Dictionnaires bibliques

Omri

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Omri », un article après l’autre.

Dictionnaire de la Bible (Bost)

Sixième roi d’Israël (1 Rois 16.16). Général en chef des armées d’Éla, il assiégeait pour son maître la ville de Guibbethon, lorsqu’il apprit qu’Éla avait été assassiné par Zimri, et qu’à son crime le meurtrier avait ajouté celui de l’usurpation. Zimri n’avait pas pour lui la sanction populaire ; l’armée se pressa autour de Omri, le nomma roi et partit avec lui pour aller assiéger dans Tirtsa, la capitale d’Israël, celui qui lui disputait la couronne. Au bout de huit jours la ville fut prise ; Zimri, plutôt que de se rendre, mit le feu au palais, et périt dans les flammes (929 avant Jésus-Christ). Cependant un parti de mécontents suscita au nouveau roi un second rival dans la personne de Tibni ; les armées étaient à peu près égales, la guerre civile recommença, on se battit pendant quatre ans. Omri finit par triompher, et dès lors il régna en paix sur les dix tribus réunies. Après être demeuré deux ans à Tirtsa, dont le palais royal était détruit, il acheta pour deux talents d’argent la montagne de Samarie, où il bâtit la ville de ce nom, et y transporta le siège de son royaume (l’an 924). Il mourut en 918, après un règne de onze ou douze ans, ayant surpassé en iniquités tous ses prédécesseurs. Il fut le chef de la dynastie qui donna à Israël Achab et Athalie ; il paraît n’avoir pas été dépourvu de talents administratifs et politiques, et travailla, par le mariage de son fils Achab avec une princesse phénicienne, à consolider sa famille sur le trône (voir 2 Rois 8.26 ; 2 Chroniques 22.2 ; Michée 6.16).

Les versets 15, 23 et 29 de 1 Rois 16, offrent quelques difficultés chronologiques ; d’après le verset 15, Zimri, et par conséquent Omri, commence à régner la vingt-septième année d’Asa. Dans la trente et unième année d’Asa, verset 23, Omri a déjà régné six ans, et doit en régner encore six ; enfin, verset 29, Omri meurt et Achab lui succède dans la trente-huitième année du même roi de Juda. Les douze années de Omri sont donc comprises entre la vingt-septième et la trente-huitième d’Asa ; elles doivent ainsi se réduire à onze années et une fraction ; de plus, les deux moitiés du règne de Omri sont marquées par la trente et unième d’Asa, ce qui ferait exactement quatre ans pour la première moitié et sept pour la seconde. Partant de la vingt-septième année d’Asa, et admettant que Omri n’a pas régné douze années pleines, on arrive bien à placer sa mort dans la trente-huitième d’Asa, entre 918 et 919.Quant au détail du verset 23, il marque le commencement de la partie paisible du règne de Omri, sans appuyer sur la parfaite égalité des deux moitiés, la première, comprenant cinq années (27-31), la seconde, six et une fraction (31 ou 32-38).

Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

1.

Fondateur de la IIIe dynastie royale d’Israël. 1 Rois 16.23 lui attribue un règne de 12 ans (889-877), sur lequel il est donné peu de détails, bien qu’il n’ait pas été dépourvu de faits de guerre importants. Au moment où son prédécesseur, le roi Ela, fut assassiné par Zimri chef de la moitié des chars de guerre, Omri assiégeait la ville philistine de Guibbéthon. À la nouvelle que Zimri s’était proclamé roi sur Israël, l’armée éleva Omri à la dignité royale, et celui-ci s’empressa de conduire ses troupes contre la capitale Thirtsa. L’usurpateur, terrifié par cette attaque foudroyante, préféra se donner la mort dans l’incendie du palais royal, plutôt que de tomber vivant entre les mains du général victorieux. Toutefois la prise de la capitale ne mit pas fin à cette guerre de factions. Il existait encore un troisième aspirant au trône, Thibni, lequel paraît avoir été soutenu par un parti assez fort, puisque la guerre entre les deux prétendants en présence se prolongea durant près de 4 ans. Elle se termina par le triomphe d’Omri.

Ce monarque paraît avoir été tout à la fois un esprit assez avisé, doué de sens politique, et un homme de guerre souvent heureux dans ses campagnes. C’est ainsi qu’il comprit la nécessité pour son royaume de posséder une capitale occupant une forte position au centre du pays ; voilà pourquoi il abandonna Thirtsa et fonda Samarie, admirablement située sur une colline élevée de 100 m au-dessus de la vallée (figure 230-232) ; les Syriens, par deux fois, l’assiégèrent en vain, et, sous les derniers rois d’Israël, les Assyriens ne s’en emparèrent qu’après trois ans de siège. Au point de vue politique, Omri, pour opposer une résistance plus efficace aux attaques des Syriens, éprouva le besoin d’établir des rapports plus étroits avec les Phéniciens ; de là résulta, entre autres conséquences, l’alliance matrimoniale conclue entre le prince royal d’Israël et une princesse royale syrienne, Jézabel. Dans le domaine militaire, l’inscription du roi Mésa de Moab (vers 850) rappelle les campagnes victorieuses qu’Omri avait dirigées contre ce royaume, auquel il avait repris plusieurs villes ayant appartenu jadis à Israël ; il imposa aux Moabites un très fort tribut, et cette souveraineté israélite aurait, d’après la stèle de Mésa, duré quarante ans (qu’il faut, semble-t-il, rabaisser à trente). On ne dit rien dans 1 Rois 16 de ses guerres soit contre Moab soit contre les Syriens de Damas ; celles-ci furent pour lui moins glorieuses, car d’après 1 Rois 20.34 on sait qu’Omri fut obligé de céder aux Syriens un certain nombre de villes israélites, et de donner à leurs marchands le droit d’établir, dans Samarie, un quartier de bazars où ils jouissaient d’une sorte de droit d’exterritorialité.

Omri est le premier roi israélite mentionné dans les inscriptions assyriennes ; dans le fait que, pendant longtemps, celles-ci désignent le royaume d’Israël par les mots « pays de la maison d’Omri » ou « pays d’Omri » tout court, elles donnent indirectement la preuve qu’aux yeux de l’étranger le règne d’Omri a été plus important que ne le laissent supposer les données bibliques. Ce règne est jugé très sévèrement par le rédacteur des Rois (1 Rois 16.25 et suivants), parce qu’il voyait en Omri celui qui, en introduisant en Israël l’influence phénicienne, y avait rendu possible le développement de l’idolâtrie baalique, qui dut entraîner des altérations plus ou moins profondes dans le culte jéhoviste des hauts-lieux ; et l’expression de Michée 6.16 : « les usages de la maison d’Omri » rappelle aussi le souvenir fâcheux que ce règne laissa au point de vue religieux. Athalie est citée comme petite-fille d’Omri (2 Rois 8.26 ; le parallèle 2 Chroniques 22.2 dit : fille). La dynastie fondée par Omri compta quatre rois et fut celle qui occupa le plus longtemps (environ 45 ans) le trône des dix tribus.

Ant.-J. B.

2.

Descendant de Benjamin (1 Chroniques 7.8).

3.

Descendant de Juda (1 Chroniques 9.4).

4.

Chef descendant d’Issacar (1 Chroniques 27.18).

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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