Dictionnaires bibliques
Doigt
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Doigt », un article après l’autre.
Dictionnaire de la Bible (Bost)
Il est parlé plusieurs fois dans l’Écriture du doigt de Dieu pour désigner sa puissance (Exode 8.19 ; 31.18 ; Psaumes 8.3 ; Ésaïe 58.9 ; Luc 11.20). Le mot doigt exprime souvent aussi une mesure naturelle prise de l’homme comme la coudée, et équivalant à un peu moins de 3/4 de pouce (Jérémie 52.21).
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)
Doigt (1)
Le doigt de Dieu marque sa puissance, son opération. Les magiciens de Pharaon (Exode 7.19) reconnurent le doigt de Dieu dans les miracles de Moïse. Ce législateur donna aux Hébreux la Loi écrite du doigt de Dieu (Exode 31.18) Les cieux sont l’ouvrage du doigt de Dieu (Psaumes 8.4). Le Seigneur porte avec trois doigts la masse de la terre (Isaïe 40.12). Jésus-Christ dit qu’il chasse les démons par le doigt de Dieu (Luc 11.20) ; il insinue par là que le royaume des cieux est arrivé.
Doigt (2)
Comme mesure, en hébreu esbah, contient un 61/89 de pouce. Il y a quatre doigts dans le palme, et six palmes, ou paumes, dans la coudée ; la coudée est de presque vingt pouces et demi.
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
L’article dans CalmetDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
Comme beaucoup de parties du corps, les doigts sont mentionnés au sens propre, au sens figuré, et même, par anthropomorphisme, attribués à Dieu.
Les doigts des mains (Cantique 5.5 ; Daniel 5.5 ; Sagesse 15.15) sont plus souvent cités que ceux des pieds (Exode 29.20 ; Daniel 2.41 et suivant) ; mais le cas de polydactylie (doigts surnuméraires) d’un Philistin affecte les unes et les autres : vingt-quatre doigts en tout (2 Samuel 21.20 parallèle 1 Chroniques 20.6).
En Orient, l’anneau au doigt était un ornement des femmes (Ésaïe 3.18) et des hommes (Luc 15.22) ; et, comme chez la plupart des peuples, le doigt servit primitivement de mesure (Exode 25.25 ; Jérémie 52.21), en largeur (environ 0 m 0225).
Le doigt, c’est-à-dire l’index, sert à écrire (Jean 8.6), d’où l’expression : les tables de la Loi écrites du doigt de Dieu (Exode 31.18 ; Deutéronome 9.10) ; il sert à tâter (Jean 20.25 ; Jean 20.27) ; il sert au prêtre pour l’application ou l’aspersion du sang (Exode 29.12 ; Lévitique 14.6 ; Lévitique 14.17 etc.), ou de l’huile (Lévitique 14.16 etc.) ; Jésus touche de ses doigts les oreilles et la langue du sourd-muet qu’il guérit (Marc 7.33). Le guerrier s’exerce les doigts à tendre l’arc (Psaumes 144.1, cf. Psaumes 18.36).
Les doigts représentent, comme les mains, la fabrication d’un ouvrage (Ésaïe 2.8 ; Ésaïe 17.8). D’où, au figuré, leur responsabilité (Ésaïe 59.5) et L’appel à leur lier les leçons de la sagesse (Proverbes 7.3). D’où, encore, l’attribution des cieux à l’œuvre des doigts (sens littéral, rendu : mains) de Dieu (Psaumes 8.4), et l’exclamation des magiciens d’Égypte devant une plaie extraordinaire : « Le doigt de Dieu est là ! » (Exode 8.19). Comp. « le doigt d’Achéra », qui dans une lettre de Thaanac semble désigner un oracle. De même Jésus affirme son pouvoir de chasser les démons « par le doigt de Dieu » (Luc 11.20), qui s’oppose aux simagrées des nombreux sorciers du temps (un talisman du bas Empire porte cette formule : « Je t’adjure par le doigt du dieu, pour qu’il ne lui ouvre pas la bouche ! »). Dans ces diverses expressions, il semble que la mention du doigt évoque un geste plus aisé que celle de la main. Ailleurs, en tout cas, il s’agit du minimum d’effort refusé : « Vous ne voulez même pas toucher du doigt les rudes fardeaux dont vous chargez autrui ! » (Luc 11.46 ; Matthieu 23.4). C’est aussi un contraste qu’exprime insolemment la forme imagée et proverbiale de 1 Rois 12.10. Par un contraste encore plus saisissant, Jésus oppose le doigt trempé dans l’eau fraîche, qu’implore vainement le mauvais riche, soulagement insignifiant, à ses jouissances extravagantes d’autrefois.
Enfin (Luc 16.24), « l’élévation du doigt », pour traduire littéralement Ésaïe 58.9, peut représenter « le geste menaçant » (Version Synodale, Segond), ou bien « le dédain railleur, l’acte de montrer les gens du doigt » (Reuss) ; quelque chose d’analogue se trouve dans les signes convenus des malfaiteurs entre eux (Proverbes 6.13).
Jean Laroche
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
L’article dans Westphal