Dictionnaires bibliques

Rosée

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Rosée », un article après l’autre.

Dictionnaire de la Bible (Bost)

Elle est si abondante en Orient pendant les chaudes nuits d’été, qu’elle fait l’effet d’une petite pluie (Daniel 4.15,23 ; Cantique 5.2). Elle tempère les violentes ardeurs du jour et rafraîchit les plantes qui, sans elle, périraient de sécheresse ; sans la rosée on ne peut attendre aucune végétation, aucune récolte, tout est stérile (Genèse 27.28 ; Zacharie 8.12 ; Aggée 1.10 ; Job 29.19), et elle est toujours nommée à côté de la pluie comme une des plus grandes bénédictions que Dieu accorde à la terre (Deutéronome 33.28). Elle a fourni aux poètes de belles et gracieuses images, soit qu’ils décrivent le bonheur et la fertilité, soit qu’ils en fassent le symbole de la rapidité avec laquelle disparaissent les jouissances de la vie, ou les bonnes dispositions de ceux qui ne sont pas fondés en Christ (2 Samuel 17.12 ; Psaumes 110.3 ; Proverbes 19.12 ; Osée 6.4 ; 13.3 ; 14.5 ; Michée 5.7 ; Ésaïe 18.4 ; 26.19 ; etc.).

Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com

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Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)

La rosée, dans la Palestine, est très-abondante. Chusaï compare une armée qui vient fondre sur l’ennemi à la rosée qui tombe sur la terre : c’était comme une petite pluie qui tombait tous les matins. Gédéon remplit un bassin de la rosée qui tomba la nuit sur une toison (Josué 16.8). L’Époux du Cantique dit que ses cheveux sont tout mouillés de la rosée (Cantique 5.2). Isaac, donnant sa bénédiction à Jacob (Genèse 27.28), lui souhaita la rosée du ciel qui engraisse ses champs. Dans ces pays chauds et où il pleut rarement, la rosée des nuits supplée en quelque sorte aux pluies. Le Sage dit que les nues se forment de la rosée (Proverbes 3.20) ; ou plutôt, selon l’Hébreu : Les nues produisent ou distillent la rosée. Et ailleurs (Isaïe 18.6) : La rosée et la bonne humeur du prince sont comme la rosée sur l’herbe.

Isaïe (Isaïe 18.4) parle de la pluie comme d’une rosée, parce qu’en effet elle en avait presque toute l’abondance. Le même prophète (Isaïe 26.19) : dit que la rosée que Dieu fait tomber sur les siens est une rosée lumineuse : Votre rosée est une rosée qui ranime, qui éclaire et qui rend la liberté à vos captifs. Il parle de la captivité de Babylone comme d’un état de mort. Il compare son peuple captif à une herbe desséchée et mourante. La rosée la ranime et la fortifie. Ainsi la visite que Dieu fera de son peuple lui rendra en quelque sorte la vie et la lumière. D’autres traduisent l’Hébreu : Votre rosée est une rosée des herbes, au lieu d’une rosée de lumière ou de l’aurore. Cette comparaison de la visite de Dieu à une rosée se remarque en plus d’un endroit de l’Écriture. Voyez (Osée 6.4 ; 13.3 ; 14.6 ; Michée 5.7).

Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

On nomme ainsi de fines gouttelettes d’eau qui se déposent le matin sur l’herbe et sur divers objets. La rosée est due à la condensation des vapeurs d’eau de l’atmosphère à la surface des corps : elle ne se produit que lorsque certaines conditions sont réalisées, notamment un écart de température appréciable entre le jour et la nuit. Il y a des corps qui, se refroidissant beaucoup par rayonnement, rendent saturé l’air humide à leur contact, et la vapeur d’eau se dépose à leur surface. Tous les corps ne se recouvrent pas également de rosée, car ils ne sont pas tous également conducteurs de la chaleur et ne rayonnent pas également. Si la température baisse beaucoup, la rosée peut se congeler et donner la gelée blanche.

Bible

Comme toutes choses, la rosée dépend directement de Dieu (Juges 6.37 ; Juges 6.40). Elle est souvent nommée avec la pluie : c’est que, dans les pays chauds, elles apparaissent l’une et l’autre comme un bienfait inestimable que Dieu dispense ou refuse (Genèse 27.28-39 ; Deutéronome 33.13 ; 2 Samuel 1.21 ; 1 Rois 17.1 ; Job 38.28 ; Proverbes 3.20). Il a donné la rosée avec la manne (Exode 16.13 ; Nombres 11.9). Il est lui-même comparé, dans sa grâce qui pardonne et relève, à la rosée qui fera revivre Israël (Osée 14.5) ; de même que dans ce dernier passage le prophète met la rosée en rapport avec la montagne du Liban (verset 5,7), de même un psalmiste la met en rapport avec la montagne de l’Hermon : (Psaumes 133.3) tout le long de l’été brûlant les Israélites regardaient vers les neiges éternelles de cette cime, visible de fort loin, au nord de la Galilée ; ils leur attribuaient le rafraîchissement de la Palestine, les fortes rosées de la nuit ; mais ce n’est pas sans quelque hyperbole que le poète étend ici cet effet jusqu’aux collines de Sion !

La rosée fournit plusieurs expressions symboliques : silencieuse (2 Samuel 17.12), fugitive (Osée 6.4 ; Osée 13.3 ; Michée 5.6), elle enrichit et fertilise (Genèse 27.28 ; Deutéronome 33.13), rafraîchit et vivifie (Deutéronome 32.2 ; Ésaïe 18.4 ; Siracide 43.22) ; on lui compare les paroles encourageantes (Job 29.22). Elle symbolise la puissance divine de résurrection (Ésaïe 26.19). Quant à la gelée blanche, qui est mentionnée aussi (Exode 16.14 ; Psaumes 147.16), elle n’était guère à craindre en Palestine. H. L.

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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