Dictionnaires bibliques

Ecbatane

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Ecbatane », un article après l’autre.

Dictionnaire de la Bible (Bost)

(Esdras 6.2)

Ville de Médie, que quelques interprètes croient être désignée par le nom chaldéen Akhmetha, que nos versions ont traduit par « dans un coffre » ; cette traduction est possible, comme aussi l’opinion de ceux qui rendent Achmetha par Ecbatane. Cette ville est plusieurs fois rappelée dans les Apocryphes. Elle fut fondée par Déjocès, roi des Mèdes (703 av. J.-C.), et entourée de sept murailles, qui s’élevaient par étages du dehors au-dedans de la ville, et dont les créneaux, au dire d’Hérodote, étaient de sept couleurs différentes, blancs, noirs, rouges, bleus, rouge foncé, argentés et dorés : le mur extérieur avait près de 38 km de tour, 178 stades. Depuis Cyrus elle fut pendant deux mois d’été la résidence des rois de Perse, qu’y attirait la fraîcheur de son climat. Elle renfermait un palais magnifique, un vaste temple et de riches aqueducs. C’est là qu’Antiochus Epiphanes apprit la déroute des armées qu’il avait envoyées en Palestine (2 Maccabées 9.3). Plusieurs voyageurs assurent qu’on en voit encore quelques chétives ruines dans le voisinage de Hamadan, sous les 34° 53’ de latit. Et 65° 24’ de longit. (Morier, Voyag. en Perse). Hérodote et Pline mentionnent une autre Ecbatane en Phénicie, non loin du mont Carmel, du côté de Ptolémaïs, où Cambyse mourut, s’étant blessé à la cuisse avec son cimeterre, comme il montait à cheval.

Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com

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Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)

Ecbatane (1)

Ville de Médie, bâtie par Déjocès, roi des Mèdes, et environnée de sept murs, lesquels étaient de hauteur et de couleur inégales. Le plus ample de ces murs avait, selon Hérodote, autant d’étendue que ceux d’Athènes, c’est-à-dire, cent soixante-dix-huit stades, ou vingt-trois mille trois cents pas, qui font près de huit lieues. Les créneaux de ces murs étaient de diverses couleurs : les premiers étaient blancs, les seconds, noirs ; les troisièmes, rouges ; les quatrièmes, bleus ; les cinquièmes, d’un rouge foncé ; les sixièmes, argentés ; les septièmes, dorés. Hérodote donne tout cet ouvrage à Déjocès ; mais le livre de Judith (Judith 1.1) attribue la construction d’Ecbatane à Arphaxad, que nous croyons être le même que Phraortes, successeur de Déjocès.

Ecbatane était située dans l’ancienne Médie ; et elle est souvent attribuée à la Perse. Les rois de Perse avaient accoutumé d’y passer l’été, à cause de la fraîcheur de l’air. Il est dit dans le premier livre d’Esdras (Esdras 6.2) que l’on trouva à Ecbatane de Médie la copie de l’édit de Cyrus, qui permettait aux Juifs de s’en retourner dans leur pays ; mais plusieurs interprètes traduisent achmeta, qui est dans l’original, par une cassette, une armoire, une cruche. On trouva cet édit dans l’armoire qui était dans les archives de la Médie. Le livre de Tobie met la ville de Ragès dans les montagnes d’Ecbatane (Tobie 5.8). Enfin il est dit dans les Machabées (2 Machabées 9.3) qu’Antiochus Épiphane, étant à Ecbatane, apprit la déroute de ses armées dans la Palestine [Voyez les Annales de philosophie chrétienne au mot Ecbatane dans la table générale du tome 12. Aucher-Eloi, ancien libraire et botaniste, est un des derniers voyageurs qui aient vu le lieu où fut Ecbatane. « Ramadan, dit-il, bâtie en terre comme toutes les villes de la Perse, est bien déchue de la gloire de l’antique Ecbatane dont elle occupe à-peu-près l’emplacement ; je dis à-peu-près, car Ecbatane, suivant le rapport des géographes anciens, et particulièrement d’Hérodote, devait être beaucoup plus sur le penchant de l’Elwend. La ville actuelle est presque en plaine, à l’exception du château en ruine, et ne pourrait point, comme le dit Morier, compter ses collines comme Rome et Constantinople : on ne conçoit guère comment ce voyageur a pu voir ainsi. Il n’y a aucun monument ancien bien remarquable, si ce n’est des inscriptions à têtes de clous gravées sur le rocher. On y remarque une vaste mosquée, Mesgid-Djouma, qui est en ruine. C’est un édifice qui passe pour être le tombeau d’Esther et de Mardochée. [Voyez Esther] On y lit une inscription en hébreu dont on peut voir le texte et la traduction dans Morier. Hamadan ne compte pas plusde 15.000 habitants ; il y a un petit nombre d’Arméniens et de Juifs. On y voit le tombeau d’Avicenne et des ruines de tombeaux, de très-belles mosquées avec des caractères kufiques ; enfin un antiquaire pourrait y faire de belles découvertes. On peut s’y procurer de bonnes médailles et de belles pierres gravées ; mais les Anglais, en les achetant sans rime ni raison, en ont fait élever le prix immodérément, et les Juifs se sont emparés de ce genre de trafic. » Relations de voyages en Orient, première partie, pages 248-250. Paris, 1843].

Ecbatane (2)

Ou plutôt Gabbata, ville située au pied du mont Carmel, du côté de Ptolémaïde. C’est là où Cambyse mourut, s’étant blessé à la cuisse avec son cimeterre, comme il montait à cheval. Voyez notre Dissertation sur Gog et Magog, à la tête du Commentaire sur Ézéchiel.

Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

Capitale du royaume des Mèdes, où étaient déposées les archives de Cyrus ; citée dans Esdras 6.2 et dans les livres apocryphes (2 Macchabées 9.3 ; Tobit 3.7 ; Tobit 6.6 ; Tobit 14.14 ; Judith 1.1 et suivant). Aujourd’hui, Hamadan

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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