Dictionnaires bibliques
Lycie
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Lycie », un article après l’autre.
Dictionnaire de la Bible (Bost)
Province de l’Asie Mineure, sur la côte sud-ouest, et vis-à-vis de Rhodes ; elle appartenait encore à la région du mont Taurus, qui formait sa frontière nord-ouest, et la séparait, en allant vers le sud, de la Pisidie et de la Pamphylie ; un bras de cette chaîne s’avançait dans l’intérieur du pays, sous le nom de Kragus, parallèlement au Taurus ; entre les deux, coulait le Xanthe, célébré par les poètes de l’antiquité. La Lycie était donc une contrée montagneuse, malgré quelques plaines et quelques ports ; à l’ouest, elle avait la Carie ; Telmesse était la dernière ville dans cette direction ; au nord et au nord-est, la Phrygie et la Pisidie ; à l’est, la Pamphylie ; au sud, la Méditerranée, appelée aussi mer Lycienne près des côtes, qui sont escarpées et rudes, mais munies de ports commodes. Son sol et son climat sont à peu près les mêmes qu’en Cilicie ; la terre n’était pas sans fertilité ; cependant, c’est du voisinage de la mer, plus que de la culture du sol, que les Lyciens, toujours réputés bons marins, au dire d’Hérodote, tiraient les plus grands avantages. Parmi les villes assez nombreuses de cette contrée, le Nouveau Testament nomme Patara, la capitale, Phaselis et Myra. Longtemps cette peuplade républicaine sut, par sa conduite sage et les alliances que ses villes avaient formées entre elles, défendre sa liberté contre les tentatives des Romains ; mais l’empereur Claude réussit enfin à la soumettre à son sceptre, et la fit administrer par un président ou légat, conjointement avec la Pamphylie.
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)
Province [maritime] de l’Asie Mineure, ayant la province d’Asie, proprement dite, au nord, la Méditerranée au midi, la Pamphylie à l’orient, et la Carie au couchant. Saint Paul (Actes 27) aborda au port de Lystre en Lycie, lorsqu’il allait à Rome, pour paraître devant Néron, l’an de l’ère vulgaire 60.
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
L’article dans CalmetDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
Contrée du sud-ouest de l’Asie Mineure, située à la frontière sud de la Carie, la Phrygie, la Pisidie et la Pamphylie, et entourée en demi-cercle par la mer.
Très montagneuse, avec des hauteurs aux points de vue magnifiques et des vallées fertiles (surtout celle du Xanthe), elle comptait à l’époque romaine des villes prospères, comme les ports de Patara et Myra (Actes 21.1 ; Actes 27.5). Les anciens habitants portaient divers noms : Solymes, etc. ; ils devinrent fameux en Grèce pour la construction des murs cyclopéens.
L’appellation de Lycie fut adoptée à l’établissement dans la région de l’Athénien Lycus. Les Lyciens furent soumis par les Perses après une résistance farouche et alliés à Xerxès contre la Grèce. Puis ils passèrent à l’empire d’Alexandre le Grand, ensuite aux Séleucides, et Rome victorieuse d’Antiochus (190 avant Jésus-Christ) donna la Lycie à Rhodes, dont elle fut détachée 20 ans après pour être constituée en province à peu près indépendante.
C’est un des pays auxquels le Sénat romain envoya une lettre en faveur des Juifs qui y étaient établis (1 Macchabées 15.23) ; ceux-ci y avaient donc fondé d’assez importantes colonies. L’empereur Claude, par suite de guerres civiles, en fit une province romaine (.43 de notre ère) : c’est l’époque où saint Paul y toucha, aux deux ports mentionnés plus haut ; puis Vespasien réunit en une province la Lycie-Pamphylie (74).
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
L’article dans Westphal