Dictionnaires bibliques
Parents
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Parents », un article après l’autre.
Dictionnaire de la Bible (Bost)
Ce nom désigne, en premier lieu, les pères et mères ; il s’applique ensuite à toutes les personnes unies par un même sang, même à des degrés fort éloignés. En ordonnant aux enfants d’honorer leurs parents (Exode 20.12), l’Écriture leur a imposé non seulement le respect extérieur, ou même l’obéissance, mais encore le devoir de les nourrir, de pourvoir à leurs besoins, de les assister dans toutes les circonstances où ce pourra être nécessaire. Une tradition cléricale avait essayé de détourner cet honneur et cette assistance au bénéfice des prêtres, en établissant que les dons faits au clergé pouvaient remplacer, pour les enfants, les devoirs auxquels la loi les obligeait envers leurs parents ; les clergés sont toujours les mêmes ; le Sauveur condamne cette interprétation annihilante de la loi (Matthieu 15.5-6), voir Corban.
Les mariages entre parents, à un certain degré, étaient défendus par la loi (Lévitique 18) ; ainsi un Israélite ne pouvait épouser ni sa mère, ni sa belle-mère, ni sa sœur de père ou de mère, ni sa fille, ni sa petite-fille, ni la fille de la femme de son père, ni sa tante, ni la femme de son oncle paternel, ni sa belle-fille, ni la femme de son frère (à moins que celui-ci fût mort sans enfants), ni à la fois, ou successivement, une mère et sa fille ou petite-fille, ni la sœur de sa propre femme pendant la vie de celle-ci.
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)
Se dit proprement des pères et mères. Il s’étend aussi à tous les autres qui nous sont liés par le sang. L’Écriture ordonne aux enfants d’honorer leurs parents (Exode 20.12) ; c’est-à-dire, de leur obéir, de les secourir, de les respecter intérieurement et extérieurement, et de leur fournir toutes les assistances que la nature et les circonstances pourront demander d’eux. Voilà quelle est l’étendue du terme honorer.
Jésus-Christ, dans l’Évangile, condamne la mauvaise explication que let docteurs de la loi donnaient à ce précepte, en enseignant (Matthieu 4.5-6) qu’un enfant était dégagé de l’obligation de nourrir ses parents et de leur fournir l’assistance nécessaire, lorsqu’il disait : L’offrande de mon bien que j’ai faite à Dieu vous sera utile. Comme s’il disait : Je ne suis plus maître de mon bien, il est consacré au Seigneur ; mais vous aurez votre part au mérite de l’offrande. Voyez ci-devant l’article Corban.
Les mariages entre parents étaient défendus par la loi dans certains degrés (Lévitique 16.11).
Par exemple, il est défendu à un homme d’épouser,
1° Sa mère ;
2° Sa belle-mère ;
3° Sa sœur de père ou de mère ;
4° Sa petite-fille ;
5° La fille de la femme de son père ;
6° La sœur de son père ou de sa mère, c’est-à-dire, sa tante ;
7° La femme de l’oncle paternel ;
8° Sa propre belle-fille ;
9° La femme de son frère, ou sa propre belle-sœur ;
10° Il est défendu à un Hébreu d’épouser à la fois ou successivement la mère et la fille, ni la mère et la petite-fille, ni la sœur de sa propre femme pendant la vie de celle-ci.
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
L’article dans CalmetDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
Voir Famille, Vengeur du sang.
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
L’article dans Westphal