Dictionnaires bibliques
Sepharvaim
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Sepharvaim », un article après l’autre.
Dictionnaire de la Bible (Bost)
District d’abord indépendant (2 Rois 19.13), puis assujetti à la domination syrienne, et d’où une colonie fut envoyée en Israël pour repeupler le territoire de Samarie (2 Rois 17.24 ; cf. 18.34 ; Ésaïe 36.19). D’après Rosenmuller, ce serait la Sipphara de Ptolémée, située au sud de la Mésopotamie sur la rive orientale de l’Euphrate, la même que la ville des Sipparéniens d’Eusèbe, et peut-être que l’Hipparenum de Pline. Vitringa et d’autres, concluent au contraire de ce que (dans Ésaïe 36.19), cette ville est nommée avec deux autres villes syriennes, qu’elle doit être cherchée en Syrie même, mais ils pensent que la place exacte ne saurait en être déterminée. Schulthess la voit dans le Seidenaïa du pachalik de Damas. Mais la ville de Hénah mentionnée (Ésaïe 37.13) à côté de Sepharvaïm, nous ramène en Mésopotamie, et probablement à l’explication de Rosenmuller.
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)
Salmanasar, roi d’Assyrie, ayant transporté les Israélites du royaume de Samarie au delà de l’Euphrate, fit venir en leur place dans la Palestine d’autres peuples, entre lesquels étaient les Sépharvaïm (2 Rois 17.24-31). On ne sait pas distinctement où était le premier lieu de leur demeure. Quelques-uns prétendent qu’ils habitaient la ville de Siphéra, ou la ville des Sipharéniens, sur l’Euphrate. Nous croyons que leur demeure était dans les monts Séphar, dont il est parlé (Genèse 10.29), et que les Aspires, qui étaient, selon Hérodote, les seuls peuples qui habitaient entre les Colchiens et les Mèdes, sont les mêmes que les Sépharvaim de lÉcriture. Strabon, I. 10 place les Satrapes dans l’Arménie. Dans le premier livre d’Esdras (Esdras 4.9), on attribue au grand Asnaphar, qui est apparemment le roi Assaraddon, le transport des nations de delà l’Euphrate, dans les terres de Samarie : mais dans le dénombrement qu’on y fait de ces peuples, on n’y trouve pas les Sépharvaim à moins qu’on n’ait voulu les marquer sous le nom de Tarplei, qui peuvent désigner les Tapires ou Sapires, suivant la prononciation chaldéenne [Barbié du Bocage dit que le pays des Sépharvaïm reste inconnu, à moins que l’on n’admette une sorte de concordance entre ce nom et celui d’une ville de Sipphara, marquée par Ptolémée sur le bord de l’Euphrate, et à l’est de Séleucie].
L’Écriture (Isaïe 37.13-2 Rois 19.13) parle du roi de la ville de Sépharvaim, qui était apparemment la capitale des peuples de ce nein ; et le roi de Sépharvaïm n’est autre que le dieu de ces peuples. Cela paraît assez clairement par la confrontation des passages où il en est parlé (1 Samuel 18.34) : Où est le dieu d’Emath, et le dieu d’Arphad ; le dieu de Sépharvaïrn, Ana et Aval. Et ailleurs (Isaïe 37.13 2 Rois 19.13) : Où est le roi d’Emath et le roi d’Arphad ? et le roi de la ville de Sépharven, Ana et Aval Enfin il est dit au 2° des Rois (2 Rois 17.31) : Que ceux qui étaient venus de Sépharvaïm dans la Samarie, brûlaient leurs enfants à Anamélech et Adramélech, dieux de Sépharvaim. Il y a donc apparence qu’Ana et Ara sont les mêmes qu’Anameleelt et Adramélech, dieux des Sépharvain. Or, Anamélech est apparemment la lune, et Adramélech le soleil. Le premier terme signifie le roi Benin, et le second le roi magnifique. Les Orientaux donnaient à la lune le nom de dieu et de roi.
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
L’article dans CalmetDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
Ville dont les habitants (Séphar-viens) furent envoyés par le roi d’Assyrie comme colons en Samarie (2 Rois 17.24 ; 2 Rois 17.31). Probablement Sippara,cité étendue en deux parties sur les deux rives d’un canal (d’où la forme de son nom : Sépharvaïm = les deux Sippara), entre Babylone et Bagdad, au nord de la Babylonie ; cette identification serait confirmée par le voisinage, dans ces textes, des noms de Babylone et de Cutha.
D’autre part, Hamath (voir ce mot) est une cité de Syrie ; elle est encore mentionnée, avec Arpad, ville syrienne aussi, Sépharvaïm et deux autres, dans l’énumération de villes conquises par l’Assyrie (2 Rois 18.34 ; 2 Rois 19.13 ; Ésaïe 36.19 ; Ésaïe 37.13) ; certains savants ont donc cherché Sépharvaïm en Syrie, dans le Chabaraïn de la chronique babylonienne, situé entre Hamath et Damas et pris par Salmanasar IV (peut-être serait-ce aussi le Sibraïm d’Ézéchiel 47.16). D’autres distinguent le Sépharvaïm de 2 Rois 17 (Sippara en Babylonie) et celui de 2 Rois 18 (Chabaraïn en Syrie). Ces diverses hypothèses restent incertaines.
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
L’article dans Westphal