gn 47.27) ; il y a eu une tentative de tuer les hommes et de sauver les femmes (Gn 12.12 ; Ex 1.22) ; Dieu a frappé l'Égypte en lui affligeant des plaies (Gn 12.17 ; Ex 7.14–11.10) ; Abram (et Israël) ont pillé l'Égypte (Gn 12.16 ; Ex 12.35–36) ; ils ont tous deux été expulsés (hébreu shalakh ; Gn 12.19–20 ; Ex 12.31–33) et sont montés au Néguev (Gn 13.1 ; Nb 13.17,22). Israël devait croire que Dieu les libèrerait de la servitude en Égypte par les différentes plaies, car leur ancêtre avait, lui aussi, été délivré de la même servitude par le passé.
Genèse 12:10
Le pays était abondamment irrigué par le Nil, et l'Égypte était souvent la dernière région à souffrir de la famine.
Genèse 12:13
Cette requête se retrouve trois fois dans la Genèse (voir aussi 20.2 ; 26.7). Le texte explique que c'était une stratégie régulièrement utilisée par Abram (20.13), et son fils a agi de la même manière. Il a eu recours à ce stratagème une première fois alors qu'il était hors du pays, la seconde fois lorsqu'il s'y trouvait (chap. 20), démontrant que Dieu a tenu sa promesse dans les deux régions.
Genèse 12:14-15
Saraï avait alors 65 ans, mais elle a vécu jusqu'à 127 ans ; transposée dans notre culture moderne, son âge correspondait à une femme de 35 ans sans enfants. Elle venait d'une famille noble, tout comme Abram (voir note d'étude sur 11.29), et son ascendance royale se reflétait probablement dans sa tenue. Pharaon était attiré par sa beauté et par son statut.
Genèse 12:14-16
En raison des cadeaux du roi, Abram s'est retrouvé lié par un accord qu'il n'avait pas souhaité au sujet de Saraï et qu'il n'avait pas pu empêcher. Son stratagème s'était soldé par une situation tragique, qui le menaçait lui-même, Saraï et la promesse. • Abram semblait prospérer grâce à sa tromperie, mais ses nouvelles acquisitions lui ont également causé des problèmes. Abram et Loth ont dû se séparer (chap. 13), et Agar, une servante égyptienne, est devenue la mère des Ismaélites, les ennemis perpétuels d'Israël (chap. 16).
Genèse 12:15
Genèse 12:17-19
L'intervention de Dieu a permis de sauver Saraï, et de préserver le mariage afin d'accomplir les promesses de l'alliance. Le retour de Saraï auprès d'Abram s'est accompagné d'une réprimande de Pharaon de la part de Dieu (12.18–19).
Genèse 12:20
Abram n'a pas eu à répondre aux questions de Pharaon (12.18–19), puisque la réprimande fut immédiatement suivi d'une expulsion. Le commandement de Pharaon était comme celui que Dieu avait adressé à Abram (12.1), mais la réponse de Pharaon a apporté la honte et la disgrâce. Dieu était fidèle en préservant sa promesse.
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Genèse 12:1-3
Ces versets sont structurés autour de deux commandements à Abram : partir, et être une bénédiction (voir note d'étude sur 12:2). Chaque directive est suivie de trois promesses, conditionnées par son obéissance.