Dictionnaires bibliques

Cléopas

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Cléopas », un article après l’autre.

Dictionnaire de la Bible (Bost)

(Jean 19.25)

Époux de Marie, sœur de la mère de Jésus ; cette Marie, dans le passage parallèle (Marc 15.10), est appelée mère de Jacques le mineur, lequel Jacques est ainsi nommé pour le distinguer du fils de Zébédée. Ce Jacques le mineur est donc fils d’Alphée, et comme il est aussi fils de Marie, femme de Clopas, il en résulte que Alphée et Clopas ne sont qu’un seul et même nom, comme le prouve, d’ailleurs leur presque identité de forme et de signification dans les langues originales (Alphée signifie instruit, chef.). Clopas est encore le nom de l’un des deux disciples que notre Sauveur rencontra sur la roule d’Emmaüs (Luc 24.18) ; est-ce le même que l’époux de Marie ? rien ne le prouve ; et comme il y a dans les deux noms une légère différence (le premier est proprement Clôpas), il est plus probable qu’il faut les distinguer ; cette seule différence d’une lettre est d’ailleurs plus importante qu’il ne le semble d’abord, et, comme Winer le fait observer, Cléopas est davantage un nom grec et la contraction de Cléopatros, de même que Antipas est la contraction d’Antipatros, tandis que Clôpas est plutôt le nom d’Alphée passé à la forme grecque. Toutefois Tholuk et Olshausen ne voient dans ces deux passages qu’un même individu.

Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

(forme abrégée du grec Clêopâtre)

L’un des deux disciples que le Seigneur ressuscité aborda sur le chemin d’Emmaüs (Luc 24.18). C’est une question fort controversée que celle de l’identifier avec le Clopas de Jean 19.25 (la Version Synodale écrit à tort Cléopas) et avec l’Alphée de Matthieu 10.3, etc. (voir ces noms).

Dans le compagnon anonyme de Cléopas on a voulu voir Luc l’auteur du récit, ce que rend improbable leur façon de parler en Juifs (Luc 24.20 et suivants) ; d’autre part ils ne sont pas des Onze (verset 33), quelque impression que puisse donner à cet égard l’appendice de Marc (Marc 16.12 et suivant) ; on s’est demandé si Cléopas n’était pas tout simplement avec sa femme, qui aurait pris la parole au verset 22 : « qqs femmes des nôtres…  », puis qui aurait contribué à préparer le repas, car il semble bien qu’il n’y eût personne pour les recevoir à Emmaüs (voir ce mot).

Dans leur désespoir, les deux disciples avaient évoqué la carrière du Maître (verset 19 et suivant), et l’étranger leur rappelle son propre enseignement, sur la nécessité, au nom même de la prophétie, de sa souffrance et de sa mort pour son élévation dans la gloire (verset 26 et suivant, voir verset 44,47) : ce sera bientôt la première prédication apostolique (cf. Actes 2.22 ; Actes 2.36 etc.).

L’apparente intention de Jésus de les quitter et leur insistance à le garder illustrent ensuite la nécessité de la prière pour posséder la compagnie du Seigneur : on a appelé cet épisode le Péniel du Nouveau Testament (comparez verset 29 avec Genèse 32.26). Le repas n’est point une célébration de la Cène, mais tous les gestes de l’inconnu la reproduisent si clairement, qu’à cela il est reconnu ! Son but atteint, il disparaît, laissant les compagnons qui voulaient tout à l’heure lui épargner un voyage dans la nuit (verset 29) repartir eux-mêmes dans la nuit, tout brûlants de joie, pour rendre témoignage au Ressuscité ! (verset 338). Page magnifiquement inspiratrice pour les artistes (peinture, poésie) et surtout pour les croyants.

Jean Laroche

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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