Dictionnaires bibliques
Esdrélon
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Esdrélon », un article après l’autre.
Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)
Esdrélon (1)
Campagne [plaine ou vallée] d’Esdrelon [ou de Mageddo], située dans la tribu d’Issachar, et qui s’étend de l’orient en occident, presque depuis Scythopolis, jusqu’au mont Carmel. On l’appelle aussi le Grand Champ, ou la Grande Plaine, la Vallée de Jezrael, et la campagne d’Esdrela. [Voyez Béatitudes (Montagne des). Barbié du Bocage donne à la plaine d’Esdrelon douze à treize lieues de longueur sur cinq ou six de largeur, et la place « dans la tribu de Zabulon, entre le mont Carmel et le Jourdain à son issue de la mer de Galilée. Dans les premiers âges du peuple juif, ajoute-t-il, à l’époque de l’empire romain, au temps des croisades, et même dans les temps tout modernes, cette plaine fut le théâtre d’événements mémorables ; aussi, en y entrant, comme l’observe M. Buckingham, le voyageur ne peut-il se détendre de cette sorte d’émotion que Johnson attribue avec tant de vérité et d’éloquence aux campagnes de Marathon cette plaine est enfermée de tous côtés par de hautes collines ; c’est à peine si l’on y aperçoit quelques masures servant d’abri aux rares pasteurs arabes qui errent sur ses excellents pâturages, et cependant elle se fait encore remarquer par un luxe de productions qui justifie bien ce don spécial de fertilité qui lui est attribué par les livres saints ; le Cison l’arrose en partie. Elle reçut les différents noms qui lui ont été appliqués de la position des lieux importants qui la dominent, tels que Mageddo, Jesrael et Esdrelun.
Esdrélon (2)
Ou Esdrela ; bourg qui donnait son nom à la campagne d’Esdrelon. C’est la même chose que Jezrael, dans la tribu d’Issachar (Josué 9.18), à dix milles de Scythopolis, comme le porte l’ancien itinéraire. Voyez Jezbael.
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
L’article dans CalmetDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
Nom grec de la plaine appelée aujourd’hui Merdj ibn Amir (prairie du fils d’Amir) et autrefois, mais dans une acception un peu plus restreinte, plaine ou vallée de Jizréel (voir ce mot).
Vaste étendue triangulaire, dont l’hypoténuse, orientée de nord-ouest à sud-est, court sur 50 km, de Djenîn (signifiant : En-Gannim) à Haïfa, et dont l’angle droit serait sensiblement au mont Thabor. Plaine très fertile dont la terre, formée de roches volcaniques décomposées, est favorable à la culture et aux pâturages, et où les eaux sont drainées par le Nahr el-Moukatta (signifiant : le Kison de Juges 5.21 ; 1 Rois 18.40). Très convoitée de tout temps, elle fut le théâtre de combats acharnés et répétés : ceux de Débora et de Barak contre Jabin et Sisera (Juges 4-5), de Gédéon contre les Madianites (Juges 7), de Saül contre les Philistins (1 Samuel 28 à 1 Samuel 31).
Dès la plus haute antiquité, les listes égyptiennes mentionnent Méguiddo (aujourd’hui Tell el-Moutésellim), ville forte en bordure de la plaine et, avec Thaanac, solide point d’appui pour les pharaons envahisseurs ou les roitelets cananéens (Juges 5.19 ; 2 Rois 23.30). Lieu de campement des troupes d’Holopherne (Juges 7.3). La plaine d’Esdrélon était la grande voie de communication de la Méditerranée au Jourdain par Beisân (voir Beth-Séan), du Carmel à Damas, empruntée par les commerçants et les conquérants. Elle fut sillonnée de bonne heure d’un réseau routier, et Josèphe (Antiquités judaïques, VIII, 2.3) attribuait même certaines routes à Salomon. Une route de Haïfa à Djenîn par Méguiddo fut établie sous les Flaviens, longeant la chaîne du Carmel. Des fouilles ont exploré le site de Thaanac. D’autres, plus systématiques, sont en cours à Tell el-Moutésellim (voir Méguiddo).
A. P.
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
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