Dictionnaires bibliques
Holocauste
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Holocauste », un article après l’autre.
Dictionnaire de la Bible (Bost)
Sacrifice qui se distinguait de tous les autres en ce que la victime était entièrement consumée, sauf la peau, qui devenait la propriété du sacrificateur (Lévitique 1.6 ; 7.8). C’était donc dans l’holocauste que l’idée fondamentale du sacrifice se trouvait le plus complètement réalisée ; aussi voyons-nous que ces sacrifices ont commencé les premiers ; ils datent du déluge, peut-être de la création (Genèse 8.20 ; 4.4) ; ce sont aussi les holocaustes qu’on offrait le plus fréquemment, tous les jours pour le peuple (Nombres 28.3 ; Exode 29.18), dans les grandes fêtes solennelles (Lévitique 23.37), pour les différentes purifications (Lévitique 12.6 ; 14.19 ; 15.15), et en général avec presque tous les autres sacrifices (Nombres 15.8 ; 2 Rois 16.13-15).
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)
Vient du grec holocauston, qui signifie entièrement brûlé, parce qu’on brûlait sur l’autel toute la chair des holocaustes, à la distinction des victimes pour le péché et des hosties salutaires, dont on réservait quelques parties qui n’étaient pas consumées sur l’autel. Le terme hébreu halah, qui est traduit par holocauste, dérive d’une racine, qui signifie monter ; parce que l’on fait monter en fumée toute l’hostie offerte en holocauste. Les plus anciens sacrifices dont nous ayons connaissance, sont les holocaustes ; et il y a beaucoup d’apparence qu’avant la loi on n’en offrait point d’autres, et que les sacrifices, même pour le péché et pour l’action de grâces, étaient des holocaustes. Voyez ci-après l’article Sacrifice.
Depuis l’érection du tabernacle, ou du moins depuis la construction du temple, ou depuis que le tabernacle fut fixé en un lieu, on offrit tous les jours deux agneaux en holocauste sur l’autel d’airain ; l’un le matin, et l’autre le soir ; le premier, avant tous les autres sacrifices, et le second, après tous ceux de la journée.
Autel des Holocaustes. C’était une espèce de coffre de bois de séthim, couvert de lames de cuivre (Exode 27.1-3). Il avait cinq coudées en carré sur trois de hauteur. Moïse l’avait placé à l’orient et au-devant de l’entrée du tabernacle, et en plein air, afin que le feu que l’on devait toujours entretenir sur cet autel, et la fumée des victimes qu’on y devait brûler, ne gâtassent pas le dedans du tabernacle. Aux quatre coins de cet autel s’élevaient comme quatre cornes, couvertes de même métal que le reste de l’autel. Au dedans de la profondeur ou du creux de l’autel était une grille d’airain, sur laquelle on faisait le feu, et au travers de laquelle tombait la cendre, à mesure qu’elle se formait sur l’autel, et était reçue en bas dans une cuvette qui était placée sous l’autel. Aux quatre coins de cette grille étaient quatre anneaux et quatre chaînes, qui la tenaient suspendue aux quatre cornes de l’autel desquelles on a parlé. Comme cet autel était portatif, Moïse avait fait à ses côtés des anneaux, dans lesquels passaient des barres de bois de séthim, couvertes de lames de cuivre, pour porter l’autel.
Voilà quel était l’autel des holocaustes du tabernacle dressé par Moïse dans le désert : mais dans le temple de Salomon l’autel des holocaustes était beaucoup plus grand. C’était une espèce de cube, qui avait vingt coudées de long, autant de large, et dix de haut ; il était couvert de lames de cuivre fort épaisses, et rempli de pierres brutes, ayant pour y monter une rampe placée du côté de l’Orient. An retour de la captivité de Babylone, on rétablit l’autel des holocaustes sur le modèle de celui de Salomon ; mais après que le temple et l’autel eurent été profanés par les ordres d’Antiochus Épiphane, on démolit cet autel, et on en mit les pierres en lieu pur dans le temple, en attendant qu’il vint un prophète suscité de Dieu, qui déclarât l’usage qu’on en devait faire (1 Machabées 14.41). Le grand Hérode, ayant renouvelé le temple de Jérusalem, y bâtit un hôtel des holocaustes, comme les précédents ; mais Josèphe dit qu’on y montait par une rampe du côté du midi.
Selon les rabbins, l’autel des holocaustes était une grosse masse toute bâtie de pierres brutes et non polies, dont la base avait trente-deux coudées ou quarante-huit pieds en carré. De là l’autel s’élevait une coudée ou un pied et demi, puis il y avait une retraite de l’épaisseur d’une coudée. Alors l’autel, n’ayant plus que trente coudées en carré, s’élevait de cinq coudées, puis recevait une nouvelle diminution ou une retraite de deux coudées de large, et par conséquent était réduit à 28 coudées en carré. De là il s’élevait, encore de trois coudées, puis se rétrécissait de deux coudées. Enfin il s’élevait encore d’une coudée, et ayant toute sa largeur en carré de vingt-quatre coudées ou trente-six pieds, il formait le foyer sur lequel on brûlait les victimes, et où.on entretenait le feu perpétuel.
Les deux coudées de retraite doitt on a parlé, et qui se faisaient presqu’au milieu de la hauteur de l’autel, servaient comme d’un sentier au prêtre pour aller et venir autour de l’autel, pour y entretenir le feu et y mettre les victimes. Cet autel était composé de grosses plaques d’airain massif, d’où vient qu’il est nommé autel d’airain (1 Rois 8.64). On croit que l’autel était tout rempli de pierres brutes ou de terre, suivant ce qui est dit dans l’Exode (Exode 20.24-25) : Vous me ferez un autel de terre : que si vous me faites un autel de pierres, vous ne le ferez point de pierres taillées ou polies ; car si vous y employez le ciseau ou un autre instrument pour en tailler les pierres, il sera souillé. Aux quatre coins de l’autel, dans son dernier rétrécissement ou sa dernière retraite, il y avait quatre petits piliers d’une coudée en carré, creux d’une demi-coudée en carré, et de la forme d’un cube parfait. Ce sont là les cornes de l’autel, dont il est si souvent parlé dans l’Écriture ; elles étaient creuses, afin qu’on y pût faire couler une partie du sang de la victime.
On montait à l’autel par une rampe insensible, qui était du côté du midi ; on l’appelait kibesch : elle avait trente-deux coudées de longueur sur seize de largeur, et aboutissait au plus haut rétrécissement ou à la plus haute retraite, précisément près du foyer ou du sommet de l’autel : car il était défendu par la loi de monter à l’autel par degrés (Exode 20.26). Les prêtres pouvaient tourner autour de l’autel et faire leurs fonctions commodément de dessus les deux retraites que nous avons marquées, savoir celle du milieu, qui était d’une coudée, et celle d’en haut, qui était aussi d’une coudée ; car il leur aurait été malaisé de marcher nu-pieds sur le foyer de l’autel, toujours échauffé par le feu qu’on y entretenait continuellement.
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
L’article dans CalmetLexique de la Bible (Lelièvre)
Dans la plupart des sacrifices (voir ce mot) le sang et quelques parties seulement de la victime étaient offerts à Dieu, une part revenait aux prêtres (voir ce mot), le reste constituait le repas des sacrifiants qui se prenait sur les lieux mêmes du sacrifice. L’holocauste était l’offrande sans prélèvements, consumée tout entière par le feu, un don sans réserve à Yahvé.
Lexique de la Bible — Charles Lelièvre, source levangile.com
L’article dans LelièvreDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
Voir Sacrifices.
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
L’article dans Westphal