Dictionnaires bibliques
Og
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Og », un article après l’autre.
Dictionnaire de la Bible (Bost)
Roi de Basan, guerrier fort et vaillant, le dernier descendant des Réphaïms (Deutéronome 3.11 ; Nombres 21.33 ; 32.33 ; Deutéronome 1.4 ; 3.1 ; 29.7 ; 31.4). Il possédait soixante forteresses ou villes fortifiées, non compris les villes et les villages. Après que Sihon eut été défait par Moïse, Og, craignant les progrès d’un pareil adversaire, résolut de le prévenir ; il rassembla son peuple et s’avança jusqu’à Edréhi contre l’armée des Hébreux, mais il fut taillé en pièces et perdit la vie dans la bataille. Pour nous donner une idée de sa taille gigantesque, Moïse dit que son lit avait neuf coudées de longueur, et quatre de largeur, ce qui suppose toujours une taille extraordinaire en admettant même un peu de luxe dans les dimensions. On retrouva plus tard, à Rabbath-Hammon, un lit de fer de la grandeur indiquée, que la tradition disait être le même que celui de Og, mais ce n’est pas prouvé. Le nom de Og est plusieurs fois rappelé dans l’Écriture (Josué 2.10 ; 9.10 ; 12.4 ; 13.12 ; Psaumes 135.11 ; 136.20 ; Néhémie 9.22 ; etc.), comme une preuve de la miséricorde et de la fidélité divines.
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)
Roi de Basan, ou de cette partie de la terre promise qui est au delà du Jourdain, entre les montagnes de Galaad à l’orient, le Jourdain au couchant, le Liban et les monts d’Hermon au septentrion, et le torrent de Jabok au midi. Og était un géant de la, race des Réphaïtn. On peut juger de la grandeur de sa taille par celle de son lit, qu’on a conservé longtemps dans la ville de Rabbath, capitale des Ammonites (Deutéronome 3.11). Il était de neuf coudées de long, et de quatre de large, c’est-à-dire, de quinze pieds quatre pouces et demi de long, et de six pieds dix pouces de large. Les rabbins disent qu’Og était un de ces anciens géants qui avaient vécu avant le déluge, et qu’il ne se sauva de l’inondation générale qu’en montant sur le toit de l’arche où étaient Noé et ses fils. Noé lui fournit de quoi se nourrir, non par compassion qu’il en eut, mais pour faire voir aux hômmes qui viendraient après le déluge, quelle avait été la puissance de Dieu, qui avait exterminé de tels monstres.
Dans la guerre qu’il fit aux Israélites, il avait enlevé une montagne large de six mille pas, pour la jeter sur le champ d’Israël, et pour écraser tout d’un coup toute l’armée : mais Dieu permit que des fourmis creusèrent la montagne en l’endroit où elle posait sur sa tête ; en sorte que la montagne ainsi percée tomba sur le cou du géant, et lui servit comme de collier. Ensuite ses dents s’étant accrues extraordinairement, s’enfoncèrent dans la montagne, et empêchèrent qu’il ne pût s’en débarrasser. De sorte que Moïse l’ayant frappé au talon, le tua sans beaucoup de peine : C’est ce que disent les rabbins. Voyez le Targum du fils d’Uziel sur la Genèse (Genèse 14.13 Nombres 35.21), et les Exercitations du père Morin, pages 325, livre 2, exercit. 8, cap. 2. Ils disent que la taille de ce géant était si énorme, que Moïse, qui, se, Ion eux, était haut de six aunes, prit une hache de la même hauteur, et encore fallut-il qu’il fit un saut de six aunes de haut, pour parvenir seulement à frapper la cheville du pied d’Og. Dans le décret de Gélase, qui condamne plusieurs livres apocryphes, il y en a un de condamné, qui portait le nom du géant Ogias, qui avait vécu avant le déluge, et que les hérétiques disaient avoir combattu contre le dragon.
Mais laissons là ces rêveries, et venons à ce que l’histoire nous apprend de ce fameux géant. Moïse (Nombres 21.33) dit qu’après avoir vaincu Séhon, roi des Amorrhéens, il s’avança du côté du pays de Basan, où régnait le roi Og ; que ce prince marcha contre lui, et s’avança jusqu’à Edraï avec tous ses sujets ; que le combat s’étant donné, Og fut vaincu et mis à mort avec ses enfants et tout son peuple. Moïse les passa tous au fil de l’épée, sans qu’il en restât un seul, et il se mit en possession de son pays. Og et Séhon furent les seuls qui résistèrent à Moïse. Leur pays fut donné aux tribus de Gad, de Ruben, et à la moitié de la tribu de Manassé.
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
L’article dans CalmetDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
Roi de Basan qui fut vaincu par les Israélites près d’Édréi lorsqu’ils conquirent la Transjordanie sous les ordres de Moïse.
Son territoire, situé entre le Jourdain et le Hauran, au nord du Yarmouk, comprenait « 60 villes fortifiées de hautes murailles, de portes et de barres, outre les villes en fort grand nombre qui n’avaient point de murailles » (Deutéronome 3.1 ; Deutéronome 3.14 ; Nombres 21.33 ; Nombres 21.35). Ce royaume fut attribué à la demi-tribu de Manassé par Moïse d’après la tradition deutéronomique (Nombres 32.22 ; Deutéronome 3.13 et suivant, Josué 13.11 ; Josué 13.29-31), mais en réalité la conquête de cette région ne s’effectua qu’à l’époque des Juges (Juges 5.14 ; Juges 10.3-5).
La victoire remportée sur Og fut célébrée comme un haut fait extraordinaire, sur lequel la tradition de la conquête revenait avec complaisance (Deutéronome 14.47 ; Deutéronome 31.4 ; Josué 2.10 ; Josué 9.10 ; Josué 12.4 et suivant, Néhémie 9.22 ; Psaumes 135.11 ; Psaumes 136.20). On prétendait qu’il avait été le dernier représentant de la race des Rephaïm, c’est-à-dire des géants (voir ce mot), et la ville de Rabbath-Ammon se vantait de posséder son « lit de fer » (Deutéronome 3.11), que certains critiques préfèrent interpréter « sarcophage de basalte », en tout cas colossal : long de 9 coudées (4 m 50) et large de 4 (2 m) ; dans la région de Rabbath-Ammon se trouvent encore de nombreux dolmens et menhirs préhistoriques en basalte noir.
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
L’article dans Westphal