Dictionnaires bibliques

Elath ou Éloth

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Elath ou Éloth », un article après l’autre.

Dictionnaire de la Bible (Bost)

(2 Chroniques 8.17)

Chez saint Jérôme Aliath, chez les Grecs et les Romains Elana, maintenant Akaba-el-Mesrim, ville édomite avec un port sur le golfe élanitique ou sinus oriental de la mer Rouge ; d’après Eusèbe, à 10 milles est de Pétra, d’après Pline, à 150 milles romaines de Gaza, d’après Albufeda, au 55° long. 29° lat., d’après des calculs plus exacts entre le 57° 19’ long et 28° 45’ lat. David se la soumit (2 Samuel 8.14), et Salomon y construisit une flotte destinée à faire le commerce avec le pays d’Ophir (1 Rois 9.26 ; 2 Chroniques 8.17). Son cinquième successeur, Joram, perdit cette place importante, avec le reste de ses possessions en Édom (2 Rois 8.20) ; mais Ozias la rebâtit et la réunit de nouveau à son royaume (2 Rois 14.22) ; enfin Retsin roi de Syrie s’en empara (2 Rois 16.6), et y établit une colonie syrienne. Plus tard, elle passa au pouvoir des Romains, qui y mirent une forte garnison, et l’agrégèrent à la Palestine devenue aussi leur province. Après l’apparition du christianisme, elle devint une résidence épiscopale, et plusieurs de ses évêques figurèrent dans les premiers conciles. Ce n’est plus aujourd’hui qu’une tour flanquée de quelques maisons, et dans le voisinage de laquelle se trouve une forêt de palmiers. Ruppel croit avoir trouvé les ruines de l’ancienne Élath sous le nom de Gelena.

Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

(signifiant : chênes, ou palmiers, c’est-à-dire grands arbres sacrés). Ville édomite, près d’Etsion-Guéber (1 Rois 9.26), peut-être la même qu’El-Paran (Genèse 14.6) et portant peut-être le même nom que le chef édomite Éla (Genèse 36.41). Les Hébreux y passèrent pendant le séjour au désert (Deutéronome 2.8).

Plus tard détruite, la ville fut reconstruite par Azaria = Ozias (2 Rois 14.22) ; puis elle fut prise par Retsin, roi de Syrie, et rendue aux Édomites (2 Rois 16.5 et suivant). Son nom, devenu à travers l’araméen et le grec Aïlana, servit jadis à désigner le golfe Aelanitique. De même aujourd’hui, son nom moderne, Akaba ou Kalaat-el-Akaba, est appliqué à l’actuel golfe d’Akaba.

Sa situation géographique lui a toujours valu une grande importance commerciale : elle se trouve près de la mer, au carrefour des routes de caravanes venant d’Égypte, de Gaza et de Syrie et menant en Arabie ; les deux premières doivent traverser un col escarpé qui entaille le versant oriental du plateau désertique de Tih ; Akaba est donc encore aujourd’hui un centre de ravitaillement pour les caravanes de La Mecque.

Elle est construite sur un seuil, à l’extrémité du grand couloir syro-palestinien, dont le golfe d’Akaba n’est qu’un prolongement (voir Araba). Ce golfe étroit et profond (1 000 m) est une véritable fissure qui coupe à angle aigu celle qui a donné naissance à la mer Rouge ; entre les deux se dresse le massif montagneux du Sinaï. L. P.

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

Voir Élath.

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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