Dictionnaires bibliques
Hiram
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Hiram », un article après l’autre.
Dictionnaire de la Bible (Bost)
1°. Roi de Tyr, contemporain de David (2 Samuel 5.11), fit féliciter ce monarque lors de son avènement au trône, et lui fournit, en ouvriers et en bois de cèdre, tout ce qui lui était nécessaire pour la construction de son magnifique palais ; on ne sait s’il était allié ou tributaire de David. Quelques-uns (Calmet, Winer) l’ont confondu avec le suivant, et le font ainsi vivre pendant les quarante années du règne de David, et pendant une grande partie de celui de Salomon, ce qui ne concorde guère avec les autres données que nous possédons.
2°. Hiram, Hirom, ou Huram, petit-fils du précédent et fils d’Abibal (1 Rois 5.1 ; 9.11-27 ; 10.11 ; 2 Chroniques 2.3 ; 8.2-18 ; 9.10), fut contemporain de David et se trouvait sur le trône de Tyr lorsque Salomon monta sur celui d’Israël. Il le fit féliciter lors de son avènement, et vécut avec lui dans la plus étroite amitié, sans qu’on sache s’il a été son vassal ou son allié. Lorsque Salomon entreprit de construire le temple, Hiram lui fournit du bois de cèdre et du sapin en abondance, et reçut en échange du vin, du froment et de l’huile ; il lui fournit encore 120 talents d’or, en payement desquels Salomon lui donna vingt villes ou villages de la Galilée, situées probablement en dehors des limites du pays, et que Hiram refusa ; car, après les avoir visitées, il trouva que c’était un don peu généreux, et les appela, par dérision, Cabul. C’étaient des villes à moitié désertes et des terres difficiles à cultiver ; il les rendit à Salomon. Mais il ne paraît pas que leur amitié ait souffert de cet épisode ; car, au dire de Josèphe, ils continuèrent une correspondance d’énigmes à résoudre, se payant des amendes l’un à l’autre lorsqu’ils ne pouvaient en deviner le mot. Ces deux princes firent encore ensemble le commerce du pays d’Ophir, les Hébreux plus riches, les Tyriens plus habiles dans le maniement des vaisseaux ; ils s’aidèrent mutuellement dans ces lointaines entreprises, et mirent en commun leurs différents avantages. Hiram mourut après trente-trois années d’un règne heureux et paisible, ayant embelli sa capitale et fait prospérer son royaume ; il avait cinquante-trois ans. Son nom se retrouve dans les auteurs profanes qui ont écrit l’histoire des rois de Tyr avant Josèphe.
3°. Hiram ou Huram, fils d’une veuve de la tribu de Nephthali ou de Dan (2 Chroniques 2.14), et d’un père Tyrien ; il était fort expert en toutes sortes de travaux d’airain, et Hiram, roi de Tyr, l’envoya à Salomon pour l’aider dans les principaux et les plus délicats ouvrages de l’intérieur du temple, les colonnes, les pommes de grenade, la grande mer portée par douze bœufs, etc., (2 Chroniques 4.11 ; 1 Rois 7.13). Il est surnommé Abi (mon père), soit que ce fût un nom propre, soit que le roi de Tyr lui eût donné ce titre d’honneur pour le recommander d’autant plus à Salomon.
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)
Hiram (1)
Dernier chef de l’Idumée, de la race d’Ésaü (Genèse 36.43). [Voyez Éliphaz].
Hiram (2)
Roi de Tyr, fils d’Abibal, connu même chez les auteurs profanes, se distingua par sa magnificence, et orna la ville de Tyr de plusieurs beaux ouvrages. Dès que David fut monté sur le trône et qu’il fut reconnu roi par tout Israël (2 Samuel 5.11-12)
Hiram envoya à David des ambassadeurs avec des ouvriers, des charpentiers et des tailleurs de pierres, et du bois de cèdre, pour bâtir un palais à David. Le même Hiram envoya des ambassadeurs à Salomon, dès qu’il eut appris qu’il avait été sacré roi en la place de son père (1 Rois 5.1-3), pour le féliciter sur son avènement à la couronne. Et Salomon, de son côté, lui envoya demander du bois et des pierres pour le bâtiment du temple du Seigneur, avec des ouvriers pour couper les bois et tailler les pierres. Hiram promit à Salomon tout ce qu’il voulut, moyennant certaine quantité de froment et d’huile que Salomon devait fournir à la maison d’Hiram.
Ces deux princes vécurent toujours en bonne intelligence ; et Dius, qui avait écrit les annales de Tyr, raconte qu’ils entretenaient ensemble un commerce de lettres ; et on voyait encore du temps de Josèphe ces lettres d’Hiram, avec les réponses de Salomon. Ménandre d’Éphèse et le même Dius parlent des énigmes que ces deux princes se proposaient l’un à l’autre. Dius dit que d’abord Salomon en envoya à Hiram, que celui-ci ne put résoudre, et que pour cela il paya à Salomon une grande somme d’argent ; mais qu’ensuite il les expliqua par le secours d’un nommé Ahdémon, et qu’en ayant proposé à son tour à Salomon que ce prince ne put résoudre, il lui fit aussi payer une plus grosse somme que lui-même ne lui en avait payée.
Après que Salomon eut achevé tous ses ouvrages, il fit présent à Hiram de vingt villes dans la Galilée (1 Rois 9.10-12). Hiram alla voir ces villes ; mais elles ne lui plurent pas, et il les appela la terre de Chabul, en disant : Sont-ce donc là, mon frère, les villes que vous m’avez données ? Josèphe dit que Chabul signifie ce qui ne plaît point. D’autres traduisent une terre pleine d’épines ; d’autres, une terre trop forte, trop humide. Voyez Chabul [ou plutôt Chabalon], où nous examinons la situation de ces vingt villes (1 Rois 9.14) remarque que Hiram avait prêté à Salomon six vines talents d’or, pendant qu’il était occupé a ses bâtiments. Ces cent vingt talents d’or font huit millions trois cent quarante-trois mille sept cent quarante livres de notre monnaie. Voilà ce que l’Écriture nous apprend de Hiram, roi de Tyr.
Hiram (3)
Fils d’un Tyrien dont le nom est inconnu, et d’une mère juive, de la tribu de Nephtali, selon les livres des Rois (1 Rois 7.13-14) ; ou d’un père tyrien et d’une mère de la tribu de Dan, selon les livres des Paralipomènes (2 Chroniques 2.14). Ce Hiram était un excellent ouvrier en toute sorte d’ouvrages de cuivre ou de bronze ; il savait non-seulement exécuter, mais aussi inventer les plus beaux ouvrages. Il fit à Salomon les deux grosses colonnes de bronze qui furent mises à l’entrée du vestibule du temple, dont l’une s’appelait Jachin, et l’autre Booz. Il fit de plus ce grand vaisseau, nommé la Mer, où l’on conservait de l’eau pour l’usage du temple, et dix bassins de bronze, de moindre grandeur, avec leurs socles, pour l’usage des prêtres.
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
L’article dans CalmetDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
(nom phénicien, attesté aussi sous les formes Houram et Hirom)
1.
Roi de Tyr vers 950. D’après 2 Samuel 5.11, déjà sous David, aussitôt après que celui-ci s’était établi dans Jérusalem enlevée aux Jébusiens, il aurait envoyé au roi hébreu du bois de cèdre et des ouvriers, charpentiers et tailleurs de pierre, qui construisirent le palais de David. Mais sous Salomon la collaboration entre constructeurs phéniciens et israélites prend de grandes proportions (1 Rois 5 ; 2 Chroniques 2). Hiram fournit pour les bâtiments du temple de Jérusalem et la maison du roi, les bois les plus précieux du Liban, cèdre et cyprès (voir Guébal), moyennant une livraison annuelle par Salomon de froment et d’huile d’olives et la cession de vingt villes galiléennes (1 Rois 9.11). Le roi phénicien participa aussi aux expéditions de commerce maritime que Salomon organisa à Élath sur la mer Rouge ; ces navires furent conduits à Opnir (voir ce mot) par des marins du roi Hiram (1 Rois 9.26-28 ; 1 Rois 10.11).
2.
Artiste phénicien, que Salomon fit venir de Tyr pour exécuter les deux colonnes d’airain, la « mer de fonte », les dix socles, les dix bassins d’airain et autres ustensiles (1 Rois 7.13 ; 1 Rois 7.47) ; appelé aussi Huram-Abi (2 Chroniques 2.13).
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
L’article dans Westphal