Dictionnaires bibliques
Queue
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Queue », un article après l’autre.
Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)
Queue des victimes
Moïse avait ordonné que l’on mît sur le feu de l’autel la queue et la graisse des moutons que l’on offrait en sacrifice pacifique (Exode 29.22 Lévitique 3.9 ; 7.3 ; 8.25 ; 9.19). La queue passait pour la partie la plus délicate de l’animal, comme c’était la plus grasse. Les voyageurs anciens et modernes parlent de ces queues des moulons de Syrie et d’Arabie, qui sont si grosses que l’on en voit qui pèsent jusqu’à vingt et trente livres.
Hérodote dit qu’on en voit qui ont jusqu’à trois coudées ou quatre pieds et demi de longueur. Elles traînent par terre, et de peur qu’elles ne se blessent et ne s’écorchent, les bergers ont soin de mettre sous la queue de ces moutons certains petits chariots que ces animaux traînent toujours après eux. Les paiens avaient aussi cette attention que la queue ne manquât pas à leurs sacrifices.
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
L’article dans CalmetDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
1.
Un terme hébreu spécial, aleyâh, désigne la queue épaisse d’un certain genre de brebis (aries laticauda), très appréciée dans l’alimentation des Orientaux ; elle est mentionnée dans les ordonnances relatives aux sacrifices de ces animaux (Exode 29.22 ; Lévitique 3.9 ; Lévitique 7.3 ; Lévitique 8.25 ; Lévitique 9.19, et probablement 1 Samuel 9.24 : l’épaule et la queue, au lieu de : l’épaule et ce qui l’entoure).
2.
Le terme ordinaire est zânâb, appliqué dans l’Ancien Testament au serpent (Exode 4.4), au chacal (Juges 15.4), au léviathan [voir ce mot] (Job 40.12), comme le grec oura est appliqué dans le Nouveau Testament au scorpion [voir ce mot] (Apocalypse 9.10 ; Apocalypse 9.19) et au dragon (Apocalypse 12.4). Au figuré, la queue opposée à la tête représente le commun peuple en contraste avec les chefs (Ésaïe 9.13 ; Ésaïe 19.15 ; Deutéronome 28.13-44, où les traductions estompent souvent l’image). Dans Ésaïe 7.4, il s’agit de « bouts » de tisons. Dans Josué 10.19 et Deutéronome 25.18, c’est une forme verbale apparentée (zinnéb) qui veut dire : attaquer une troupe en queue, c’est-à-dire l’arrière-garde.
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
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