Dictionnaires bibliques
Nathanaël
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Nathanaël », un article après l’autre.
Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)
Nathanaël (1)
Fils de Suar, chef ou prince de la tribu d’Issachar, au temps de la sortie d’Égypte. Il fit ses présents au tabernacle, comme chef de sa tribu, la seconde année de la sortie d’Égypte (Nombres 1.8 ; 7.18-19).
Nathanaël (2)
Quatrième fils d’Isaïe de Bethléem, et frère de David (1 Chroniques 2.14 ; 1 Samuel 16.6-8, 9).
Nathanaël (3)
Fils d’Obédédom, de la race des prêtres, sonnait de la trompette dans la cérémonie du transport de l’Arche à Jérusalém (1 Chroniques 15.24 ; 26.4).
Nathanaël (4)
Docteur de la loi, que Josaphat envoya en diverses villes de son royaume pour instruire le peuple (2 Chroniques 17.7). [Voyez Ben-Hail].
Nathanaël (5)
Père de Séméïas, lévite (1 Chroniques 25.9).
Nathanaël (6)
Lévite du temps du roi Josias (2 Chroniques 25.9).
Nathanaël (7)
Un des principaux juifs qui revinrent de la capt i vilé de Baby loue (Esdras 10.22 Néhémie 12.11).
Nathanaël (8)
Disciple de Notre Seigneur Jésus-Christ (u). Philippe, ayant rencontré Nathanaël, lui dit : Nous avons trouvé le Messie promis par Moïse et pur les prophètes ; et c’est Jésus de Nazareth, fils de Joseph. Nathanaël lui dit : Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth ? Philippe lui dit : Venez, et voyez. Jésus, voyant venir Nathanaël, dit de lui : Voici un vrai Israélite, sans déguisement et sans artifice. Nathanaël lui dit : D’où me connaissez-vous ? Jésus lui répondit : Avant que Philippe vous appeldt, je vous ai vu sous le figuier (On croit que Jésus le vit en esprit, lorsque Nathanaël priait en secret sous ce figuier, et demandait à Dieu qu’il lui manifestât son Messie). Nathanaël lui dit : Maure, vous êtes le Fils de Dieu ; vous êtes le roi d’Israël. Jésus lui répondit : Vous croyez, parce que je vous ai dit : Je vous ai vu sous le figuier ; mais vous verrez de bien plus grandes choses (Jean 21.2).
Plusieurs ont cru que Nathanaël était le même que saint Barthélemy, ainsi qu’on l’a vu sous l’article de Berthélemy ; et si cela est, comme il y a assez d’apparence, il ne faut pas séparer fun de l’autre.
Les Évangélistes qui parlent de saint Barthélemy, ne disent rien de Nathanaël ; et saint Jean qui parle de Nathanaël, ne dit rien de saint Barthélemy. Nous lisons à la fin de l’Évangile de saint Jean que le Sauveur après sa résurrection, se manifesta à saint Pierre, à saint Thomas, à Nathanaël et aux fils de Zébédée, comme ils étaient occupés à la pêche dans le lac Génézareth. On ne sait point d’autres particularités de la vie, ni de la mort de ce saint homme. Il y en a qui croient qu’il était l’époux des noces de Cana en Galilée.
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
L’article dans CalmetDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
(signifiant : don de Dieu ; équivalant élohiste du nom jéhoviste Matthias = don de l’Éternel). Nommé dans le 4e Évangile seulement (Jean 1.45-51 ; Jean 21.2), Nathanaël est sans doute le Barthélémy (voir ce mot) des Synoptiques, dont le nom suit celui de Philippe dans les listes des Douze (Marc 3.17 ; Matthieu 10.2; Luc 6.14) ; dans celle de Actes 1.13, ils ne sont séparés que par Thomas ; Nathanaël, absent des Synoptiques, accompagne Philippe dans Jean 1.45 ; enfin, dans Jean 21.2 il est nommé parmi les apôtres. On est en droit de conclure que le nom complet serait Nathanaël, fils de Talmaï, ou Nathanaël Barthélémy. Il serait plus difficile d’admettre que Nathanaël fût le Matthias de Actes 1.23 : l’équivalence de sens de ces deux noms propres n’est nullement une raison pour qu’ils fussent portés par le même personnage.
Originaire de Cana (Jean 21.2), Nathanaël tient en piètre estime la bourgade voisine de Nazareth, soit qu’il y eût rivalité entre les deux villages, soit que, Galiléen lui-même mais fervent Israélite (Jean 1.47), il méprisât le « galil [territoire] des païens » (Ésaïe 9.1), auquel pourtant le prophète promet la gloire ; persuadé, comme ses contemporains (Jean 7.41), que « le Christ ne peut venir de Galilée » (cf. Michée 5.1), il n’attend « rien de bon » de Nazareth (Jean 1.46). D’une nature ouverte et droite (Jean 1.47), habitué au recueillement (verset 48), dès qu’il voit que Jésus lit dans son cœur, il s’avoue vaincu et reconnaît en lui le Messie (Jean 1.49). Jésus lui donne l’assurance qu’il verra la gloire de Dieu sur le Fils de l’homme (Jean 1.51). Sans doute Nathanaël n’eut pas le privilège de contempler Jésus transfiguré (Marc 9.2 ; Matthieu 17.1; Luc 9.28), mais il fut l’un des premiers à le voir ressuscité (Jean 21.2).
On a remarqué que chacun des trois mots prononcés par Nathanaël exprime franchise et même candeur : dans son préjugé relatif à Nazareth (Jean 1.46), dans son acceptation implicite de l’éloge de Jésus (Jean 1.48), dans sa proclamation immédiate du Roi-Messie (Jean 1.49). Pour les rapports que ce passage doit établir entre l’« Israélite sans fraude » et le fraudeur Jacob devenu Israël, voir Israélite.
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
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