Dictionnaires bibliques

Onesiphore

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Onesiphore », un article après l’autre.

Dictionnaire de la Bible (Bost)

Fidèle d’Éphèse, ami de Paul ; étant venu à Rome, soit pour des affaires de commerce, soit pour d’autres affaires particulières, il chercha l’apôtre avec grand soin jusqu’à ce qu’il l’eût trouvé. Il ne faut pas conclure de la peine qu’eut le disciple à trouver l’apôtre, que celui-ci eût été jeté dans une misérable prison, dans un cachot secret ; on peut, sans cette hypothèse, comprendre qu’en arrivant de l’étranger dans la vaste ville de Rome, Onésiphore n’ait pu trouver facilement le prisonnier qu’il cherchait, et dont le délit n’était pas de nature à le faire classer dans une prison d’un ordre particulier. On a voulu conclure aussi (2 Timothée 1.16-18 ; 4.19), que Onésiphore était déjà mort au moment où Paul écrivait sa lettre ; mais il est fort possible que Onésiphore ne fût pas encore de retour à Éphèse, et cela expliquerait pourquoi Paul ne salue que sa famille, en même temps qu’il lui adresse indirectement des remerciements pour l’affection que son chef lui a témoignée. À supposer même que Onésiphore fût mort, le passage 1.18, ne justifierait ni le droit, ni le devoir de prier pour les morts, tel que l’enseigne l’Église romaine ; car selon les papistes, prier pour les morts, c’est demander qu’une personne morte dans la foi, mais dont les œuvres n’ont pas été suffisantes pour la laver entièrement, puisse passer du purgatoire au ciel, tandis que l’apôtre parle ici d’un homme qui a eu la foi, et qui par ses œuvres en montre la réalité ; ces paroles n’expriment donc que la reconnaissance de Paul qui, ne pouvant récompenser Onésiphore, prie Dieu de le faire selon sa promesse, ce qui est tout à fait conforme à la doctrine de Christ et des apôtres (cf. Matthieu 5.7 ; 25.36-39-40 ; Jacques 2.13).

Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com

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Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)

Dont parle saint Paul dans la seconde Épître à Timothée (2 Timothée 1.3 16), vint à Rome l’an 65 de Jésus-Christ pendant que saint Paul y était en prison pour la foi, et dans un temps où presque tout le monde l’avait abandonné. Il était venu d’Asie, où il avait déjà beaucoup servi l’Église ; et ayant trouvé saint Paul dans les liens, après l’avoir beaucoup cherché, il l’assista souvent de tout son pouvoir. C’est pourquoi l’apôtre lui souhaite toutes sortes de bénédictions à lui et à toute sa famille. Les Grecs en font la fête le 29 d’avril, et le 8 de décembre. Au vingt-neuvième d’avril, ils le font évêque de Colophon en Asie. ; et le huitième de décembre, ils le font évêque de-Césarée, sans spécifier de quelle Césarée ils entendent parler. Ils le mettent au rang des soixante-dix disciples, et semblent lui attribuer le martyre. Le Martyrologe romain, au 16 de septembre, dit qu’il souffrit le martyre en l’Hellespont, où il était allé prêcher la foi avec saint Porphyre ; qu’ayant été arrêté par le commandement du proconsul Adrien, et mené dans un temple d’idoles, pour leur offrir de l’encens, ce qu’il refusa généreusement, il fut cruellement battu de verges, et puis attaché à la queue d’un cheval, qui le traîna jusqu’à ce qu’il rendît l’esprit.

Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

(signifiant : qui procure un avantage). Chrétien ami de saint Paul, auquel il rendit de précieux services aussi bien à Éphèse qu’à Rome (2 Timothée 1.15 ; 2 Timothée 1.18) ; en cette dernière cité, il était allé visiter l’apôtre prisonnier avec un courage (verset 16 : « Il n’a pas eu honte de mes chaînes ») que tous n’avaient pas (verset 15 : « Tous ceux d’Asie m’ont abandonné »), et qui pourrait bien être donné ici en discret exemple au timide Timothée (voir verset 8 : « N’aie donc point honte de moi, prisonnier…  »). Comme l’apôtre ne mentionne, dans ses salutations, que la famille d’Onésiphore et non cet ami lui-même (2 Timothée 4.19), on a supposé que celui-ci était mort au moment où l’épître fut rédigée, et le passage 2 Timothée 1.15-18 peut très bien être en effet un hommage posthume. On peut aussi supposer qu’Onésiphore n’était pas encore revenu de Rome à Éphèse quand saint Paul écrivait ces lignes. De toutes façons, le vœu qu’exprime l’apôtre pour son salut lors du jugement dernier (2 Timothée 1.18) ne saurait être considéré comme une demande à Dieu en faveur d’un défunt, et comme un exemple pouvant justifier la pratique de la prière pour les morts telle qu’elle existe dans l’Église romaine. D’après les apocryphes Actes de Paul et Thécla (entre 150 et 179), Onésiphore était originaire d’Antioche, converti par saint Paul à sa première visite, habitant d’Iconie, hôte de l’apôtre, propriétaire (vers l’an 48) ; en ce cas il ne peut être identifié avec le chrétien du même nom qui subit le martyre à Parium (Mysie) au début du IIe siècle.

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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