Dictionnaires bibliques
Cappadoce
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Cappadoce », un article après l’autre.
Dictionnaire de la Bible (Bost)
Contrée de l’Asie mineure qui, depuis Tibère, passa exclusivement sous la domination romaine. Elle est séparée au sud par le Taurus de la Cilicie et de la Syrie septentrionale ; au nord, une chaîne parallèle au Taurus la sépare du Pont ; à l’occident, elle touche à la Phrygie et à la Galatie ; à l’orient, à la petite Arménie, mais sans frontières naturelles. Quoique bien arrosée, elle est peu fertile ; les montagnes sont nues, et les plaines n’offrent que des pâturages. La Cappadoce s’étendait primitivement jusqu’au Pont ; mais sous Alexandre une satrapie s’établit en cette contrée, et la Cappadoce rentra dans les limites indiquées ci-dessus. La langue des Cappadociens n’offrait aucun rapport avec les langues sémitiques, et bien qu’ils portent chez Hérodote le nom de Syriens, on ne peut leur chercher une origine sémitique, voir encore le commencement de l’article Caphtorim. Ils ne jouissaient pas, non plus que les habitants de l’île de Crète, d’une excellente réputation ; ils passaient en particulier pour perfides et lâches, au point que l’expression cappadociser était devenue proverbiale pour désigner ces vices de caractère. Un bon nombre de Juifs étaient établis au milieu d’eux (Actes 2.9 ; 1 Pierre 1.1).
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)
Région de l’Asie-Mineure, où il y avait beaucoup de Juifs, qui, pour la plupart, étaient à Jérusalem pour la tête de la Pentecôte, lorsque les Apôtres, venant de recevoir le Saint-Esprit, parlèrent toutes les langues (Actes 2.9). Ces Juifs cappadociens embrassèrent le christianisme et ils furent de ceux à qui saint Pierre écrivit sa première Épître, comme on le voit en (1 Pierre 1.1). La Cappadoce avait depuis longtemps perdu de son importance et était alors assez circonscrite. « Son nom, dit Barbie du Bocage, s’étendit d’abord à tout le pays compris entre l’Halys et l’Euphrate, le Pont-Euxin et le Taurus : avec elle on confondait le Pont. Sous l’empire des Perses, tout ce pays fut divisé en deux satrapies, la Grande Cappadoce et le Pont, qui, sous les successeurs d’Alexandre, formèrent également deux royaumes distincts. Les Romains laissèrent les Cappadociens libres de se choisir un gouvernement ; mais ceux-ci préférèrent le gouvernement monarchique et élurent un souverain, dont les successeurs les gouvernèrent jusqu’aù temps de Tibère, époque où la Cappadoce fut réduite en province romaine. Les Cappadociens étaient d’origine syrienne ; mais à cause de leur teint, qui, dit Strabon (p. 819), était plus blanc que celui de leurs compatriotes du sud, ils ne sont désignés par lès auteurs du temps des Perses que sous le nom de Syriens blancs. La Grande-Cappadoce ou Cappadoce proprement dite, peu favorisée par la nature de son sol ; était mal cultivée. Des terres labourables on tirait cependant quelque froment ; mais la majeure partie du pays, étant couverte de hautes steppes, seulement propres aux pâturages, et placée sous un climat âpre et rigoureux, était abandonnée. Le bois manquait aussi, ce qui, en mettant entrave à la construction des habitations et par suite à celle des villes, réduisit le plus grand nombre des Cappadociens à la condition de pasteurs. Il est vrai que leur menu bétail et leurs chevaux étaient renommés ; ceux-ci, surtout, étaient vantés à cause de leur légèreté ; aussi étaient-ce là les objets les plus importants des exportations. Le peuple avait le renom d’être menteur. Il était, réduit à un état d’esclavage dont il ne cherchait point à sortir, bien qu’il fût exposé à être vendu par les seigneurs, qui s’en défaisaient comme ils se débarrassaient de leurs bestiaux, et tiraient même de cette vente leur principal revenu. Comme au moyen-âge, dans les pays de l’Europe, la Cappadoce était alors couverte de châteaux-forts. On recherchait à Rome, pour en faire des porte-faix, les hommes sortis de cette partie de l’Asie ; leurs larges épaules leur permettaient en effet de porter les plus lourds fardeaux. Mazaca, depuis Coesarea, et aujourd’hui Kaisarieh, située au pied du mont Argée, en était la capitale. Saint Basile y vit le jour. » Voyez l’addition au mot Cappadociens, qui suit.
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
L’article dans CalmetDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
Région du centre de l’Asie Mineure, capitale Mazaca, plus tard Césarée, aujourd’hui Kaîsarié ; située entre le Taurus et le Pont-Euxin, le lac Tatta et l’Euphrate ; désignée par un vieux nom perse (Katpa Tuka = pays de Tuka) ; c’était le Tabal des Assyriens. Ses habitants, Aryens, passaient pour être lâches et de mauvaise foi. La Cappadoce subit bien des vicissitudes. Les Perses l’avaient divisée en deux satrapies : la Cappadoce du Taurus et la Cappadoce du Pont, qui devinrent des royaumes.
(voyez Ariarathès, roi de Cappadoce, 1 Macchabées 15.22).
Elle devint en 17 de notre ère province romaine d’importance secondaire, entre le Pont, la Galatie et la Comagène, administrée par un simple procurateur Vers 70, réunie à la Petite Arménie et à la Comagène. Elle constitua une importante province frontière, Il y avait des colonies juives en Cappadoce comme dans tout l’Empire (Actes 2.9). L’apostolat de Paul ne s’y exerça pas, mais la dédicace de 1 Pierre prouve qu’il s’y trouva de bonne heure des communautés chrétiennes (1 Pierre 1.1) ; l’Évangile y avait certainement été porté d’Antioche le long d’une des deux grandes routes, soit par Tyane, soit par Aria-rathia, et de là il gagna jusqu’au Pont. De cette province sortirent plus tard Grégoire de Nazianze et saint Basile.
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
L’article dans Westphal