Dictionnaires bibliques
Drusille
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Drusille », un article après l’autre.
Dictionnaire de la Bible (Bost)
Féconde en maris, cette femme qui est nommée (Actes 24.24), comme l’épouse du procurateur romain Félix, était fille d’Hérode Agrippa le Grand (Actes 12.23), et sœur d’Agrippa le Jeune : elle avait été fiancée d’abord à Antiochus Epiphane ; mais comme celui-ci n’avait pas voulu embrasser le judaïsme, elle épousa Azizus, prince d’Emessa, puis finit par se laisser séduire par Félix, dont elle eut un fils, Agrippa qui périt plus tard, comme elle, par une éruption du Vésuve. Ces deux époux, curieux d’entendre le prisonnier chrétien, le firent comparaître ; mais comme il leur parlait de justice, de chasteté, de jugement à venir, Félix tout effrayé le renvoya en lui disant : Pour le moment va-t-en, et quand j’en aurai la commodité je te rappellerai. Drusille passait pour la plus belle femme de son temps, mais non pour la plus chaste.
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)
Troisième fille du grand Agrippa et de Cypros. Elle fut d’abord fiancée à Épiphane, fils d’Antiochus, roi de Comagène, sous la promesse que ce jeune prince fit de prendre la circoncision. Mais n’ayant pas voulu exécuter cette condition, le mariage fut rompu. Drusille épousa ensuite Azize, roi des Emesséniens. Mais peu de temps après elle quitta Azize, pour épouser Claude Félix, gouverneur de Judée (1), dont elle eut un fils nommé Agrippa. Ce fut devant Drusille et devant Félix son mari que saint Paul parut (Actes 24.24-25), et rendit témoignage à la religion de Jésus-Christ. Et comme l’Apôtre parlait avec sa force ordinaire de la justice, de la chasteté, et du jugement dernier, Félix effrayé lui dit : En voilà assez pour le présent ; je vous ferai venir quand il sera temps. Drusille passa pour une des plus belles personnes de son siècle, mais elle ne passa pas pour la plus chaste.
(1) Voilà une singulière contradiction dans la vie de Drusille ; elle répudia (les femmes, à cette époque, s’attribuaient le droit de répudier leurs maris, tout comme les hommes s’étaient attribué celui de répudier leurs femmes ; et pourquoi pas ?) Drusille donc répudia son fiancé Épiphane (les fiançailles formaient le lien matrimonial), parce qu’il refusait de tenir sa promesse, c’est-à-dire d’embrasser le judaisine et elle épousa Aziz, qui avait adopté exprès ce culte ; mais elle le répudia aussi pour épouser Félis, qui était et resta païen.
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
L’article dans CalmetDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
Fille d’Hérode Agrippa Ier et de Cypros, sœur d’Agrippa II et de Bérénice (voir ces noms), donc Juive ; avait épousé très jeune Azizus, roi d’Émèse, qu’elle quitta pour devenir la troisième femme du procurateur romain en Palestine, Félix (Actes 24.24). Elle n’avait guère plus de seize ans quand elle et son mari entendirent l’appel de saint Paul sur la justice, la tempérance et le jugement à venir, message propre à « effrayer » (verset 25) de tels époux. Voir Palestine au siècle de Jésus-Christ, paragraphe 7.
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
L’article dans Westphal