Dictionnaires bibliques

Sangsue

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Sangsue », un article après l’autre.

Dictionnaire de la Bible (Bost)

Le mot hébreu haloukah, qui ne se trouve qu’en Proverbes 30.15, a été rendu par les Septante, la Vulgate et nos versions, par sangsue, d’après l’analogie de la racine arabe, qui signifie se pendre à, et dont les dérivés consacrent et rendent probable la traduction adoptée. Comme il ne s’agit dans le passage cité que d’un terme de comparaison, et que le mot ne se trouve qu’une seule fois dans l’Écriture, l’imagination a pu se donner libre carrière pour la détermination de ce mot ; les uns y ont vu le vampire avec tout le prestige que lui prête la fabuleuse poésie de l’Orient ; d’autres y ont vu la goule si célèbre des contes arabes ; d’autres y ont vu autre chose encore, mais toujours un être aussi insatiable que la cupidité dont il est l’emblème, un être dont les deux filles, l’avarice et l’ambition, ne se rassasient jamais, et disent toujours : apporte, apporte ; en hébreu, hab, hab, onomatopée bien digne de la chose. Bochart croit qu’il s’agit ici du Destin, dont les deux filles, la Mort et l’Enfer, ne disent jamais : c’est assez ! Il suffit que l’on comprenne l’image employée par le philosophe prophète, et ces différentes explications peuvent être choisies, ou même cumulées.

Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com

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Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)

Sorte de vermisseau aquatique, de couleur noire ou brune, qui s’attache à la chair, et qui ne la quitte point qu’elle ne soit entièrement pleine de sang. Salomon, dans les Proverbes (Proverbes 30.15), dit que la sangsue a deux filles qui ne disent jamais : C’est assez. Cette sangsue est la cupidité ; ses deux filles sont l’avarice et l’ambition, qui ne sont jamais remplies. Les Septante portent trois filles au lieu de deux filles. Bochart croit que le terme hébreu halukah, que les Septante et la Vulgate ont traduit par sangsue, signifie le destin, et que les deux filles de ce destin sont le tombeau et l’enfer, qui ne disent jamais : C’est assez.

Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

Nom appliqué à divers genres de vers, ou annélides, de la sous-classe des hirudinées, très communs en Palestine et plus encore en Égypte, particulièrement la sangsue des chevaux (hoemopis sanguisuga) et celle qui est employée en médecine (hirudo medicinalis)

En Orient ces espèces et plusieurs autres infestent mares, étangs, cours d’eau tranquille ; les sangsues encore jeunes pénètrent par la bouche des personnes ou des animaux en train de boire, jusque dans leur gosier où elles se fixent, provoquant des hémorragies qui peuvent entraîner l’anémie et la mort.

Une sangsue médicinale de taille moyenne, appliquée sur la peau, se gorge d’environ 16 grammes de sang. Cet animal est donc devenu un symbole d’insatiable avidité, et c’est ainsi que la plupart des auteurs interprètent Proverbes 30.15, l’unique passage de la Bible où la sangsue semble être mentionnée, sous le nom hébreu alouqâh (racine ûlaq = adhérer). Quelques critiques, pourtant, y voient le légendaire vampire de la mythologie, suceur de sang. Quoi qu’il en soit de cette identification, la forme du verset demeure obscure, la personnification des « deux filles » étant difficile à expliquer.

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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