Dictionnaires bibliques

Orme

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Orme », un article après l’autre.

Dictionnaire de la Bible (Bost)

(Ésaïe 41.19 ; 60.13)

C’est par ce mot que nos versions traduisent l’hébreu theashur ; on peut voir à l’article Buis, le sens que nous avons cru devoir lui donner avec Winer, Usevemiek, etc. Le passage d’Ézéchiel (27.6), dans lequel nos versions, trompées par les mots bath-ashurim, font intervenir la troupe des Assyriens, doit, en conséquence de ce que nous avons dit à l’article Buis, se traduire : « Ils ont fait tes rames de chênes de Basan ; ils ont fait tes bancs (ou tes vergues, ta mâture) d’ivoire incrusté dans le pin des îles de Kittim. L’ashurim rappelle le theashur, avec une nuance qui se trouve, non seulement dans le mot lui-même, mais surtout dans la circonstance relevée par Hœvernick, que l’ashurim était un arbre étranger à la Palestine, indigène et abondant dans l’île de Chypre. La traduction de ce mot par pin de Chypre, est appuyée par ce que dit Théophraste dans son histoire des Plantes (5.8), que les Syriens et les Phéniciens se servaient de cèdre pour l’équipement de leurs vaisseaux, parce qu’ils n’avaient pas de pins, tandis que les habitants de Chypre se servaient des pins qui croissent dans leur île plus nombreux et meilleurs qu’en terre ferme. Il n’est, du reste, pas question d’orme dans la Bible.

Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com

L’article dans Bost

Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

L’hébreu thidhâr a été traduit diversement. Dans les deux passages où il se trouve (Ésaïe 41.19 ; Ésaïe 60.13), il fait partie de simples énumérations de divers arbres. La Vulgate en a fait l’orme, les LXX le peuplier dans le premier texte (leukè), le pin dans le second (peukè), les Targums le frêne, la version anglaise, celles de Lausanne et de Zunz le pin, Cramp, le platane, Segond et la Version Synodale l’orme. Tout choix étant ici nécessairement arbitraire, nous admettrons que ce soit l’orme.

L’orme est de la famille des Ulmacées, genre ulmus, qui compte 16 espèces des régions tempérées du nord et de l’Asie tropicale. L’ulmus campestris est un arbre d’un port majestueux, fréquemment planté dans les parcs et le long des routes ; il peut dépasser 25 m de hauteur et son tronc 5 m de circonférence ; feuilles ordinairement pubescentes, rudes, ovales-aiguës, souv, cordées, asymétriques à la base, doublement dentées, caduques ; fleurs groupées en fascicules sortant des nœuds des feuilles tombées ou dans l’aisselle des rameaux de l’année précédente ; fruit comprimé, sec, entouré d’une aile membraneuse réticulée (samare). Le bois a une moelle blanchâtre entourée d’un duramen brun ou brun rouge au centre, couleur de chair en dehors ; l’aubier est blanc, comportant 8 anneaux. Ce bois est dur, élastique, grossier, très tenace, difficile à fendre, très résistant à l’humidité, d’une durée égale à celle du chêne ; c’est un médiocre combustible. Il est recherché aujourd’hui par les charrons, et par les tourneurs pour la fabrication des crosses de fusil.

Ch.-Ed. M.

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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