Dictionnaires bibliques
Naomi
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Naomi », un article après l’autre.
Dictionnaire de la Bible (Bost)
(Ruth 1.2)
Épouse d’Élimélec de Bethléem, suivit son mari dans le pays de Moab où leurs fils se marièrent avec des femmes du pays ; mais bientôt elle devint veuve, et ses fils suivirent leur père dans la tombe ; elle resta seule avec ses deux belles-filles et résolut de retourner en Israël. Orpa et Ruth ayant manifesté le désir de l’accompagner, elle chercha à les dissuader de le faire, ébranla la résolution de Orpa, mais dut céder aux instances de Ruth qui voulait partager avec elle sa misère, sa patrie et son Dieu.
Quand les deux voyageuses furent arrivées à Bethléem, Naomi depuis longtemps oubliée, se vit l’objet de l’indifférente curiosité des habitants de l’endroit, qui se demandèrent avec surprise : « Mais n’est-ce pas là Naomi ? » Oh ! leur répondit-elle, ne m’appelez plus Naomi (joie), mais Mara (amertume). Car en se retrouvant comme étrangère dans son village, veuve et n’ayant plus d’enfants, elle se reportait avec plus de tristesse vers les temps anciens, et sentait avec plus de vivacité tout ce qu’elle avait perdu. Mais Ruth était là pour la consoler et lui tenir lieu de fille ; c’était le commencement de la moisson, et Ruth offrit à sa mère d’aller recueillir pour elle dans les champs le bien des pauvres ; elle ne se doutait pas en entrant dans les champs de Booz, qu’elle était sur les terres d’un parent, bien moins encore qu’elle pût avoir des droits à la main de ce riche propriétaire. Naomi lui fit connaître les privilèges que la loi juive lui donnait, elle lui enseigna ce qu’elle avait à faire, et lorsque ses soins maternels eurent obtenu de la bienveillance de Booz ce qu’elle pouvait désirer de plus heureux pour sa fille, son bonheur n’excita pas l’envie, et les femmes de Bethléem vinrent la visiter et la féliciter. Elle eut bientôt la joie de tenir entre ses bras un fils de sa fille bien-aimée, et sa vieillesse fut plus heureuse que les orages de sa vie n’auraient pu le lui faire espérer. Naomi se distingue par sa foi, son désintéressement, et sa sagesse ; ce n’est qu’avec peine qu’elle permet à Ruth de la suivre, et dès lors elle l’adopte et fait tout pour elle.
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
(Transcription fautive de l’hébreu Noomi — ma faveur ; les LXX et la Vulgate ont plus exactement Noémi, comme les versions catholiques, et même les versions protestantes françaises du XVIe siècle ; à la fin de ce siècle, le professeur Tremellius introduisit à tort Naomi, dans l’édition de Genève, forme devenue Nahomi chez Martin, Ostervald, et de nouveau Naomi dans Segond, Version Synodale, Bbl. Fam.)
Femme d’Élimélec de Bethléhem, qui, avec elle et ses deux fils, s’était réfugié en Moab à cause d’une famine en Israël (Ruth 1.1, etc.). Élimélec étant mort ainsi que ses deux fils, qui avaient épousé des femmes moabites, Orpa et Ruth, Naomi résolut de retourner dans sa patrie, et voulut prendre congé de ses deux belles-filles. Malgré ses instances pour la faire rester au pays de ses pères, Ruth tint à l’accompagner. Naomi trouva en elle la meilleure des filles et, à Bethléhem, l’aida par ses sages conseils à devenir la femme de Booz, son parent (voir Ruth). Dans Ruth 1.20 il est fait allusion au sens du nom de Naomi ; quand, à son retour, les habitants de Bethléhem demandent : « Est-ce bien Naomi ? » elle répond : « Ne m’appelez plus Naomi [= ma faveur, ou douceur], appelez-moi Mara [= amertume] ». Naomi nous laisse un bel exemple de courage dans l’épreuve, de foi en Dieu, de tendre désintéressement et de sagesse pratique.
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
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