Dictionnaires bibliques
Foulon
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Foulon », un article après l’autre.
Dictionnaire de la Bible (Bost)
(hébreu kobés, et peut-être aussi roguel)
Ce métier consistait soit à donner aux toiles et aux tissus nouvellement faits la solidité et la fermeté nécessaires, soit à nettoyer et laver les étoffes de laine, manteaux, etc., déjà portées. Une même opération servait à faire l’une et l’autre chose, cependant le nettoyage et le blanchissage était l’occupation la plus ordinaire des foulons. Les vêtements qui devaient être lavés étaient d’abord trempés dans l’eau, puis foulés aux pieds ou broyés d’une autre manière ; on employait encore pour le dégraissage des substances âpres, fortes, acides ou piquantes, de la vapeur de soufre, des sels alcalins (Malachie 3.2), des terres argileuses ou marneuses, et même de l’urine (Pline 28.26 ; 35.57). La plupart des habits donnés au foulon étaient blancs (Marc 9.3). Cependant il y en avait aussi de foncés ; ces derniers se blanchissaient ordinairement d’un jour, tandis que les premiers exigeaient trois jours de lessivage. Un champ de foulon mentionné (2 Rois 18.17 ; Ésaïe 7.3 ; 36.2), était situé près de l’étang supérieur, ainsi à l’ouest de la ville ; on en a conclu que les métiers qui avaient un plus grand besoin d’eau, et notamment les foulons, possédaient un district en dehors des murs d’enceinte ; les foulons romains étaient également établis hors de la ville, à cause des exhalaisons insalubres produites par la nature de leurs travaux.
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)
Champ du foulon, fontaine du foulon. Voyez Rogel. Ce terme signifie un foulon. La Fontaine du foulon était ou celle de Siloë, ou une de ses branches.
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
L’article dans CalmetDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
Malachie 3.2 dit que « le jour de l’Éternel sera comme la potasse des foulons » (cf. Jérémie 2.22). En observant dans un souk de teinturiers au Maroc un feutrier au travail, nous avons mieux compris l’image qu’emploie ici le prophète. Pour confectionner ces épaisses plaques de feutre que l’on place sous la selle des chevaux, l’artisan étalait des feuilles de laine par couches contreplaquées comme les ardoises d’un toit ; puis ayant recouvert le tout d’une épaisse couche de mousse de savon, il foulait la laine avec la paume de ses mains jusqu’à ce que le tout fût bien amalgamé. Ce massage avec les mains, la blancheur du savon, font penser à une épreuve qui aboutit à une purification. Comp. Ésaïe 1.18 : « Si vos péchés sont rouges comme pourpre, blanchiront-ils comme neige ? » (d’eux-mêmes, évidemment non ; mais l’Éternel, lui, vous blanchira, en vous éprouvant, comme « avec la potasse des foulons », verset 25). Cf. aussi Marc 9.3.
Près de Jérusalem, sous les rois, se trouvait un « chemin du champ du foulon » (Ésaïe 7.3 ; Ésaïe 36.2 parallèle 2 Rois 18.17). Le foulon (kobés, mot qui vient d’une racine signifiant : fouler avec les pieds) existe toujours chez les Arabes et il travaille encore selon les antiques procédés. Il lave les burnous, comme autrefois dans la fullonica romaine, en les foulant avec les pieds sur une pierre plate, par une sorte de danse à trois temps qui rappelle le tripudium. « Par un étrange hasard, dit Gaston Boissier, le tripudium est devenu la danse nationale et religieuse des vieux Romains ; c’était celle qu’exécutaient les Frères Arvales, pendant qu’ils chantaient cette chanson aux dieux lares qu’un hasard nous a conservée, ou les Saliens, quand ils parcouraient les rues de Rome au mois de mars, en frappant de leur petite épée sur le bouclier d’airain » (Promenades archéologiques : Rome et Pompéi).
Ch. S.
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
L’article dans Westphal