Dictionnaires bibliques

Question

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Question », un article après l’autre.

Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)

Question (1)

Quoestio. Ce terme se met ordinairement pour dispute, difficulté, procès (Exode 24.14) S’il naît quelque difficulté. Saint Paul veut que ses disciples Timothée et Tite évitent les vaines questions, ou les vaines disputes (2 Timothée 2.23 Tite 3.9) qui ne roulent que sur des généalogies et des sens de la loi, parce que ces sortes de questions sont plus propres à scandaliser qu’à édifier. Le Sage (Ecclésiaste 7.30) dit qu’il sait que Dieu a créé l’homme droit, mais que l’homme s’est embarrassé dans mille questions, dans mille disputes ennuyeuses et embarrassantes.

Question (2)

Supplice : c’était la coutume, chez les Romains, d’appliquer à la question les criminels, en leur donnant le fouet, non à coups de verges, mais à coups de fouets ou d’escourgées. Les uns croient qu’on dépouillait le coupable jusqu’à la ceinture, et qu’on lui liait les mains à une colonne, afin qu’il tendît le dos sans pouvoir éviter les coups. D’autres veulent qu’on attachât les mains à un piquet planté en terre, d’un pied et demi ou de deux pieds de haut ; en sorte que le criminel était penché le visage vers la terre, présentant le dos à découvert eux soldats. D’autres enfin disent que des soldats le liaient par la tête et par les pieds, et le tenaient étendu par terre, tandis que d’autres soldats le frappaient par tout le corps. Cette manière de donner le fouet est encore commune parmi les Orientaux.

Saint Paul (Actes 22.21) haranguant le peuple à Jérusalem, et leur racontant l’histoire de sa conversion, ils l’écoutèrent attentivement jusqu’à l’endroit où il leur dit que Dieu l’envoyait prêcher aux gentils ; alors ils élevèrent leurs voix et s’écrièrent qu’il fallait le faire mourir. Le tribun Lysias ordonna qu’on l’appliquât à la question ; mais quand on l’eut lié, Paul dit à un centenier qui était présent : Vous est-il permis de fouetter un citoyen romain, et qui n’a point été condamné ? Le centenier le fut dire au tribun, et celui-ci vint aussitôt à Paul, et l’interrogea pour savoir s’il était citoyen romain ; et comme il lui répondit, Je le suis, en même temps ceux qui devaient lui donner la question se retirèrent, et Lysias le fit délier.

Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

La pratique, si générale dans l’antiquité et qui se maintint dans les temps modernes (jusqu’au XVIIIe siècle en France), de torturer un inculpé pour lui arracher des aveux ne paraît guère dans la Bible qu’à l’état d’intention non réalisée : le tribun romain chargé de soustraire Paul à l’émeute juive de Jérusalem se disposait à lui faire « donner la question » pour connaître de lui les griefs des émeutiers ; la torture, en l’espèce, était celle des verges (voir Crimes, délits et peintes), et les bourreaux étaient en train d’attacher l’apôtre pour le rouer de coups lorsqu’en révélant son titre de citoyen romain il se fit immédiatement libérer (Actes 22.24 ; Actes 22.29). Le mot grec signifiant ici « donner la question » est le très rare verbe composé anetazeïn, dont la forme simple etazeïn signifie « éprouver » dans Sagesse 2.19 : « Éprouvons le juste par l’outrage et les tourments, pour connaître sa douceur et sa patience ». Les supplices infligés par Antiochus aux Juifs du temps des Macchabées, pour arracher leur abjuration (2 Macchabées 6 et 7), étaient du même ordre de barbarie.

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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