Dictionnaires bibliques

Capre

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Capre », un article après l’autre.

Dictionnaire de la Bible (Bost)

C’est ainsi qu’on appelle les fruits d’un arbrisseau, le câprier épineux, qui se rencontre fréquemment en Asie, en Afrique et dans le sud de l’Europe : les jeunes boutures de cet arbre et ses fleurs en bourgeons se mangeaient, soit crues, soit assaisonnées de vinaigre, et avaient, dit-on, la propriété d’aiguiser l’appétit et de pousser à la volupté. Le câprier atteint dans les jardins la hauteur d’un petit arbre ; ses rameaux sont armés d’épines, et ses feuilles ovées, non dentelées, et presque sans pétiole. C’est au mois de mai que la floraison est la plus forte ; les fleurs, qui portent une soixantaine d’étamines de couleur rouge, durent presque tout l’été, et donnent ensuite naissance à une baie allongée, comme l’olive, munie d’une chair épaisse, et renfermant une graine dure, en forme de rognons, et d’un goût fort et piquant. Le câprier se cultivait en Palestine, et portait en hébreu, au dire des rabbins, le nom Tsèleph ou Nitzbah ; son fruit (hébreu Abiônah) n’est nommé que en Ecclésiaste 12.7, où nos versions ont traduit « quand l’appétit s’en ira » ; et Luther : « Wenn aile Lust vergeht » ; remplaçant ainsi l’image par la chose représentée. Le texte porte proprement : « quand la câpre se rompt, ou est rendue nulle » ; et le sens de cette figure est, ou bien : lorsque la câpre, malgré sa saveur, n’a plus d’effet sur le vieillard ; ou bien : quand le vieillard, semblable à la câpre à la fin de l’été, se rompt parce qu’il est mûr, et perd sa graine et sa force.

Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com

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Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)

capparis ; petit fruit qui à une propriété excitante. Ce mot, qui ne se trouve qu’une fois dans la Vulgate (Ecclésiaste 22.6), n’est point dans l’original, où, au lieu de capparis ; on lit, ou aviditas, où concupiscentia, ou libido. Un commentateur expliquant ce texte, dissipabitur capparis, est, dit-il, concupiscentia carnis, quœ sic nominatur, eo quod capparis est herba, qua luxuria excita tur.

D’autres, se tenant, au mot capparis de la Vulgate, ne voient dans ce mot que le fruit dont se servent les cuisiniers pour assaisonner les ragoûts et exciter l’appétit. Mais on voit, par les précédentes interprétations et par le contexte que ce passage signifie, que quand on deviendra vieux (vers. 3 et 4) peribit libido, la passion plaisirs vénériens se passera.

Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

Voir Arbrisseaux, 6.

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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