Dictionnaires bibliques
Irrigation
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Irrigation », un article après l’autre.
Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)
On sait qu’il y avait dans la terre sainte beaucoup de fontaines, de puits et de citernes. « Le pays d’Israël ; dit M. Salvador, dut surtout à un bon système d’irrigation cette variété de produits qui suppose à la fois une grande fertilité et une grande industrie. Lorsque Caleb eut donné un champ pour dot à sa fille, elle se hâta de lui demander les sources qui naissaient au-dessus et au-dessous… On rassemblait l’eau dans des citernes et on la faisait arriver, au moyen des balanciers ou des roues, dans les lieux les plus élevés. » Les rochers de la Palestine, dit M. Yvart, un de nos plus savants agronomes, les rochers de la Palestine, sur lesquels florissait jadis la nombreuse population des douze tribus juives, et qui se trouvent aujourd’hui abandonnés à quelques hordes misérables d’Arabes déprédateurs, étaient en partie redevables aux nombreux canaux d’irrigation qu’on était parvenu à y faire circuler, de la fertilité et des riches productions qui distinguaient alors cette portion de l’Asie, devenue pauvre, dépeuplée et inculte depuis la disparition de ces sources de prospérité. »
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
L’article dans CalmetDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
L’irrigation, dont le but est de remédier aux longues périodes de sécheresse qui caractérisent certains climats, était largement pratiquée dans l’ancienne Égypte et en Babylonie, où l’eau du Nil ou du Tigre et de l’Euphrate, retenue par des barrages et dérivée dans d’innombrables canaux et rigoles, allait fertiliser de vastes régions.
En Palestine, la saison des pluies suffisait généralement, comme encore aujourd’hui, à assurer la récolte des céréales (Deutéronome 11.11). L’irrigation n’était donc guère pratiquée que pour la culture des légumes et l’établissement des jardins ou de certaines plantations.
Quand il n’y avait pas de cours d’eau permanent et directement accessible, on creusait des réservoirs spéciaux (Ecclésiaste 2.6). L’eau était amenée d’un niveau inférieur, quand c’était nécessaire, par une roue ou une chaîne sans fin munie de godets. Le tout était mis en mouvement soit avec le pied, comme en Égypte (Deutéronome 11.10), soit par la traction d’un animal domestique. Voir Eau.
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
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