Dictionnaires bibliques
Bar-Jésus
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Bar-Jésus », un article après l’autre.
Dictionnaire de la Bible (Bost)
Bar signifie fils. C’était un homme juif d’origine, qui s’adonnait à la magie, et qui avait pris un nom arabe en rapport avec ses occupations ordinaires, le nom d’Elymas qui veut dire enchanteur. Il était placé dans l’île de Chypre, à Paphos, auprès du proconsul Serge Paul, qui lui accordait une grande confiance. Les apôtres Paul et Barnabas ayant été appelés auprès de Serge qui désirait d’ouïr la parole de Dieu, Bar-Jésus qui craignait de perdre son crédit si les deux étrangers réussissaient auprès du proconsul, leur résistait ouvertement, cherchant à détourner Serge de la foi. Mais Paul le frappa d’aveuglement, tellement qu’il ne put pas même voir le soleil, et Bar-Jésus sortit, cherchant quelqu’un pour le conduire. Son châtiment ne devait être que pour un temps, mais nous ignorons quand et comment il recouvra la vue (Actes 13.6ss). – v. Ananias.
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
(signifiant : fils de Jésus, en araméen). Nom du mage ou magicien juif auquel l’apôtre Paul eut affaire à Paphos (île de Chypre) ; le récit des Actes donne aussi son surnom, Elymas, qu’il interprète : « magicien », ce mot dérivant peut-être de l’araméen alima (signifiant : puissant), ou plus probablement de l’arabe alitn (signifiant : sage), dont le pluriel uléma. est encore donné aux docteurs musulmans.
Les chrétiens pouvaient avoir tendance à éviter d’appeler un tel individu du nom de leur Maître ; ainsi la version de la Pechitto le désigne comme Bar-Choumo (signifiant : fils du nom) au lieu de Bar-Jésus. Comme beaucoup de sorciers d’aujourd’hui, les magiciens d’alors s’assuraient leur autorité en mélangeant la science et le mystère (voir Magie, Sorcellerie).
Fort de cette autorité, Bar-Jésus essaye de reprendre le proconsul romain Sergius Paulus, qui subissait l’ascendant des missionnaires Barnabas et Saul. Ce dernier ne se laisse pas intimider : il emploie les arguments capables de convaincre le proconsul et de réduire le sorcier à l’impuissance ; il dévoile la fausseté et la supercherie des enseignements du magicien ; il use d’ironie en donnant à ce Bar-Jésus le surnom de Bar-Satan, fils de Satan ; et pour prouver que la vraie puissance appartient à Dieu, il plonge l’habile homme dans la nuit, en le frappant de cécité passagère.
Cet échec du paganisme à tendances scientifiques fournit un exemple de la méthode de l’apôtre lorsqu’il a recours, non à l’éloquence ni à la science, mais à la « manifestation de la puissance de l’Esprit » (1 Corinthiens 2.4).
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
L’article dans Westphal