Tyndale Open Study Notes2 Corinthiens 10

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2 Corinthiens 10:1-18

Dans ce passage, Paul défend son ministère en tant qu'apôtre. • Ces chapitres posent plusieurs problèmes, du fait d'un changement distinctif de ton et de style. Les chapitres 1–9 sont remplis de la joie de la réconciliation des pécheurs avec Dieu et des Corinthiens avec Paul. Mais à partir d'ici, Paul est sur la défensive. Ces chapitres sont remplis de mots durs, de récriminations amères, d'ironie et de réprimandes. La rupture notable en 10.1 a inspiré plusieurs choix d'explications : (1) Ces chapitres pourraient être une lettre distincte, peut-être la « lettre qui vous a attristés » envoyée plus tôt à Corinthe (2.3–4 ; 7.8–9). (2) Il se pourrait que, bien que la majorité des membres de l'église aient obéi à l'appel à la réconciliation, il reste une minorité rebelle à qui Paul s'adresse dans ces quatre derniers chapitres. (3) Plus probable, une nouvelle situation serait survenue depuis que Tite a rapporté son encourageant rapport d'une harmonie restaurée (7.5–16). Dans ce cas, certains missionnaires contre Paul seraient arrivés à Corinthe et auraient lancé une virulente campagne contre le message apostolique de la bonne nouvelle (voir 11.4, 11.13–15). Ils auraient prétendu que Paul n'est pas un véritable apôtre ni même un vrai chrétien (10.7) et qu'il n'a pas le droit de venir à Corinthe avec le message de l'Évangile puisque cela leur appartiendrait (10.15–16). Ils apporteraient un message étranger (11.4) et exerceraient un esprit de domination. En bref, ils accompliraient le travail de Satan (11.13–15). Paul, préoccupé de la nouvelle situation, réaffirme son autorité apostolique en engageant un discours qui lui est désagréable (11.1, 11.16–17 ; 12.1), se vantant de ses faiblesses et de ses épreuves. L'autorité apostolique de Paul est certaine et puissante, mais est conditionnée et contrôlée par l'amour manifesté par la crucifixion de Jésus (10.1 ; 13.4–10).

2 Corinthiens 10:1-6

Paul déclare clairement ses intentions avec sincérité en se défendant contre la présomption d'agir selon des motifs humains.

2 Corinthiens 10:1

Moi, humble d’apparence quand je suis au milieu de vous : voir 10.10. Paul peut écrire des lettres sévères à distance, mais ils prennent sa douceur et sa gentillesse pour de la faiblesse. Ils oublient qu'il a obtenu l'autorité du Christ (12.19 ; 13.3–5, 7, 10 ; 1Co 4.21).

2 Corinthiens 10:3-5

La réplique de Paul est renforcée par une comparaison militaire : les armes de Paul ont un pouvoir divin sur les forteresses spirituelles (voir 4.3–4).

2 Corinthiens 10:7-11

Les enseignants rivaux prétendaient manifestement être les représentants du Christ d'une façon supérieure, excluant ainsi Paul en raison de sa faiblesse. Ici, il définit le fait d'avoir une véritable autorité comme différente d'une autorité dominatrice. Son autorité vise à édifier le peuple de Dieu, et non à le détruire (voir 13.10). Toutefois, il a l'intention de parler fermement avec ces rivaux lorsqu'il reviendra à Corinthe (voir 13.1).

2 Corinthiens 10:10

Les lettres de Paul sont parfois fortes et sévères, comme le constatent d'autres chrétiens (cf. 2P 3.16). • Présent en personne, il est faible : Paul n'avait pas une présence dominatrice, forçant les autres à se soumettre (cf. 2Co 1.24 ; 1Co 2.1–5). Les premières descriptions de l'apparence propre de Paul (Actes de Paul et Thècle, vers 200 après J.‑C.) le dépeignent comme « un homme de petite taille, presque chauve, avec des jambes tordues, mais avec une bonne stature et des sourcils se rejoignant. Son nez était crochu, plein de grâce, et il apparaissait tantôt comme un homme, tantôt avec le visage d'un ange ». • Sa parole est méprisable : contrairement à Apollos (Ac 18.24), Paul n'était pas un prédicateur éloquent ou un orateur captivant à Corinthe (2Co 11.6 ; 1Co 2.3–4). Son message, cependant, était chargé d'une puissance qu'aucune rhétorique humaine ne pouvait diriger, car il découlait du Saint-Esprit.

2 Corinthiens 10:12

Paul accuse maintenant ses ennemis d'encourager de fausses valeurs, car ils accordent une grande importance à eux-mêmes.

2 Corinthiens 10:13-16

Paul n'avait pas outrepassé les limites que Dieu avait fixées pour son voyage missionnaire, notamment en venant jusque chez les Corinthiens. Il justifie ainsi son intégrité et son autorité, insistant sur le fait que sa première venue à Corinthe (Ac 18.1–17), était une réponse à l'appel de Dieu. Paul était déterminé à ne pas mettre les pieds sur le fondement de quelqu'un d'autre (voir Rm 15.20), et a été le premier à voyager jusqu'à Corinthe avec la Bonne Nouvelle du Christ. Ses adversaires plus récents ont visité l'église bien plus tard (2Co 11.4), si bien que leur revendication de Corinthe comme étant leur propre territoire reste infondée.

2 Corinthiens 10:17-18

Paul cite Jr 9.24 pour soutenir que tous les missionnaires sont dirigés par le Seigneur. Ainsi, se glorifier n'apporte rien. Seul le fait que le Seigneur nous approuve dans notre service peut accorder une quelconque importance à notre succès.

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