Tyndale Open Study Notes1 Timothée 2

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1 Timothée 2:1-15

Cette section traite d'abord de la prière (2.1–7), puis du comportement attendu des hommes et des femmes (2.8–10), avant de conclure sur la question des femmes et de l’enseignement (2.11–15).

Paul traite des aspects de la conduite dans la maison de Dieu qui ont été affectés par les faux enseignants (3.15). La corruption s'était infiltrée dans la vie communautaire, touchant le culte, les rôles des hommes et des femmes (2.1–15) ainsi que le leadership (3.1–13).

1 Timothée 2:1-7

La prière se concentre ici sur la mission de l'Église, ce qui laisse entendre que les faux enseignants avaient terni l'image de l'Église dans la société (cf. 3.6–7 ; 6.1 ; Tt 2.5), et entravé son action auprès des païens.

1 Timothée 2:1

tous les hommes : Les prières des faux enseignants et de leurs disciples ne reflétaient pas la volonté de Dieu, qui veut sauver des personnes de toutes origines (2.3–4).

1 Timothée 2:2

tous ceux qui sont élevés en dignité : Il s'agit de ceux qui avaient le pouvoir soit de persécuter, soit de protéger l'Église (voir aussi Rm 13.1–7 ; 1P 2.13–17). • nous menions une vie paisible et tranquille : L'objectif n'était pas que les chrétiens se fondent dans la société et passent inaperçus, mais qu'ils reflètent la beauté de la Bonne Nouvelle et facilitent la mission de l'Église en évitant des complications inutiles (cf. 2Tm 3.12 ; 1P 3.13–17). • Le terme « piété » et ses dérivés (voir 1Tm 3.16 ; 4.7–8 ; 5.4 ; 6.3, 5–6, 11) englobent les croyances, attitudes et comportements conformes à une juste connaissance de Dieu, à l'obéissance et à un culte authentique.

1 Timothée 2:5-6

Des formulations doctrinales concises, comme celle-ci, apparaissent régulièrement dans les lettres à Timothée et à Tite (voir aussi 1Tm 3.16 ; 2Tm 1.9–10 ; 2.8, 11–13 ; Ti 3.4–7). Elles pourraient être des extraits adaptés de confessions de foi, d’hymnes ou de prières connues des églises. Ces affirmations doctrinales répondent probablement aux déviations des faux enseignants, dont l'enseignement semblait affaiblir l'universalité de la Bonne Nouvelle et entraver la mission auprès des païens. Leur compréhension de Jésus et de son œuvre de salut était également déficiente.

1 Timothée 2:5

Il n’y a qu’un seul Dieu, ce qui implique une mission universelle englobant tous les peuples (Rm 3.29–30 ; Ga 3.26–29). L’expression « un seul Dieu » renvoie à une affirmation essentielle de la foi chrétienne, analogue aux affirmations fondamentales de la foi juive (Dt 6.4). • Il n’y a qu’un seul médiateur de l'alliance entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ, pleinement humain et pleinement divin, seul capable de réconcilier Dieu et l’humanité (voir 1Co 8.6 ; Ep 4.5–6).

1 Timothée 2:8

La prière authentique s'était manifestement détériorée parmi les Éphésiens en raison de l'influence des faux enseignants (voir 1Tm 6.4–5 ; 1.4 ; cf. 2Tm 3.1–5 ; Ti 3.9–11). • élevant des mains pures : cf. Es 1.15–17. Une posture ancienne de louange et de supplication (voir Ex 9.29 ; 1R 8.22, 54 ; Né 8.6 ; Ps 28.2 ; Lc 24.50). • sans colère ni mauvaises pensées : cf. Jc 3.8–12.

1 Timothée 2:9-10

Le sujet est toujours la prière communautaire. • vêtues d’une manière décente, avec pudeur et modestie : les femmes chrétiennes doivent louer Dieu plutôt que chercher à être louées par les autres personnes (cf. 1P 3.3–5). Elles doivent se consacrer aux bonnes actions plutôt que de se concentrer sur l'amélioration de leur apparence ou sur le fait d'être séduisantes. Les bijoux et les vêtements coûteux supposent de la richesse (voir 1Tm 6.5–10, 17–19), ce qui a pu jouer un rôle dans les luttes de pouvoir que Timothée devait combattre (2.11–15).

1 Timothée 2:11-15

Paul continue de parler des femmes dans l'assemblée, cette fois concernant leur rôle dans l'enseignement public (cf. 1Co 11.2–16 ; 14.33–36 ; 2Co 11.3).

1 Timothée 2:12

d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme : La relation entre l'enseignement et l'autorité dépend de la manière dont ces deux notions sont interprétées. Les femmes enseignaient bel et bien (Ti 2.3–5), mais le Nouveau Testament ne mentionne ni exemple clair ni approbation explicite de femmes enseignant aux hommes lors des assemblées d'église (cf. Ac 18.26 ; 1Co 14.34–35 ; Ph 4.3). Si l'on sait que cela se produisait dans certaines communautés, c'est uniquement grâce aux réponses correctives de Paul. Par ailleurs, les femmes prophétisaient (Ac 2.17–18 ; 21.9 ; 1Co 11.5), mais il est possible que certaines prophéties n’aient pas été perçues comme un enseignement revêtant une autorité doctrinale (Ac 11.28 ; 21.10–11 ; 1Co 14.29). • prendre de l’autorité sur l’homme (ou usurper leur autorité) : Cette expression peut aussi bien exprimer une attitude dominatrice qu'un simple exercice de l'autorité.

1 Timothée 2:13

L'interprétation la plus courante de ce verset est que Paul établit un lien entre les rôles sociaux et l’ordre de la création, l’homme ayant été formé en premier (Gn 2.7, 22 ; 1Co 11.8–12). La logique de Paul a souvent été rapprochée de la primauté accordée à l’aîné dans l’Ancien Testament. Toutefois, cette règle du premier-né connaît plusieurs exceptions dans les Écritures (voir Gn 27–28). Si le Nouveau Testament maintient une distinction entre les genres, il affirme également une égalité fondamentale en Christ (Ga 3.28 ; voir aussi 1Co 11.11–12 ; 12.13 ; Ep 5.21 ; Col 3.11). • Par ailleurs, il est possible que certains faux enseignants aient inversé les rôles de chaque genre en Christ par rapport aux normes culturelles de l’époque, accordant aux femmes une position d’autorité jugée contestable. L’allusion de Paul viserait alors à réfuter cette idée et à rétablir un équilibre.

1 Timothée 2:15

Elle sera néanmoins sauvée en devenant mère (ou sera sauvée en acceptant leur rôle de mères, ou sera sauvée par la naissance de l'Enfant) : L’explication la plus plausible de cette affirmation est que les faux enseignants avaient semé le trouble au sein des foyers (voir Introduction au livre de 1 Timothée, « Contexte »). Paul exhorte donc ces femmes à retrouver des relations équilibrées au sein de leur famille, en accord avec la vérité de l’Évangile (voir 1.4–5 ; 4.1–5). En agissant ainsi, elles accéderaient au salut dans son sens ultime (voir 4.16 ; cf. 3.13). Ce verset pourrait également renvoyer à Gn 3.15–16, suggérant une inversion de la malédiction, soit à travers l’expérience de l’accouchement, soit par la venue du Messie.

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