Dictionnaires bibliques

Horma

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Horma », un article après l’autre.

Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)

Horma (1)

Ou Herma, Harma, Arama ; il faudrait écrire Chorma, ou Cherma. Cette ville s’appelait Séphaath, avant que les Hébreux lui eussent donné le nom d’Horma, qui signifie anathème (Juges 1.17). Et voici ce qui donna occasion à cette dénomination. Le roi d’Arad, qui était Chananéen et habitait au midi de la Terre promise, ayant attaqué les Hébreux, les mit en fuite et prit sur eux de riches dépouilles : alors les Israélites s’engagèrent par vœu au Seigneur, de dévouer à l’anathème et d’exterminer entièrement tout ce qui appartenait au roi d’Arad. Ce qui fit donner à cet endroit le nom d’Horma (Nombres 14.45 ; 21.3). Il y a assez d’apparence que ce vœu ne fut exécuté que depuis l’entrée de Josué dans la terre promise. On trouve parmi les rois qu’il vainquit, un roi d’Herma, ou Horma (Josué 12.14), et un roi d’Ared, ou Arad. Horma était à la tribu de Siméon (Josué 19.4 ; 15.30 ; 1 Chroniques 4.30) [Elle est nommée Fianna (Josué 15.30 ; 9.4). N. Sanson suppose aussi qu’elle est la même que Herma, ville royale des chananéens (Josué 12.14). Harma, Herma, Horma, et auparavant Séphaath, sont aussi la même ville pour Barbié du Bocage. Huré distingue entre Horma de (Juges 1.17), et Horma de (Nombres 21.3). La Géographie sacrée de la Bible de Vence distingue pareillement ; elle dit : « Dom Calmet suppose qu’Horma ou Hama, ville de la tribu de Siméon, est la même qu’Horma, célèbre par la défaite et la victoire des Israélites (Nombres 14.45 ; 21.3) ; il paraît assez douteux que ce dernier lieu puisse être le même que la ville royale ainsi nommée. » Voyez les articles suivants, qui sont tirés de la Géographie que nous venons de citer].

Horma (2)

Lieu célèbre par la défaite et la victoire des Israélites, au midi du pays de Chanaan (Nombres 14.45 ; 21.3).

Horma (3)

Ce nom qui signifie anathème, fut aussi donné à la ville de Séphaath, qui fut dévouée à l’anathème par les Israélites (Juges 1.17). Peut-être la même que Sephata, qui donnait son nom à une vallée dans la tribu de Juda (2 Chroniques 14.10). Voyez Sephata.

Horma (4)

Ville de la tribu d’Aser entre Sidon et Tyr (Josué 19.29). Huré et Barbié du Bocage reconnaissent cette ville comme la Géographie de la Bible de Vence.

Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

(signifiant : lieu consacré par anathème). Localité non identifiée, mais à rechercher entre Béer-Séba et Kadès.

Les Hébreux, après leur sortie d’Égypte, y furent battus par les Amalécites et les Cananéens (Nombres 14.45 ; Deutéronome 1.44). Juda et Siméon, lors de la conquête de la Palestine, dévouèrent par interdit la ville de Tséphat et c’est elle qui aurait pris, à cause de cela, le nom de Horma (Juges 1.17).

Une tradition voulait aussi que les Hébreux eussent attaqué Horma par le sud alors qu’ils étaient encore au désert (Nombres 21.3). La ville fut attribuée à Juda d’après Josué 15.30, à Siméon d’après Josué 19.4 ; 1 Chroniques 4.30. Horma, qui dans les énumérations se trouve rapprochée de Tsiklag (Josué 15.30 ; Josué 19.4 ; 1 Chroniques 4.30), l’est encore dans le récit qui raconte comment David dépouilla les Amalécites qui venaient de razzier Tsiklag : elle est citée parmi les villes auxquelles David envoya des présents pris sur le butin (1 Samuel 30.30).

A. P.

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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