Dictionnaires bibliques
Fleuve
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Fleuve », un article après l’autre.
Dictionnaire de la Bible (Bost)
Ce nom se donne quelquefois sans autre désignation à l’Euphrate, au Jourdain, au Nil, et même à la mer (Jonas 2.4 ; habakuk 3.8-9 ; cf. Psaumes 24.2 ; 74.15). Le Jourdain, l’Arnon, le Jabbok, le Kérith, le Sorek, le Kison, le Bézor, le Cédron, sont les principaux fleuves, rivières ou torrents mentionnés dans l’Écriture ; il en sera parlé aux articles spéciaux, comme de plusieurs autres qui, presque tous, ont pris le nom de la ville voisine la plus importante. Quelques interprètes ont voulu voir dans Ésaïe 57.6, une trace d’un culte des fleuves qui aurait existé parmi des Juifs idolâtres, mais le vrai sens du passage est : « Les parties désertes, nues et rocailleuses des vallées sont ton lot ».
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)
Les Hébreux donnent le nom de fleuve sans addition, quelquefois au Nil, d’autres fois à l’Euphrate, et d’autres fois au Jourdain. C’est la suite du discours qui détermine le sens de cette expression vague et générale. Ils donnent aussi souvent le nom de fleuve à des torrents, ou à des rivières peu considérables, à la mer ; par exemple, Jonas (Jonas 2.4) dit qu’il s’est trouvé enveloppé par les fleuves, c’est-à-dire, par les eaux de la mer, Habacuc (Habakuk 3.8-9) parlant du passage de la mer Rouge, dit que le Seigneur a partagé l’eau des fleuves ; et le Psalmiste (Psaumes 74.15), que le Seigneur a desséché les fleuves rapides, ou les fleuves de la force ; et ailleurs (Psaumes 24.2), que le Seigneur a fondé la terre sur la mer, et qu’il l’a établie sur les fleuves. Ce qui signifie la même chose dans l’un et l’autre membre. Hérodote raconte que le roi Xerxès ayant fait jeter des liens dans l’Hellespont, et lui ayant fait donner les étrivières, lui dit : C’est à bon droit que personne ne t’offre des sacrifices, fleuve trompeur et amer.
Voici la liste des principaux fleuves ou torrents de la Palestine :
Le Jourdain, l’Arnon, le Jabok, le Carith, le Sorech, au delà du Jourdain.
Le Bésor, le Cison, le Bélus, le torrent de Jezrael, qui tombe dans le Jourdain près de Scythopolis, l’Eleuthère, le Sabbation, le torrent du Roseau ou de Canna, le Barrady, autrement Abana et Farfar, fleuves de Damas.
On peut voir tous ces fleuves sous leurs titres ou sous celui des villes à qui ils appartiennent.
Pour les quatre fleuves du paradis terrestre. Voyez Phison Géhon, Tigre, Euphrate.
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
L’article dans CalmetDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
Le mot fleuve désigne le plus souvent, mais sans exclusivité, les cours d’eau qui se jettent dans la mer. D’une façon générale, on nomme fleuves les cours d’eau importants par leur longueur et leur volume, et rivières les cours d’eau secondaires. L’Ancien Testament contient sept termes différents, équivalents de : fleuve, cours d’eau, ruisseau, rivière, canal, conduit et torrent. La différence entre le cours d’eau permanent et le torrent au cours momentané est décrite dans Job 6.15 et suivants.
Il y a en Palestine fort peu d’eau et partant fort peu de cours d’eau ; un seul fleuve y coule : le Jourdain. Par contre il y a de nombreux torrents. Mais les Israélites connaissent d’autres fleuves, notamment le Nil (Ésaïe 23.3-10 ; Jérémie 2.18), avec tous les bras du Delta ; (cf. Exode 7.19 ; Exode 8.5) il est appelé le fleuve d’Égypte (Genèse 15.18 ; 2 Rois 19.24 ; Amos 9.5). Il ne faut pas confondre ce Fleuve de l’Égypte (cf. Genèse 41.1 ; Exode 1.22 ; Exode 2.5 ; Exode 4.9 ; Exode 7.17 etc.) avec le Torrent d’Égypte (voir Égypte [torrent d’]).
L’Euphrate était aussi très connu : c’était une limite entre la Palestine et le pays de Babylone (Assyrie). C’était le fleuve par excellence (Genèse 15.18 ; Deutéronome 1.7 ; Deutéronome 11.24 ; 2 Samuel 8.3 ; 2 Rois 23.29 ; Jérémie 46.10 etc.), désigné comme « le Fleuve » sans autre qualificatif (Josué 24.2 ; Josué 24.24 ; 2 Samuel 10.16 ; 1 Rois 4.21-24 ; 1 Rois 14.15 ; Esdras etc).
C’est le fleuve de Babylone accompagné de nombreux canaux (Psaumes 137.1). L’Euphrate était le quatrième fleuve qui sortait de l’Éden (Genèse 2.14). Le troisième était Hiddékel, qui est le Tigre (Genèse 2.14 ; Daniel 10.4). Les deux autres, Guihon et Pishon, ne sont pas mentionnés ailleurs. Le nom hébreu de la Mésopotamie (Genèse 24.10 ; Psaumes 60.1 etc.), Aram-Naharaïm, signifie « Aram des deux fleuves »: le Tigre et l’Euphrate.
Ainsi que toute source d’eau en pays sec, les fleuves étaient considérés comme une fortune, un signe de faveur et d’abondance (Psaumes 46.5, Job 29.6). On utilisait souvent les cours d’eau pour délimiter les territoires (Genèse 15.18 ; Nombres 34.5 ; Josué 1.4 ; Juges 4.13 ; 2 Rois 10.33). Leurs eaux étaient fort peu utilisées pour la navigation.
Les fleuves, cours d’eau ou torrents sont souvent des termes de comparaison. L’avance de l’ennemi est représentée comme un torrent qui s’avance (Jérémie 46.7 ; Jérémie 47.2 ; Ésaïe 8.7 ; Ésaïe 59.19). Ils symbolisent des grâces spirituelles dans Ézéchiel 47.1 et suivants, Ésaïe 33.21 ; Jean 7.38, etc. Voir Torrent, Source, Ruisseau. H. L.
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
L’article dans Westphal