Dictionnaires bibliques
Élisabeth
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Élisabeth », un article après l’autre.
Dictionnaire de la Bible (Bost)
1°. ou en hébreu Élishéba (serment de Dieu), femme d’Aaron (Exode 6.23).
2°. Élisabeth, de la famille d’Aaron, femme du sacrificateur Zacharie, et mère de Jean-Baptiste (Luc 1.5). Stérile et vieille, elle enfanta le précurseur du Messie, selon la promesse qui en fut faite par l’ange à son époux, dans le temple. Ayant reçu la visite de sa cousine Marie, elle pressentit en elle la mère du Sauveur, et s’écria, dans son cantique (1.42) : « Tu es bénie entre les femmes », la saluant des mêmes paroles qui furent également dites de Jaël (Juges 5.24), et surtout, mais dans une plus grande mesure, d’Abraham (Genèse 22.18), salutation dont Rome a voulu faire une adoration ; passe encore s’il y avait : Tu es bénie entre les anges ! Mais pour la femme du pontife, la fiancée de l’artisan n’était qu’une femme plus privilégiée qu’une autre, et qui n’avait pas cessé d’être femme.
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)
Élisabeth (1)
Fille d’Aminalib, sœur de Nahassou et femme d’Aaron. Elle fut mère de Nadab d’Abiu, d’Eléazar et d’Ithamar (Exode 6.23).
Élisabeth (2)
Épouse de Zacharie et mère de Jean-Baptiste. Saint Luc (Luc 1.5) dit qu’elle était des filles d’Aaron, c’est-à-dire, de la race des prêtres. Mais tout ce que l’on dit de son père et de sa mère c’est nullement certain. On sait que l’ange ayant annoncé à Zacharie la naissance future de Jean-Baptiste, et Zacharie étant de retour dans sa niaison, Élisabeth conçut. L’Église grecque fait une fête de cette conception de saint Jean dans le sein d’Élisabeth le 23 de septembre ; et les plus anciens martyrologes des Latins la marquent le 24 du même mois. Élisabeth cacha pendant cinq mois (Luc 1.24-25) la grâce que Dieu lui avait faite ; mais l’ange Gabriel la découvrit à la sainte Vierge (Luc 1.36-37), et lui annonça cette conception miraculeuse comme un gage et une assurance de la naissance du Messie dont elle devait devenir mère sans avoir commerce avec aucun homme.
Aussitôt Marie se hâta d’aller à Hébron pour visiter sa cousine sainte Élisabeth. Dès qu’elle entra dans la maison de Zacharie et qu’elle l’eut saluée, l’enfant que portait Élisabeth tressaillit dans son sein, et Élisabeth, remplie du Saint-Esprit, s’écria : Soyez bénie entre toutes les femmes, et béni soit le fruit de-votre ventre d’où me vient ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne vers moi ? car aitssitôt que votre voix a frappé mes oreilles, mon enfant a tressailli de joie. Vous êtes bien heureuse d’avoir cru, parce que tout ce qui vous a été prédit par le Seigneur arrivera. Marie demeura avec Élisabeth pendant trois mois (Luc 1.56-57), et elle fut apparemment témoin des merveilles qui arrivèrent à la naissance de ce saint précurseur, car, lorsqu’on vint le huitième jour pour circoncire l’enfant, comme on lui donnait le nom de Zacharie,. sa mère répondit que son nom était Jean. On fit signe à Zacharie, qui était devenu muet depuis l’apparition de l’ange, et, ayant pris des tablettes., il écrivit : Jean est son nom. Aussitôt le lien de sa langue fut délié, et il commença à louer Dieu.
Les Orientaux croient qu’Hérode, ayant résolu de faire mourir le fils de Zacharie avec les enfants de Bethléem, Élisabeth, mère de l’enfant, le porta dans les montagnes pour le cacher ; mais, comme elle ne pouvait monter, elle s’adressa à la montagne et lui dit : Montagne de Dieu ; recevez-moi avec mon fils. Aussitôt la montagne s’ouvrit, les reçut sans son sein et les cacha. L’ange du Seigneur était avec eux pour les garder, et ils étaient environnés de lumière. Cependant Hérode fit demander à Zacharie où était son fils ; Zacharie n’ayant pas voulu le lui déclarer, ce prince le fit tuer dans le temple même, entre l’autel des holocaustes et le vestibule du temple. C’est ce qu’on lit plus au long dans le Protévangile de saint Jacques et dans d’autres anciens documents qui ne sont pas reçus pour authentiques dans l’Église.
Quant à la parenté de la sainte Vierge et de sainte Élisabeth, elle ne peut faire aucune difficulté ; car encore qu’Élisabeth fût de la tribu d’Aaron, et Marie de celle de Juda, elles pouvaient fort bien être parentes, soit qu’un parent de Marie de la tribu de Juda ait épousé, par exemple, la mère d’Élisabeth, ou que le père d’Élisabeth ait épousé une fille de Juda, parente de Marie. Aucune loi n’obligeait les prêtres juifs de n’épouser que des filles de leurs tribus, ni ne défendait aux filles de la race des prêtres d’épouser des hommes d’une autre tribu que de celle de Lévi. Il n’y avait qu’un seul cas où les filles étaient contraintes de se marier dans leurs tribus : c’est lorsqu’elles étaient héritières dans leurs familles, au défaut de frères (Nombres 27.1-2 ; 36.1-6) [Voyez Huré, au mot Élisabeth].
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
L’article dans CalmetDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
Femme du prêtre Zacharie, elle-même de race sacerdotale (Luc 1.5) ; fut la mère de Jean-Baptiste (Luc 1.57). Elle était aussi parente de Marie (Luc 1.36), mais on ne sait pas exactement de quel degré de parenté il s’agit. Elle salua en Marie la mère du Messie (Luc 1.43). Son nom signifie « serment de Dieu », et il est probable que le cantique de Zacharie y fait allusion dans Luc 1.73 : « Dieu a fait le serment », comme au verset 72 « sa miséricorde » ferait allusion au nom de Jean et « se souvient » à celui de Zacharie.
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
L’article dans Westphal