Dictionnaires bibliques

Potiphar

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Potiphar », un article après l’autre.

Dictionnaire de la Bible (Bost)

(Genèse 37.36 ; 39.1)

Officier des gardes de Pharaon, acheta Joseph aux marchands Madianites, et, satisfait de ses talents et de sa fidélité, il lui confia l’administration de ses biens. Avec Joseph, la bénédiction divine entra dans sa maison ; avec elle la prospérité, et la confiance de Potiphar en son serviteur s’accrut au point, dit l’Écriture, qu’il n’entrait plus en connaissance d’aucune chose, sinon du pain qu’il mangeait. Mais, cédant aux suggestions calomnieuses de son infâme épouse, il crut Joseph coupable, le fit charger de fers, et l’enferma dans la prison d’état dont il avait la surveillance. Il ne tarda pas cependant à reconnaître que celui qui avait laissé son manteau entre les mains de son épouse ne pouvait être un séducteur ; il rendit à Joseph sa confiance, mais, au lieu de sa première place que la prudence ne lui permettait pas de lui rendre, il lui confia le gouvernement intérieur de la prison. Quelques auteurs croient que Potiphar doit être distingué du gouverneur de la prison, attendu que ce dernier n’est pas nommé, et que la double charge d’officier de Pharaon et de geôlier n’aurait pu être remplie par la même personne. Le fait ne peut être établi d’une manière positive, et nous avons suivi l’opinion la plus simple et le plus généralement admise.

Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

1.

Acheta Joseph comme esclave. D’après nos versions françaises il était « officier de Pharaon, chef des gardes » (Genèse 37.36 ; Genèse 39.1). Le texte hébreu dît « eunuque de Pharaon, chef des bouchers ». Ce titre pouvait signifier qu’il était chef des bourreaux, chargé des exécutions capitales, ce qui concorderait avec sa fonction de gardien des prisonniers (Genèse 40.3 et suivant), ou n’être qu’un simple titre honorifique (comparez grand écuyer, écuyer tranchant, squire). Ce personnage ne figure que dans la version élohiste de l’histoire de Joseph, d’après laquelle Joseph fut d’emblée vendu au gardien de la prison. Il ne faut donc pas le confondre avec l’Égyptien anonyme de la version jéhoviste qui établit Joseph sur toute la maison et dont la femme tenta vainement de le séduire. On ne comprendrait pas, en effet, qu’après l’avoir fait jeter en prison il lui confiât la garde des prisonniers. L’équivalent égyptien de ce nom (LXX, Petrephès et Petephrès) est Petepre (ou pra) et signifie « don de Ré (ou Ra), dieu du soleil ».

2.

Le même nom se retrouve, sous la forme Potiphéra, en hébreu, Petrephès en grec, dans le récit jéhoviste, comme celui d’un prêtre dont Joseph épousa la fille (Genèse 41.45 ; Genèse 41.50 ; Genèse 46.20), prêtre de la ville d’On (plus tard Héliopolis), où se trouvait le principal sanctuaire du soleil.

Alb. S.

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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