Dictionnaires bibliques
Chroniques
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Chroniques », un article après l’autre.
Dictionnaire de la Bible (Bost)
Le nom actuel de ces livres leur a été donné par saint Jérôme ; les Juifs les nommaient Diberé hayamim, journaux, paroles des jours ; et les Grecs leur avaient donné le nom que les Latins leur conservent encore, de Paralipomènes ou choses omises, qui correspond à ce que dans notre langue nous appellerions un supplément. Les neuf premiers chapitres contiennent des tables généalogiques, documents auxquels les Israélites devaient attacher beaucoup d’importance, soit à cause de l’attente du Messie, soit parce que toutes les propriétés foncières étaient inséparablement liées à l’existence de la famille. Le reste du premier livre et les neuf premiers chapitres du second, contiennent l’histoire de David et de Salomon ; et la fin du deuxième livre, l’histoire du royaume de Juda depuis le schisme jusqu’à l’exil. Les livres des chroniques ne sont cependant pas une simple répétition des livres de Samuel et des Rois. On remarquera facilement des différences notables dans la manière dont les faits sont présentés dans les Rois et dans les Chroniques, même des contradictions apparentes. Les livres des Chroniques donnent beaucoup plus de détails sur tout ce qui tient au culte, par exemple lorsqu’il s’agit des préparatifs que fit David pour la construction du temple (1 Chroniques 22 ; 28 ; 29) sur l’organisation des classes sacerdotales (1 Chroniques 23 ; 24 ; 26), sur la musique sacrée (26). Ce caractère pour ainsi dire ecclésiastique des livres des Chroniques, s’explique facilement, si l’on réfléchit qu’à l’époque où ils furent selon toute probabilité composés (après le retour de l’exil), tout ce qui tenait à la religion était l’objet d’un intérêt beaucoup plus vif. Les rapports qui se trouvent entre les livres des Chroniques et les livres des Rois, s’expliquent par le fait que les deux auteurs ont consulté les mêmes sources, savoir les annales des rois de Juda et celles des rois d’Israël ; seulement il paraît que l’auteur des Chroniques avait sous les yeux un recueil contenant ces deux ouvrages réunis, et il le nomme tantôt avec le titre complet : Livre des rois de Juda et d’Israël (2 Chroniques 25.26), tantôt en abrégeant, Livre des Rois (2 Chroniques 24.27), ou Livre des rois d’Israël (2 Chroniques 20.34), ou Actions des rois d’Israël (2 Chroniques 33.18). Quant aux différences, elles proviennent de ce que l’auteur des Chroniques a consulté, outre ces documents généraux, quelques monographies particulières composées par des prophètes, et dont les annales des royaumes ne contenaient que des extraits fort courts ; ainsi, par exemple pour le règne de Roboam, les monographies des prophètes Semaïa et Iddo (2 Chroniques 12.15) ; pour l’histoire d’Ozias, la monographie d’Ésaïe (2 Chroniques 26.22, etc.).
On a tout lieu de penser que les livres des Chroniques furent composés du temps d’Esdras, après le retour de la captivité, ainsi en 1 Chroniques 9.17, nous voyons nommés les mêmes personnages que Néhémie 12.25-26, et même d’admettre avec la tradition qu’ils le furent par Esdras lui-même. Il y a un rapport très intime entre la fin du livre des Chroniques et le commencement du livre d’Esdras, comme si le deuxième de ces ouvrages était destiné à être une continuation du premier.
Pour se débarrasser de la preuve très forte que les livres des Chroniques fournissent en faveur de l’authenticité du Pentateuque, on a attaqué, comme tant d’autres, la crédibilité de cette partie de l’Ancien Testament. L’attaque, faite principalement par De Wette et Berthold, a été repoussée avec habileté par les ouvrages de Keil (Berlin, 1833). et de Movers (Bonn, 1834). Le principal reproche que l’on dirige contre l’auteur du livre des Chroniques, c’est sa prétendue partialité pour le culte mosaïque, et pour la tribu de Lévi ; mais on a vu déjà que son but était simplement de combler les lacunes des autres livres historiques sur ce sujet, et l’on ne peut pas prouver que ce point de vue l’ait jamais entraîné à sacrifier la vérité. Si on remarque des différences entre les livres des Rois et ceux des Chroniques, sous le rapport des nombres et des noms, il faut observer que comme les nombres se représentaient par des lettres, quelque erreur pouvait facilement se glisser dans les copies, v. Nombres, et quant aux noms de lieux et de personnes, on a vu ailleurs combien chez les Orientaux les noms étaient sujets à des changements, et combien souvent aussi ils étaient doubles. La crédibilité du livre des Chroniques est suffisamment attestée, soit par les morceaux parallèles dans le livre des Rois, soit, pour les morceaux qui appartiennent spécialement au premier de ces ouvrages, par les autres livres du Canon. Nous n’en citerons que deux exemples : on a beaucoup attaqué le récit qui est donné (2 Chroniques 20), de la victoire de Josaphat sur les rois alliés ; mais si on lit attentivement le psaume 48, on voit que c’est un cantique d’actions de grâce qui ne peut se rapporter à aucun autre événement. Le récit du grand deuil occasionné par la mort du roi Josias dans la vallée de Méguiddo (2 Chroniques 33.22-24), est également confirmé par Zacharie 12.11.
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)
On donne le nom de Chroniques aux deux livres que nous appelons Paralipomènes, et les Hébreux Dibrei-Haiamim, ou Paroles des jours. Voyez Paralipomenes.
Les Juifs ont en leur langue des chroniques ou histoires, mais elles sont peu correctes et assez modernes. Nous avons parlé, sous le titre de Joseph, fils de Gorion, de l’histoire de cet auteur. Il y a outre cela sept Chroniques ou livres historiques parmi les Juifs, dont il est bon de dire un mot en cet endroit.
1° Seder-olam-Rabba, c’est-à-dire la grande Chronique, ou le grand ordre du siècle, ainsi nommée pour la distinguer de la petite Chronique, nommée Seder-olam-Seutalt, parce que celle-ci est plus courte et plus récente. On croit que Rabi José, fils de Chalipta, est l’auteur du Seder-olam-Rabba : il a vécu un peu après le commencement du second siècle, et a été, à ce que l’on dit, le maître de Rabi Juda le Saint, qui a composé la Misne. Mais le rabbin Azariar, dans la troisième partie de son Meor-enaim, dit en avoir vu un manuscrit où l’on avait marqué que l’auteur vivait sept cent soixante-deux ans après la destruction du temple de Jérusalem, ce qui revient à l’an de Jésus-Christ 832. Il est bien certain qu’il n’a écrit que depuis le Talmud de Babylone, car il y a quantité de fables et de rêveries que l’on voit clairement qui en sont tirées l’auteur ne parle guère que des événements qui sont contenus dans l’Écriture. Buxtorf dit qu’elle descend jusqu’au temps d’Adrien, et de la victoire remportée par cet empereur sur Barchocheba : ce qui prouve que le rabbin José n’en est pas l’auteur, c’est qu’il y est cité en plusieurs endroits l’auteur avance que le prophète Élie, après son enlèvement, a écrit dix lettres au roi Joram ; qu’il écrit dans le lieu de sa demeure l’histoire du monde ; que Job est le père de Balaam ; que Josué, après le passage du-Jourdain, écrivit la Loi en sept langues sur les douze pierres qu’il fit tirer du Jourdain.
La seconde Chronique des Juifs est intitulée : Jesu Both R. Serira Gaon : Les Réponses du R. Serira, le docteur sublime. C’est un traité historique écrit par demandes et par réponses : l’ouvrage est fort court l’auteur fut président à Babylone, et chef de toutes les écoles et des académies de ce pays-là. Il entra en charge en 967, et fut trente ans en possession de cette dignité, qu’il résigna à son fils le rabbin Haia, le dernier de ceux qui ont porté le nom de Gaon, ou docteurs sublimes. Ce fut de son temps, en 1037, que le roi de Babylone, qui était mahométan, chassa tous les Juifs de ses États, de sorte que toutes leurs écoles furent abandonnées. Serira avait écrit l’histoire de ces académies, et avait donné la succession des rabbins qui y avaient paru depuis le Talmud jusqu’à son temps.
La troisième Chronique a pour titre : Seder-olam-Zutha, ou la petite Chronique, à la distinction de Seder-olam-Rabba, dont on a parlé. La petite Chronique a été écrite mille cinquante-trois ans après la destruction du temple, c’est-à-dire l’an de Jésus-Christ 1123. Ou ignore qui en est l’auteur : il donne une histoire très-abrégée depuis la création du monde jusqu’à l’an 522 de Jésus-Christ. Depuis ce temps elle donne encore huit générations, mais il n’y a que les noms.
La quatrième Chronique est intitulée : Sepher Cabbala R. Abraham Levitoe Ben-Dior : le livre de la Tradition composé par le rabbin Abraham le Lévite, fils de Dior. Le principal dessein de.cet ouvrage est de donner la succession de ceux par les mains de qui ont passéles traditions des Juifs de génération en génération, depuis Moïse jusqu’à l’auteur, qui vivait l’an de Jésus-Christ 1160. Il suit beaucoup Joseph fils de Gorion, et est un de ceux qui lui ont donné plus de vogue.
La cinquième Chronique est le Sepher Juchasin, ou le livre des généalogies. Cet ouvrage est plus gros qu’aucun des quatre qu’on vient de nommer. Il commence à la création, et conduit l’histoire jusqu’à l’an de Jésus-Christ 1500 l’auteur est Abraham Jachuz, qui le publia à Cracovie, en Pologne, en l’an 1580. Il a soin de marquer la succession de la tradition des Juifs depuis le mont Sinaï, et les noms des docteurs qui les ont enseignées jusqu’à son temps.
La sixième Chronique a pour titre : Schalschelesh Hakabala, ou la Chaîne de la tradition. C’est un livre historique de même espèce que le précédent : l’auteur est Rabi Gedalia, fils de Jéchaia, qui le publia à Venise en 1587.
La septième Chronique est le Semach-David, ou Rejeton de David. Elle commence à la création, et descend jusqu’à l’an de Jésus-Christ 1592, qu’elle a paru à Prague en Bohême. Le sujet est le même que des deux précédents l’auteur est David Ganz, Juif de Bohême. Guillaume Henri Vorstius, fils de Conrade Vorstius, la traduisit en latin, et la fit imprimer à Leyde en 1644.
Chronique du prophète Moïse, intitulée en hébreu Dibrei-Hajamina-Schel-Mosé ; c’est un livre fabuleux de la vie de Moïse, imprimé à Venise en 1544., traduit en latin par M. Gaulmin.
Chronique des Samaritains ; elle a été publiée par M. Bernard, et communiquée aux journalistes de Leipsick. M. Basnage l’a insérée avec des remarques dans son Histoire des Juifs. Elle commence à la création du monde, et continue jusqu’à la prise de Samarie par Saladin en 1187 : elle est très-courte et très-peu exacte. Voyez l’article Samaritains.
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
L’article dans CalmetDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
Nom
Les deux livres des Chroniques — qui primitivement n’en formaient qu’un seul — sont, dans nos Bibles, les derniers des Livres historiques. Dans la Bible hébraïque, ils figurent à la fin du 3e groupe, les Écrits, et par conséquent terminent l’Ancien Testament. Le livre des Chroniques avait pour suite les livres d’Esdras et de Néhémie ; si, dans le canon hébreu, il les suit, c’est qu’il n’a été admis qu’après eux dans la Bible. Le titre hébreu du livre signifie littéralement Événements des jours ; dans les LXX et la Vulgate, le titre est Paralipomena, ce qui peut signifier « les choses transmises » ou « les choses laissées de côté » par les autres livres historiques. Le nom de Paralipomènes s’est conservé dans les éditions catholiques de la Bible. Le nom de Chroniques vient de Jérôme et a été adopté par Luther.
Contenu
La période embrassée par le Chroniste (on appelle ainsi l’auteur du livre) va d’Adam jusqu’à la fin de l’exil babylonien (538 avant Jésus-Christ) ; cette période correspond à celle qui est traitée dans le Pentateuque et dans les livres de Josué, Juges, Samuel et Rois. Le livre se divise en quatre parties :
- D’Adam à la mort de Saül (1 Chroniques 1-9). L’histoire est remplacée par un fil généalogique.
- Le règne de David (1 Chroniques 10-29). Nous y retrouvons beaucoup d’indications contenues dans 2 Samuel, mais l’auteur attribue à David les préparatifs de la construction du temple, le plan détaillé de sa construction et la liturgie du culte.
- Le règne de Salomon (2 Chroniques 1-9). Le récit est parallèle (avec variantes et compléments) à 1 Rois 3-11.
- Les règnes des rois de Juda, du schisme jusqu’à l’exil (2 Chroniques 10 à 2 Chroniques 36). L’édit libérateur de Cyrus y est mentionné (2 Chroniques 36.22 et suivant). Le récit est parallèle à 1 Rois 12 et 2 Rois 25, mais seulement pour les rois de Juda ; le Chroniste ne dit rien des rois d’Israël.
Caractère et tendance
- Le Chroniste est un Judéen, très attaché au souvenir de David et de sa dynastie. Il ne connaît que l’histoire du royaume de Juda et admire sans réserve David et Salomon ; il tait toutes leurs fautes. La piété de David est spécialement relevée : il est l’organisateur du culte du temple, que bâtira son fils. L’écrivain vante la richesse de David (1 Chroniques 21.25 ; 1 Chroniques 22.14 ; 1 Chroniques 29.3-7), les sacrifices de Salomon (2 Chroniques 7.4 et suivant), l’effectif des armées (2 Chroniques 14.7 ; 2 Chroniques 17.14-18).
- Le Chroniste est profondément religieux. Il veut écrire une histoire édifiante en faisant un choix dans les événements du passé. Sa conception historique est dominée par le dogme de la rétribution, qui établit une étroite corrélation entre le sort d’un homme et sa conduite : pas de vertu sans bonheur qui la récompense, pas de péché sans malheur qui le punit ; mais aussi pas de bonheur sans vertu pour le justifier, pas de malheur sans péché pour l’expliquer. Ainsi, par exemple, si Asa (2 Chroniques 16), Josaphat (2 Chroniques 20), Joas (2 Chroniques 24), Amatsia (2 Chroniques 25), Ozias (2 Chroniques 26), Josias (2 Chroniques 35.22) ont eu des malheurs bien qu’ayant été des rois pieux, c’est que, à un moment, ils ont commis une faute. À l’inverse, si le roi impie Manassé a terminé en paix un très long règne, c’est qu’à la fin de sa vie il se serait repenti (2 Chroniques 33.12-22). Le roi qui fut le plus puissant et le plus heureux, ce fut David parce qu’il fut le plus pieux.
- Le Chroniste porte un intérêt spécial aux institutions ecclésiastiques. Son point de vue est celui du Code sacerdotal (P) et de la communauté cléricale groupée autour du temple après l’exil. Comme P, le Chroniste s’intéresse aux généalogies, aux prêtres, aux lévites, au culte, à la liturgie. Dès David, ce culte, selon les Chroniques, a toujours existé sous cette forme ritualiste et cléricale. Le zèle des rois pour la Loi ou le temple est soigneusement relevé.
La valeur historique de ce livre n’égale pas sa valeur religieuse. Pour ce qui concerne le passé, il faut toujours tenir compte de ce que les idées dogmatiques et ecclésiastiques de l’auteur peuvent avoir influencé son récit et ses appréciations. L’histoire est certainement plus fidèlement rapportée dans les livres de Samuel et des Rois. Mais il peut arriver au Chroniste d’avoir disposé de documents qui avaient échappé à la connaissance des historiens précédents. Ces documents peuvent quelques fois. être anciens et authentiques, surtout lorsqu’ils rapportent des faits qui ne rentrent pas dans la préoccupation habituelle de l’auteur : ainsi ce qui concerne les travaux civils ou militaires (2 Chroniques 11.5 ; 2 Chroniques 11.12 ; 2 Chroniques 32.30), l’armée (2 Chroniques 26.9-15), la justice (2 Chroniques 19.4-11), etc. Il arrive aussi que pour certains noms propres le Chroniste ait conservé la leçon exacte. Le livre de Samuel a remplacé dans ces noms le vocable Baal par bôchet (honte) et écrit Mephibôchet, Merib-bôchet ; comme, à son époque, les dangers, de l’idolâtrie étaient beaucoup moindres, le Chroniste écrit plus exactement Esbaal (1 Chroniques 8.33 et suivant), Merib-Baal (1 Chroniques 9.39 et suivant), et Béeljada au lieu de Eljada. Pour (1 Chroniques 14.7) ce qui concerne l’époque où il écrit, l’auteur nous donne des renseignements précieux, puisqu’il projette dans le passé ce qu’il voit autour de lui. Il nous montre comment au IVe et au IIIe siècle avant Jésus-Christ, étaient appliquées les lois rituelles de P, et comment les prêtres interprétaient l’histoire.
Les sources
- Sources non citées. Parmi elles se trouvent :
- les livres du Pentateuque, de Samuel et des Rois, auxquels l’auteur fait de larges emprunts ;
- des documents généalogiques et statistiques, des listes de corporations, etc.
- Sources citées, très abondantes :
- Sources historiques : Livre des rois d’Israël (1 Chroniques 9.1 ; 2 Chroniques 20.34) ;
- Histoire des rois d’Israël (2 Chroniques 33.18) ;
- Livre des rois de Juda et d’Israël (2 Chroniques 16.11 ; 2 Chroniques 25.26 ; 2 Chroniques 28.26) ;
- Livre des rois d’Israël et de Juda (2 Chroniques 27.7 ; 2 Chroniques 35.27 ; 2 Chroniques 36.8) ;
- Mémoires du livre des Rois (2 Chroniques 24.27) ;
- Chroniques du roi David (1 Chroniques 27.24).
Ces sources ne doivent être identifiées ni avec les « Chroniques », qui sont citées dans le livre des Rois, ni avec ce dernier livre lui-même. Elles se ramènent toutes à un seul et grand ouvrage, qui devait comprendre toute l’histoire des rois de Juda, mais l’histoire commentée et embellie (midrach), et que l’on appelle la source royale, - Sources prophétiques, c’est-à-dire qui portent le nom d’un prophète : Samuel (1 Chroniques 29.29),
- Nathan (1 Chroniques 29.29 ; 2 Chroniques 9.29),
- Gad (1 Chroniques 29.29),
- Ahija (2 Chroniques 9.29),
- Jeddo (2 Chroniques 9.29),
- Sémaja (2 Chroniques 12.15),
- Iddo (2 Chroniques 12.15 ; 2 Chroniques 13.22),
- Jéhu (2 Chroniques 20.34),
- Ésaïe (2 Chroniques 26.22 ; 2 Chroniques 32.32),
- Hozaï (2 Chroniques 33.19).
Si ces sources prophétiques sont distinctes des sources historiques, elles ne sont en tout cas pas anciennes ; mais il est vraisemblable que ces citations de prophètes sont tirées aussi de la source royale, et que leurs titres se rapportent à des fragments du grand ouvrage.
Auteur et date
L’auteur des Chroniques est aussi celui des livres d’Esdras et de Néhémie. Par l’importance qu’il accorde aux cérémonies du culte, on peut supposer qu’il était Lévite, et même Lévite de la classe des chantres. Son nom est inconnu. Comme Néhémie 12.22 mentionne Darius III (336-331 avant Jésus-Christ), les ouvrages du Chroniste ne peuvent être antérieurs à cette date. 1 Chroniques 3.19-24 (texte des LXX) mentionne la onzième génération après Zorobabel, ce qui nous porte jusque vers l’an 200 avant Jésus-Christ. On peut supposer que le livre a été écrit entre 300 et 200, et qu’il a reçu postérieurement des adjonctions généalogiques. On y ajouta aussi un « Psaume d’Asaph » (1 Chroniques 16.8-36), qui est formé de passages des Psaume 96 ; Psaume 105 et Psaume 106, et une prière (2 Chroniques 6.40-42), qui ajoute au texte de 1 Rois 8.52 et suivant-une invocation, qui est une citation presque littérale de Psaumes 132.8-10.
Aug. G.
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
L’article dans Westphal