Dictionnaires bibliques

Espagne

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Espagne », un article après l’autre.

Dictionnaire de la Bible (Bost)

L’antiquité comprenait sous ce nom la péninsule des Pyrénées tout entière, qui renferme maintenant l’Espagne et le Portugal. Au temps de Paul elle était province romaine, et comptait un grand nombre de Juifs parmi ses habitants, ce qui avait donné à l’apôtre la pensée d’y aller faire un voyage missionnaire. Il paraît peu probable qu’il ait exécuté ce projet, du moins aucun des auteurs des trois premiers siècles n’en fait-il mention, voir Paul. Des mines de fer, de plomb, d’or et d’argent constituaient la plus grande richesse de cette presqu’île. Voir Sépharad et Tarsis.

Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com

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Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)

Tout le monde connaît cette partie de l’Europe, qui est environnée de la mer : de l’Océan, du côté du couchant et du nord ; de la Méditerranée, du côté du midi et de l’orient ; et de la France, du côté de l’orient et du nord. Les Hébreux appelent l’Espagne Sépharad. Eusèbe et après lui Bochart croient que Tharsis est le père des Espagnols. Saint Paul dit aux Romains (Romains 15.24-28) qu’il espère les aller voir, lorsqu’il ira en Espagne. Mais on doute qu’il y ait jamais été. Voyez les commentateurs sur (Romains 15.24). Plusieurs Pères l’ont assuré positivement d’autres en parlent avec plus de réserve. Baronius et Pererius sont pour l’affirmative. Scot et saint Thomas sont pour la négative. Voyez M. de Tillemont, Note 73 sur saint Paul. [Voyez aussi Gaules].

Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

On a identifié avec l’Espagne la Tarsis de l’Ancien Testament. Les Juifs ont connu l’existence de cette contrée lointaine par leurs voisins les Phéniciens, qui allaient y chercher l’argent, le cuivre et le fer et qui y avaient installé de bonne heure de nombreux comptoirs. Après la destruction de Tyr, Carthage prit sa succession : Amilcar Barca et après lui son gendre Asdrubal s’emparèrent de la plus grande partie de la péninsule. C’est de là qu’Annibal partit à la conquête de l’Italie au début de la deuxième guerre punique. Après l’effondrement de Carthage les plaines de l’est et du sud de l’Espagne tombèrent sous la domination romaine (Bétique et Tarraconèse), mais c’est seulement sous Auguste que fut achevée la soumission de la péninsule.

À dater de cette époque, l’histoire de l’Espagne se confond avec celle de Rome. Aucune province n’a été romanisée aussi vite et aussi complètement. Elle a donné à l’empire des hommes remarquables, comme Sénèque, Martial, Lucain et Quintilien. 1 Macchabées 8.3 fait allusion à cette conquête de l’Espagne par Rome.

Le Nouveau Testament ne mentionne l’Espagne que dans Romains 15.24 ; Romains 15.28, où saint Paul fait part aux fidèles de Rome de son projet de voyage dans ce pays. Nous ne savons rien des dernières années de la vie de l’apôtre, mais, s’il faut croire la 1ère épître de Clément Romain, ce projet fut réalisé. Ce document très ancien (95) affirme que « Paul prêcha en Orient et en Occident et vint jusqu’aux extrémités de l’Occident ».

Jean M.

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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