Dictionnaires bibliques

Cilicie

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Cilicie », un article après l’autre.

Dictionnaire de la Bible (Bost)

(Actes 15.23-41 ; 27.5 ; Galates 1.21)

Province sud-est de l’Asie Mineure, séparée de la Syrie par les monts Amanus, mais souvent nommée à côté de cette dernière, avec laquelle elle se trouvait en fréquents rapports de voisinage ; elle était entourée à l’ouest et au nord par le mont Taurus comme d’une ceinture, et communiquait par des déniés avec l’Isaurie, la Pisidie, et la Paphlagonie. La partie orientale de cette province, se composait de plaines fertiles et riches en vignobles ; à l’ouest, au contraire, le terrain était plus montagneux, et les belles chèvres de la Cilicie, déjà distinguées par Aristote, y trouvaient de féconds pâturages. Les premiers habitants de cette contrée furent des Syriens et des Phéniciens, mais au temps d’Alexandre, il s’y établit des colonies grecques et macédoniennes. D’abord sous le joug des Séleucides, la Cilicie passa au pouvoir de l’Arménie, et finit par devenir sous Pompée une province romaine ; mais les habitants des montagnes restèrent toujours indépendants, et ne relevant que de leurs chefs particuliers. Il se trouvait aussi des Juifs établis dans cette contrée (Actes 6.9). La ville principale était Tarse, bien connue comme patrie de Paul.

Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

(signifiant : pays de Cilix : personnage mythologique, frère de Cadmus et de Phénix). Région de l’Asie Mineure, citée dans les Apocryphes (2 Macchabées 4.36) et dans le Nouveau Testament (voir plus loin) ; située entre la Syrie et la Cappadoce, et consistant :

1.

Au sud et au sud-est, en une grande plaine fertile allongée jusqu’aux « Portes de Syrie », marécageuse au bord de la Méditerranée, arrosée entre autres par le Gydnus (fleuve où Alexandre faillit périr), lequel passe à Tarse (voir ce mot), la capitale, ville natale de saint Paul (Actes 21.39 ; Actes 22.3) ;

2.

Au nord et à l’Ouest, en un pays montagneux, la Cilicie Tracheïa (signifiant : raboteuse), dominée par la haute chaîne du Taurus que traversait ce fameux défilé des « Portes de Cilicie », long de 130 km à 760 m d’altitude, où sont passés tous les conquérants d’Asie Mineure.

Cette situation resserrée entre la montagne et la mer, en faisant le chemin obligatoire de ou vers l’Occident, lui a valu bien des vicissitudes : après avoir eu longtemps ses souverains indépendants, elle passa aux Perses, puis à Alexandre vainqueur chez elle de Darius à la célèbre bataille d’Issus, puis aux Séleucides, enfin aux Romains, qui en supprimèrent les pirates et, en 22 avant Jésus-Christ, en organisèrent la partie méridionale en province impériale unie à la Syrie-Phénicie ; cette unité administrative est exprimée dans son titre officiel employé dans Galates 1.21 ; Actes 15.23 ; Actes 15.41.

Tarse avait attiré beaucoup de Grecs par ses écoles et beaucoup de Juifs par son commerce, en particulier celui des cilices (du nom du pays) : grossières étoffes en poils des chèvres et des chameaux du Taurus, destinées aux toiles de tentes, voiles de navires et vêtements du peuple ; leur fabrication était le métier manuel qu’avait appris Saul de Tarse (Actes 18.3).

Dans l’affaire d’Étienne à Jérusalem, se firent remarquer les Juifs de Cilicie (Actes 6.9), parmi lesquels Saul se trouvait évidemment (Actes 7.58 ; Actes 8.1 et suivants) ; il avait d’ailleurs une sœur mariée à Jérusalem (Actes 23.16). Apôtre, il y porta l’Évangile peu après sa conversion (Actes 9.30 cf. Actes 11.25 ; Galates 1.21), puis au début de son 2e voyage missionnaire, au départ d’Antioche (Actes 15.40) et aussi au 3e, bien que son passage ne soit que sous-entendu dans Actes 18.23 et que le Nouveau Testament ne nous dise plus rien des « églises de Cilicie ».

Jean Laroche

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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