Dictionnaires bibliques
Médéba
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Médéba », un article après l’autre.
Dictionnaire de la Bible (Bost)
Ville frontière de la tribu de Ruben (Josué 13.16). Les Hébreux l’avaient prise sur les Ammonites, mais elle avait d’abord appartenu aux Moabites, qui la reconquirent plus tard (Nombres 21.30 ; 1 Chroniques 19.7 ; Ésaïe 15.2). Eusébe la place dans les environs d’Hesbon et Burckhardt en a encore trouvé les ruines à 8 lieues de cette ville.
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
Aujourd’hui Mâdaba, à 20 km de la mer Morte, sur la route de Hesbân à Kérac et à 30 km au nord de l’Arnon. Ville de Moab, puis de Sihon, roi des Amoréens, elle fut prise par Israël (Nombres 21.30) et attribuée aux Rubénites (Josué 13.9 ; Josué 13.16), dont les troupeaux étaient au large sur le plateau de Médéba (Nombres 32.1). La région ne connut guère de calme.
Au temps de David, les mercenaires syriens à la solde des Ammonites campèrent devant la ville (1 Chroniques 19.6 et suivant). Plus tard Omri, roi d’Israël (Xe siècle), s’empara « de la terre de Mehedeba » (stèle de Mésa, 1. 8) ; mais quarante ans après, Mésa, roi de Moab, reprenait tout le pays et rebâtissait Médéba (1. 30) ; cf. 2 Rois 3.4 et suivant. En admettant que Jéroboam II l’ait réoccupée, la terre de Moab était à nouveau indépendante un demi-siècle après, et Ésaïe prophétisait les malheurs qui allaient s’abattre sur elle (Ésaïe 15.2).
À l’époque des Macchabées, le pays était aux mains des Nabatéens, et Médéba (Médaba) était le repaire des fils de Jambri, brigands et pillards (1 Macchabées 9.35 ; 1 Macchabées 9.42). Jean Hyrcan assiégea la ville. Pendant l’occupation romaine, Médéba faisait partie de l’Arabie Pétrée.
À l’époque byzantine, elle fut un des centres florissants du christianisme. C’est à cela sans doute que nous devons la magnifique mosaïque géographique, dite « carte de Madaba », trouvée au moment de la construction d’une église grecque orthodoxe sur l’emplacement d’une ancienne basilique du Ve siècle Cette mosaïque est de toute première importance pour les renseignements bibliques et topographiques qu’elle nous a ainsi conservés. Primitivement elle occupait une surface de 15 m sur 6 ; aujourd’hui elle est très endommagée. Elle s’étend de Naplouse aux bouches du Nil. La partie la plus précieuse est, sans nul doute, celle qui nous donne le plan de Jérusalem, avec indication des rues à colonnades, des portes et de quelques-uns des sanctuaires chrétiens (Saint-Sépulcre, Sainte-Sion [cénacle], Sainte-Marie [aujourd’hui Sainte-Anne], Gethsémané). Cette mosaïque date probablement du Ve siècle après Jésus-Christ
A. P.
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
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