Dictionnaires bibliques
Italie
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Italie », un article après l’autre.
Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)
Saint Jérôme a traduit (Nombres 24.24 ; Ézéchiel 27.6), l’hébreu Cethim, ou Citthim, par Italia. Mais nous avons fait voir sur la Genèse (Genèse 10.4), que Cethim marque la Macédoine. Le même saint Jérôme, dans Isaïe (Isaïe 66.16), a traduit par Italia l’hébreu Thubal, qui marque plutôt l’Espagne, selon les uns, ou les Tibaréniens, selon d’autres. Dans les livres saints écrits originairement en grec, Italia n’est point équivoque ; il signifie cette partie du monde dont Rome est la capitale.
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
L’article dans CalmetDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
Ce nom, après avoir désigné au début le sud de la péninsule, puis la péninsule proprement dite jusqu’à l’Apennin septentrional et au Rubicon, désignait à l’époque impériale les mêmes territoires qu’aujourd’hui. La situation de ce pays le prédestinait à jouer un rôle de premier plan dans l’histoire du bassin méditerranéen. D’ailleurs ce n’est pas l’Italie qui a dominé le monde, c’est Rome. L’Italie était comme le reste du monde sous le joug de Rome, un joug qu’elle supportait parfois avec peine. L’antagonisme entre Italiens et Romains se manifesta jusqu’en 90 avant Jésus-Christ (guerre sociale), et même en 41 avant Jésus-Christ (guerre de Pérouse). Cependant l’Italie eut dans l’empire romain une place à part. Elle ne fut pas assimilée aux provinces, elle fut traitée en vassale plutôt qu’en sujette. À la suite de la guerre sociale, tous les Italiens reçurent le droit de citoyens romains.
Les guerres qui marquèrent la fin de la république romaine avaient dépeuplé l’Italie, comme la Grèce. La vieille population italienne fut remplacée en partie par des esclaves importés du dehors et par leurs descendants affranchis. Depuis la prise de Jérusalem par Pompée (63 avant Jésus-Christ), de nombreux Juifs se trouvaient parmi eux. Des colonies juives se formèrent ainsi, sans cesse augmentées par l’arrivée de nouveaux frères. C’est par eux sans doute que le christianisme pénétra de très bonne heure dans la péninsule.
Il est plusieurs fois question de l’Italie dans le Nouveau Testament. C’est de là que viennent Priscille et Aquilas, chassés de Rome par l’édit de Claude (Actes 18.2) ; c’est là le but du voyage de Paul et de la troupe de prisonniers qui l’accompagnent sous le commandement du centurion Julius (Actes 27.1). Actes 10.1 précise que Corneille était capitaine de la cohorte italienne, ou italique (voir Cohorte). Hébreux 13.24 mentionne les chrétiens d’Italie, soit que l’épître aux Hébreux (voir ce mot) ait été écrite parmi eux dans leur pays, soit qu’au contraire s’adressant de loin aux chrétiens de Rome elle leur donne la salutation de leurs compatriotes qui se trouvent auprès de l’auteur de la lettre.
Lorsque Paul débarqua en Italie, peut-être s’y trouvait-il d’autres églises que celle de Rome, par exemple Pouzzoles (Actes 28.13).
Jean M.
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
L’article dans Westphal