Dictionnaires bibliques

Levi

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Levi », un article après l’autre.

Dictionnaire de la Bible (Bost)

1°. Troisième fils de Jacob et de Léa (Genèse 29.34 ; 35.23 ; Exode 6.16 ; 1 Chroniques 2.1), se joignit à Siméon pour venger d’une manière perfide et violente l’injure qui avait été faite à leur sœur Dina (Genèse 34.25). Lorsqu’il descendit en Égypte avec son père, il avait déjà ses trois fils Guershon, Kehath et Merari (46.11), qui furent chefs d’autant de familles (Exode 6.16), et une fille, Jokébed, qui épousa Amram son neveu, fils de Kehath, et fut la mère de Moïse (Nombres 26.59). Il mourut à l’âge de cent trente-sept ans ; sa postérité devait être dispersée en Israël, suivant la sentence prophétique du vieux Jacob (Genèse 49.7), mais cette menace fut changée en bénédiction ; les liens intimes qui unissent en Orient les membres d’une famille de bergers furent brisés pour cette famille ; mais le sacrifice des affections domestiques fut compensé par la gloire du sacerdoce, et Moïse mourant annonça les hautes et saintes destinées qui continueraient d’honorer la tribu de Lévi, honneur et charge tout ensemble (Deutéronome 33.8). Avant sa consécration publique, et dans le voyage du désert, cette tribu était déjà comme préparée à ses fonctions futures par le soin du tabernacle et de ses ustensiles, qui lui était confié ; ils devaient assembler et désassembler le pavillon à chaque départ et à chaque campement, et veiller à ce que personne n’en approchât (Nombres 1.50). Peu nombreuse relativement aux autres, la tribu de Lévi comptait cependant déjà dans le désert 22000 mâles dont 8580 entre trente et cinquante ans. Ces 22000 furent appelés à remplacer, dans le service des choses saintes, les premiers-nés des fils d’Israël qui avaient été primitivement consacrés à ce service, et dont le nombre s’élevait, lors du même recensement, à 22273. La cérémonie de consécration est racontée (Nombres 3 ; cf. Deutéronome 10.8). Plus tard, dans le dénombrement qui fut fait à Sittim aux plaines de Moab, le chiffre des Lévites s’élevait à 23000 ; mais ils ne furent pas compris dans le recensement général, la tribu étant devenue une caste (Nombres 26.62). Ils n’eurent en conséquence, aucun territoire, mais quarante-huit villes avec leur banlieue leur furent assignées pour y habiter, dispersées au milieu des douze tribus (Josué 21), et ils eurent droit à des dîmes et redevances en nature pour leur subsistance journalière (cf. Deutéronome 10.9 ; 14.29 ; Josué 13-14, 33). Privés de capitaux, ils ne devaient avoir que des revenus ; leur sort fut en quelque sorte assuré sur la piété des fidèles. Ils avaient de plus l’avantage de pouvoir, dans les villes qui leur appartenaient, racheter en tout temps, sans même attendre l’année jubilaire, les maisons qu’ils avaient pu être forcés d’aliéner un instant (Lévitique 25.32), tandis que d’un autre côté la maison ou le champ qui avait été voué au temple, et qui pouvait être racheté, devenait, en cas de non-rachat, propriété lévitique et inaliénable en l’année du jubilé (27.16-21), voir Lévites.

2°. et 3°. Luc 3.29-24, ancêtres inconnus de Marie.

4°. Voir Matthieu.

Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com

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Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)

Troisième fils de Jacob et de Lia (Genèse 29.34), naquit en Mésopotamie, l’an du monde 2248 ; avant Jésus-Christ 1752 ; avant l’ère vulgaire 1756. Après que Sichem, fils d’Hémor, eut violé Dina, fille de Jacob, et sœur utérine de Lévi et de Siméon, ces deux frères engagèrent frauduleusement Sichem à recevoir la circoncision ; et le troisième jour, lorsque la douleur est plus grande (Genèse 34.25-26), ils entrèrent dans la ville de Sichem, et égorgèrent tous les mâles qui y étaient, reprirent Dina, leur sœur, et pillèrent la ville. Cette action déplut fort à Jacob, leur père, qui leur dit : Vous m’avez troublé, et vous m’avez rendu odieux aux chananéens. Nous sommes en petit nombre ; ils viendront tomber sur moi, et ils m’extermineront, moi et ma maison. Siméon et Lévi lui répondirent : Ont-ils dû ainsi abuser de notre sœur ? Après cela, Lévi descendit en Égypte, avec son père, ayant déjà ses trois fils (Genèse 46.11), Gerson, Caath et Mérari. Lorsque Jacob se vit près de sa fin, il fit venir ses fils, pour leur donner sa bénédiction (Genèse 49.5). Il dit à Siméon et à Lévi : Vous êtes frères, et trop unis pour faire le mal ; vous êtes des instruments d’une guerre injuste. À Dieu ne plaise que je participe à leurs mauvais desseins, et que ma gloire entre jamais dans leur complot, parce que, dans leur fureur, ils ont tué un homme, et dans leur ressentiment, ils ont percé un mur. Que leur fureur soit maudite, parce quelle est opiniatre, et que leur colère soit en exécration, parce qu’elle est dure et cruelle. Je les diviserai dans Jacob et je les disperserai dans Israël.

En effet, Lévi fut dispersé dans Israël, n’ayant point eu de partage au milieu du pays de Chanaan ; mais seulement quelques villes qui lui furent assignées dans le lot des autres tribus. Toutefois il n’en fut pas plus mal partagé, puisque le Seigneur ayant choisi la tribu de Lévi, pour servir dans son temple, et pour exercer son sacerdoce, il lui accorda plusieurs grands privilèges, qui la mettaient fort au-dessus des autres tribus, soit pour la dignité ou pour les avantages de la vie, puisque toutes les dîmes les prémices, les offrandes qui se faisaientan temple, et plusieurs parties de toutes les victimes qui s’offraient au Seigneur, lui appartenaient.

Le Testament des douze Patriarches, livre ancien, mais apocryphe, porte que Lévi fut ravi jusqu’au septième ciel, ou il eut plusieurs révélations, entre autres, que le sacerdoce serait dans sa famille, et que, de sa tribu et de celle de Juda, naltrait le Sauveur du monde. C’est en effet le sentiment (le plusieurs anciens, que la sainte Vierge était des deux tribus de Juda et de Lévi : de Juda, par son père, et de Lévi, par sa mère. Il ajoute que les fils de Lévi crucifieront le Sauveur ; il dit de plus, que ce fut l’ange du Seigneur qui l’engagea au massacre des Sichemites ; que, dans une vision qu’il eut à Béthel, les anges le revêtirent des habits sacerdotaux, et le sacrèrent prêtre. Après cela, ils lui annoncèrent la venue du Messie, du prêtre éternel. Sur la fin de sa vie, il déclara à ses fils tout le mal qu’ils feraient contre la personne du Messie, et les malheurs qui leur arriveraient, en punition de leurs crimes. Il prédit, que le voile du temple sera rompu, pour découvrir leurs iniquités ; il dit qu’étant âgé de vingt-huit ans, il épousa une femme, nommée Melcha, qui fut mère de Gerson, de Caath, de Mérari et d’une fille nommée Jocabed, qui lui naquit en Égypte. Gerson fut père de Lobai et de Séméi. Caath eut pour fils Amram, Isaar, Hébron et Oziel. Mérari engendra Mooli et Musi. Amram, fils de Caath, épousa Jocabed, sa tante qui était née le même jour que lui. Jocabed fut mère d’Aaron, de Moïse et de Marie ll finit en leur prédisant le crime qu’ils commettront dans la mort du Messie, la destruction du temple, leur captivité. Lévi mourut en Égypte, dit ce livre, âgé de cent trente-sept ans, et ses fils, à leur retour dans la terre de Chanaan, l’enterrèrent dans la caverne d’Hébron.

Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

1.

Troisième fils de Jacob et de Léa (Genèse 35.23 ; Genèse 46.11). Dans les interprétations populaires des noms des fils de Jacob, qui les expliquent tous au point de vue de leurs mères sous le régime de l’a polygamie, celui de Lévi est ramené au verbe - hébreu lâvâh = s’attacher (Genèse 29.34, J). La tradition de Nombres 18.2 (P) semble jouer sur ce sens en montrant dans la tribu de Lévi ceux qui « se joignent » à Aaron pour le service du culte. Ce ne pourrait être qu’une explication trouvée après coup, car il est évident que le Lévite descendant de Lévi est bien plus ancien que le Lévite desservant du sacerdoce. Cette remarque contredit aussi l’hypothèse d’après laquelle Lévi s’apparenterait au mot arabe (Arabie du S.) laviou = prêtre. La majorité des savants voient aujourd’hui en Lévi une forme du nom de Léa adapté comme nom tribal, ou titre de clan.

Dans la « Bénédiction de Jacob », Lévi partage avec Siméon la réprobation due à la cruauté dont ces deux frères se rendirent coupables à Sichem à propos de leur sœur Dina (Genèse 34). Cet oracle, qui pourrait dater de l’époque des Juges, doit être une allusion à l’épuisement de ces deux tribus : celui-ci ressort de plusieurs autres indices en ce qui concerne Siméon (voir ce mot) ; quant à Lévi, le fait qu’il ne lui est pas réservé de territoire en Palestine et qu’il n’est l’objet d’aucun recensement à l’époque de la conquête, comme le silence à son sujet du poème de Débora (Juges 5), tendent à confirmer l’extinction de ce clan ethnique. Mais autour de quelques personnalités de cette famille, et d’abord de Moïse (Exode 2.1 ; Juges 17.7 ; Siracide 45.6 etc.), dut se constituer peu à peu une spécialisation dans l’ordre cérémoniel qui aboutit à l’institution des lévites telle qu’elle existe d’après la « Bénédiction de Moïse » (Deutéronome 33.8 ; Deutéronome 33.11), écrite au milieu du VIIIe siècle, et telle que la présentent les écrits sacerdotaux, qui en établissent les généalogies (Exode 6.16 et suivants, 1 Chroniques 12.26-28 ; 1 Chroniques 24.20 et suivants, etc.), et où il arrive même qu’elle soit reportée en arrière suivant une conception systématique (Nombres 1.47 ; Nombres 3.5 et suivants, etc., cf. Deutéronome 10.8 ; Deutéronome 18.1 et suivants). Dès lors, les « fils de Lévi », la « maison de Lévi » représenteront les fonctionnaires du culte (Ézéchiel 40.46 ; Zacharie 12.13 ; Malachie 3.3 etc.), que l’on retrouvera plus tard dans l’épître aux Hébreux (Hébreux 7.5 ; Hébreux 7.9). Pour ce passage de l’ancienne tribu à la caste sacerdotale, voir Prêtres et lévites, I, 1, 2, etc. Pour la théorie des villes réservées aux lévites, voir Villes de refuge. Dans la liste idéale (mais irrégulière) des douze tribus de la vision apocalyptique, celle de Lévi a retrouvé sa place (Apocalypse 7.7). Pour une vue d’ensemble sur les douze tribus, voir Tribus d’Israël.

2 et 3.

Deux ancêtres de Jésus, d’après la généalogie de Luc (Luc 3.24 ; Luc 3.29).

4.

Lévi fils d’Alphée : voir Matthieu.

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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