Dictionnaires bibliques

Béer-Séba

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Béer-Séba », un article après l’autre.

Dictionnaire de la Bible (Bost)

1°. Le puits du serment, ou des sept, ainsi nommé de l’alliance qu’Abraham contracta avec Abimélec roi de Guérar, laquelle fut confirmée par un serment et par le don de sept jeunes brebis (Genèse 21.31-33). L’alliance fut renouvelée plus tard par Isaac, qui donna aux puits les mêmes noms qu’ils avaient portés au temps de son père (26.18-33). Les deux patriarches habitèrent longtemps la contrée où se trouvaient les puits qu’ils avaient eux-mêmes creusés. Beër-Shéba était à 35 km au sud d’Hébron, à l’extrême frontière méridionale du pays de Canaan, de sorte que l’on disait : « de Dan à Beër-Shéba » (2 Samuel 17.11 ; Juges 20.1 ; 1 Chroniques 21.2), pour exprimer la longueur de tout le pays, et « de Beër-Shéba à la montagne d’Éphraïm », pour désigner la longueur du royaume de Juda (2 Chroniques 19.4). Dans le partage de la terre de Canaan, Beër-Shéba fut donnée à la tribu de Juda (Josué 15.28). C’est là que résidèrent les fils de Samuel, Joël et Abija, lorsque leur père eut partagé avec eux ses fonctions (1 Samuel 8.2). Au temps de Ozias roi de Juda, l’ancienne demeure d’Abraham fut souillée par le culte des idoles, Amos 5.5 ; 8.13-14). Après le retour de la captivité, Beër-Shéba fut de nouveau habitée par les Juifs (Néhémie 11.27-30).

2°. Beër-Shéba, dans la tribu de Siméon (Josué 19.2). Peut-être qu’une partie de Beër-Shéba dépendait de Juda et l’autre de Siméon ; peut-être aussi, qu’il y avait deux endroits de ce nom.

Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

Identifié avec Bîr-es-Sebaa, à 45 km au sud-sud-ouest d’Hébron.

L’étymologie diffère avec les versions : « puits des sept » (Genèse 21.30) ou « puits du serment » (Genèse 26.31 ; Genèse 26.33).

Actuellement, sept anciens puits fournissent encore une eau excellente (environ 13 m de profondeur). La ville actuelle se trouve un peu à l’ouest des ruines de l’ancienne (Tell-es-Sebaa). Apparaît dès l’histoire des patriarches, avec Abraham (Genèse 21.31), Isaac (Genèse 26.23 ; Genèse 26.33), Jacob (Genèse 28.10 ; Genèse 46.1). À la limite du désert (Genèse 21.11), Béer-Séba fut attribuée à Juda (Josué 15.28) ou, d’après une autre tradition, à Siméon (Josué 19.2).

Les fils de Samuel étaient juges à BÉER-SÉBÀ (1 Samuel 8.2), où arriva Élie fuyant Jézabel (1 Rois 19.3) et où naquit la mère du roi Joas, Tsibia (2 Rois 12.1). La ville était le point extrême sud de la terre d’Israël comme Dan en était le point extrême nord : d’où la locution topographique « de Dan à Béer-Séba » (Juges 20.1 ; 1 Samuel 3.20), ou « de Béer-Séba à Dan » (1 Chroniques 21.2 ; 2 Chroniques 30.5).

La vénération qui, en Palestine, s’attachait aux sources, peut être à l’origine du lieu saint qui, signalé dès l’époque patriarcale (Genèse 46.1), était célèbre au temps d’Amos (Amos 5.5 ; Amos 8.14) ; ce prophète réagissait alors contre une formule de serment, tendant à accréditer l’existence d’un dieu particulier aux divers centres de pèlerinages.

A. P.

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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