Dictionnaires bibliques
Meni
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Meni », un article après l’autre.
Dictionnaire de la Bible (Bost)
Idole (Ésaïe 65.11), voir Gad 3°.
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)
La déesse Méni est la lune. Jérémie (Jérémie 7.18 ; 44.17-18) en parle sous le nom de Reine du ciel, et Isaïe (Isaïe 65.11), sous le nom de Méni. L’un et l’autre montrent que son culte était fort commun dans la Palestine, et que les Hébreux y étaient fort attachés. Méni est apparemment la même qu’Astarté et que Vénus la Céleste, honorée surtout parmi les Phéniciens et les Carthaginois. C’est des Phéniciens ou chananéens que les Israélites avaient pris le culte de cette fausse divinité. Isaïe leur reproche de dresser une table à Gad, qui est le soleil, et de faire des libations à Méni. Jérémie dit que pour honorer la reine des cieux, les pères allument le feu, les femmes pétrissent des gâteaux, et les enfants amassent le bois pour cuire ces gâteaux, en l’honneur de la reine du ciel. Ailleurs les Israélites déclarent au même Jérémie que, malgré ses remontrances, ils continueront à honorer la reine du ciel, en lui offrant des oblations, comme ont fait leurs pères ; que depuis qu’il ont cessé de sacrifier à la reine du ciel, ils ont été consumés par l’épée et par la famine. On voit par Strabon, que Men, le mois ou la lutte, avait plusieurs temples consacrés à son honneur dans l’Asie Mineure et dans la Perse, et qu’on jurait souvent par le Men du roi, c’est-à-dire par sa fortune.
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
L’article dans CalmetDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
(signifiant : Destin). Divinité inconnue par ailleurs, nommée avec Gad (voir ce mot), dieu cananéen de la Fortune, comme étant l’objet de repas sacrés et de libations païennes (Ésaïe 65.11). On a rapproché Méni de Menat, idole arabe de La Mecque (Coran 53.20), et de Mené, la Lune chez les Grecs. Le prophète joue sur le nom du dieu : « Destin… je vous destine aussi à l’épée… » Les anciennes versions, y voyant un nom commun, le rattachaient à la racine hébraïque mânâh = compter : « … autant qu’on en peut compter, je vous compterai aussi… » (Ostervald, Martin, Version anglaise autorisée).
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
L’article dans Westphal