Dictionnaires bibliques

Cyrène

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Cyrène », un article après l’autre.

Dictionnaire de la Bible (Bost)

Ville importante de la Libye supérieure ou Pentapolitaine, située à 16 km de la mer, sur une plage africaine, presque en face des trois promontoires du Péloponèse, à 320 km environ de la capitale de l’Égypte. Ses ruines subsistent encore sous le nom de Caïroan, et ne comptent qu’un fort petit nombre d’habitants. Sous les Ptolémées, les Juifs formaient le quart de la population de Cyrène, et jouissaient des mêmes droits que les Cyréniens eux-mêmes. C’est là qu’était né Simon, le père d’Alexandre et de Rufus, qui eut le bonheur de soulager le Christ dans sa marche vers Golgotha (Matthieu 27.32 ; Marc 15.21 ; Luc 23.26). Plusieurs de ces Juifs de la Cyrénaïque embrassèrent la foi chrétienne (Actes 11.20 ; 13.4), mais un grand nombre aussi furent comptés dans les rangs des adversaires de l’Évangile, et Luc les cite parmi les plus violents de ceux qui s’élevèrent contre Étienne (Actes 6.9). Après la destruction de Jérusalem par Titus, les Juifs de Cyrène se soulevèrent contre Catulle, gouverneur de cette province ; mais il furent facilement réduits et écrasés.

Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com

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Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)

Cyrène (1)

Ville et province de la Libye Pentapolitaine, entre la grande Syrte et la Maréote. La ville de Cyrène s’appelle aujourd’hui Cairoan, et elle est dans le royaume de Barca. Le canton où est située cette ville s’appele Mesrata. C’est de là qu’était Simon le Cyrénéen, père d’Alexandre et de Rufe (Matthieu 27.32 ; Luc 23.26), que les soldats romains chargérent de la croix de Jésus-Christ. Il y avait beaucoup de Juifs dans la Cyrénaïque, et plusieurs embrassèrent la religion chrétienne (Actes 11.20 ; 13.1) ; mais d’autres s’y opposèrent avec beaucoup d’opiniâtreté (Actes 6.9). Saint Luc nomme entre les plus grands ennemis de notre religion, ceux de cette province qui avaient une synagogue à Jérusalem ; et qui s’élevèrent contre saint Étienne.

Après la ruine de Jérusalem par Tite, un des sicaires ou assassins de la Judée, étant passé à Syrène, sut si bien gagner les Juifs de la ville, qu’il les engagea a le suivre dans le désert, sur l’assurance qu’il leur ferait voir par des signes merveilleux, Dieu n’était plus en colère contre les Juifs, et qu’ils pourraient bientôt rebâtir Jérusalem. Catulle, qui était gouverneur de la Cyrénaïque, en étant informé marcha contre ces malheureux, enveloppa le bois où ils étaient, et les tailla tous en pièces. Il réserva Jonathas, dont il se servit pour lut découvrir une prétendue conspiration, dans laquelle il enveloppa malicieusement les plus honnêtes gens du pays.

Cyrène (2)

Il est parlé, dans les livres de l’Ancien Testament, d’une autre province de Cyrène, différente de celle d’Afrique. Téglathphalassar transporta les habitants de Damas à Cyrène (2 Rois 16.9 ; Amos 1.5), ainsi que le prophète Amos l’avait prédit environ vingt-cinq ans auparavant (Amos 9.7). Ce n’est pas sans doute dans la Cyrénaïque voisine de l’Égypte, où Téglathpbalassar n’avait rien ; mais dans l’Ibérie ou l’Albanie, où se trouve le fleuve Kir ou Cyrus, qui se décharge dans la mer Caspienne. Josèphe, Antiquités judaïques 1.9, chapitre 12 dit qu’ils furent transportés dans la Médie supérieure ; ce qui revient à notre sentiment. Car anciennement la Médie avait beaucoup d’étendue.

Amos dit que les Araméens étaient originaires de Kir : Nuniquid non ascendere feci Syros (hébreu araméen) de Cyrene ? Le prophète a voulu apparemment comprendre sous le nom de Syr ou Kir, les peuples de delà l’Euphrate et de la Mésopotamie, d’où les Araméens étaient vraiment sortis par Aram, fils de Sem. Nous n’avons aucune connaissance distincte qu’ils soient sortis en particulier de ce pays, où coule le fleuve Cyrus [Voyez Cyrus, fleuve].

Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

Ville de la côte nord de l’Afrique ; ancienne capitale de la Libye Cyrénaïque, à l’ouest de l’Égypte, au méridien de la Grèce ; fondée par les Grecs, au VIIe siècle avant Jésus-Christ, sur une haute colline à 16 km de la mer Méditerranée, et devenue un centre de culture hellénique et de commerce florissant.

Il s’y trouvait une colonie juive prospère et les Juifs cyrénéens avaient avec d’autres Juifs de la Dispersion une synagogue à Jérusalem (Actes 6.9). Plusieurs se convertirent au christianisme (Actes 2.10), comme Lucius, membre de l’Église d’Antioche (Actes 13.1) et ceux qui évangélisèrent les Grecs d’Antioche (Actes 11.20).

Cyrène était aussi la patrie du Simon que l’on réquisitionna pour porter la croix de Jésus (Matthieu 27.32; Luc 23.26), et qui dut se convertir si le chrétien de Rome du nom de Rufus (et dont la mère est aussi chrétienne) est son fils, comme il est probable (comparez Romains 16.13 et Marc 15.21). Après la destruction de Jérusalem les Juifs de ce pays furent la cause de sa ruine, par leur fanatisme turbulent.

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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