Dictionnaires bibliques
Azaria
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Azaria », un article après l’autre.
Dictionnaire de la Bible (Bost)
Il y a eu sous ce nom un prophète, deux rois de Juda, quatre grands prêtres, deux chefs de tribu, un officier de Nébucadnetsar, et plusieurs autres personnages.
1°. Prophète, fils de Hoded, et portant peut-être aussi lui-même le nom de Oded (2 Chroniques 15.1 ; cf. 8). Il se rendit à la rencontre d’Asa qui revenait après une victoire signalée sur les Éthiopiens, et, s’adressant à lui et à ses troupes, il leur parla des bénédictions qui accompagnent ceux qui marchent avec l’Éternel. « Si vous le cherchez, dit-il, vous le trouverez ; mais si vous l’abandonnez, il vous abandonnera ». Il leur rappela les malheurs du pays lorsque le culte du vrai Dieu était négligé, sa prospérité croissante avec le retour de la piété, et finit par cette parole si remarquable : « Il y a une récompense pour vos œuvres » (cf. Galates 6.7). Asa reprit en effet un nouveau courage, et extermina tous les restes d’idolâtrie qui se trouvaient encore dans ses états.
2°. Dixième roi de Juda (2 Rois 14.21), voir Ozias.
3°. (2 Chroniques 22.6), voir Achazia.
4°. Successeur d’Akhimaats, voir Prêtres.
5°. Fils de Jokhanan, grand prêtre sous le règne d’Ozias. Il résista courageusement à ce monarque qui, enorgueilli de ses succès comme roi, voulait empiéter sur les droits des prêtres et mettre la main aux choses saintes. Il pouvait payer de sa tête sa résistance, mais Dieu récompensa sa fidélité en frappant de lèpre le coupable (2 Chroniques 26.17). Sa sacrificature semble relevée avec honneur (1 Chroniques 6.10), et le seul fait que nous connaissions suffit en effet à la distinguer. Azaria n’a fait que ce qu’il devait, mais il l’a fait.
6°. Azaria, Bérékia, Ézéchias et Amasça, Éphraïmites, remplissaient dans le royaume des dix tribus des fonctions qui ne sont pas très clairement déterminées par le nom de chefs qui leur est donné ; elles étaient importantes comme ce nom l’indique, et leur conduite prouve également qu’ils jouissaient d’un grand crédit. Ayant entendu les paroles du prophète Oded, ils se rendirent au-devant de leur roi Pékach qui revenait avec son armée, amenant captive une grande multitude d’hommes et de femmes du royaume de Juda (sous le règne d’Achaz), et s’adressant à l’armée, ils demandèrent qu’on rendît immédiatement la liberté aux prisonniers, sans aucune distinction, et qu’Israël n’ajoutât pas à tous ses autres crimes celui de réduire à l’esclavage ses frères de Juda. L’armée entière répondit à ces paroles généreuses ; on se hâta de délivrer les prisonniers, on leur rendit le butin qu’on avait fait sur eux. Et pour ne pas laisser incomplète leur œuvre d’excellente charité, Azaria et ses trois amis pourvurent à ce que rien ne manquât à ceux qu’ils venaient de délivrer ; ils leur fournirent des vêtements et de la nourriture, et les accompagnèrent eux-mêmes avec des ânes jusqu’à Jéricho, chez leurs frères (2 Chroniques 28.12). Ce trait, peut-être unique dans l’histoire ancienne, montre combien les inspirations du Dieu d’Israël étaient plus nobles, plus humaines, que celles des religions ou de la politique de l’antiquité.
7°. Azaria, principal sacrificateur, de la famille de Tsadoc, aida Ézéchias dans les travaux qu’il fit pour rétablir extérieurement et spirituellement le culte du vrai Dieu. Les dîmes entre autres ayant été rétablies, le peuple montra tant d’empressement à apporter ses offrandes, qu’il y en eut abondamment de reste, même après que les prêtres eurent prélevé la portion ordinaire de leur entretien ; on mit ces dîmes par monceaux, et le roi s’étant informé de ce que c’était et ayant appris par Azaria que c’étaient les dîmes consacrées qui n’avaient pu trouver place dans la maison de l’Éternel, il y fit préparer de nouvelles chambres, et même de nouveaux intendants pour en prendre soin. Azaria est appelé gouverneur et conducteur de la maison de Dieu (1 Chroniques 9.11 ; 2 Chroniques 31.13).
8°. Azaria, fils de Hosahia (Jérémie 43.2), appelé aussi Jezania (42.1 ; 40.8), de Mahaca. Il fut un de ceux qui restèrent en Palestine pendant l’exil du peuple ; soumis à Guédalia, il se montra prêt avec Jokhanan à frapper Ismaël l’ennemi de leur chef ; mais ce zèle pour un homme qu’il aimait n’était pas le zèle de la vérité, et Azaria fut un de ceux qui appuyèrent le plus violemment la proposition de Jokhanan et de ses amis de quitter la Judée pour l’Égypte. Il accusa Jérémie de s’être laissé gagner par les ennemis du peuple pour proférer des mensonges, et finit par exécuter ce plan d’émigration.
9°. (Daniel 1.6), voir Abed-Nego.
10°. et 11°. Deux officiers de ce nom sont indiqués (2 Chroniques 23.1) comme ayant secondé le souverain sacrificateur Jehoïada pour assurer la vie et la royauté de Joas fils d’Achazia contre les cruautés d’Athalie.
12°. et 13°. Deux fils de Josaphat roi de Juda (2 Chroniques 21.2).
14°. Voir Prêtres. Ce nom se retrouve encore plusieurs fois, mais sans que nous sachions rien sur ceux qui le portaient.
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire de la Bible (Bost)
Dixième roi de Juda, fils d’Amatsia et de Jecolia (2 Chroniques 26.1). Après le meurtre de son père, le peuple l’appela au trône de Juda ; il était à peine âgé de seize ans (2 Rois 14.21, il est appelé Azaria). Il régna cinquante-deux ans dans l’esprit du Dieu de Moïse (809-758) ; il s’opposa aux progrès de l’idolâtrie sans cependant réussir en tous lieux (2 Rois 15.3), écouta les avis du pieux pontife Zacharie, et fit fleurir son royaume au dehors. Il reconquit Élath, que les Iduméens avaient prise sous Joram ; il mit sur pied 300000 hommes avec lesquels il abattit les Philistins, dont il rasa les forteresses ; il repoussa les tribus arabes et rendit les Ammonites tributaires (2 Rois 14.22ss ; 15.1 ; 2 Chroniques 26.1). Il construisit des arsenaux. Les laboureurs et les bergers vécurent en paix sous sa protection ; il leur éleva des forteresses au désert, et les montagnes de Juda regorgèrent des biens de la terre. Heureux comme administrateur et comme capitaine, ce grand roi voulut être aussi sacrificateur. Ébloui par tant de succès, son cœur se gonfla, et il dut apprendre que l’orgueil marche devant l’écrasement. Il oublia ou méprisa les lois du Seigneur sur le culte ; il oublia que les fonctions sacerdotales avaient été confiées à la famille d’Aaron seule (Nombres 3.10), et que la malédiction frapperait les rois qui empiéteraient sur les prérogatives des pontifes. Un jour il entre dans le temple et se saisit de l’encensoir pour offrir le parfum sur l’autel ; mais le pontife Azaria est là avec quatre-vingts prêtres du Seigneur ; ils s’opposent au sacrilège et Azaria, le roi du culte, dit à Azaria, le roi du pays : « Il ne t’est pas permis d’offrir de l’encens devant le Seigneur, sors du sanctuaire ». Ozias, irrité de cette courageuse résistance, croit vaincre les prêtres de Dieu comme il a vaincu les Philistins ; l’encensoir à la main, il les menace ; mais au même instant la lèpre paraît sur son front, il est impur et les prêtres le chassent parce que sa présence souille le temple ; lui-même ne résiste plus ; il est épouvanté, car il sent que la main de l’Éternel a vengé l’outrage fait au lieu saint. Le vieux roi s’était perdu par son obstination. Ozias demeura ainsi lépreux jusqu’à sa mort ; il fut retranché du peuple et confiné dans une maison écartée, tant était grande l’horreur des Juifs pour la plaie impure qui le rongeait. Jotham, son fils, gouverna en son nom quelques années, et à sa mort, Ozias ne fut pas même enseveli dans les sépulcres des rois ses pères ; on le relégua dans un champ qui les entourait.
Il fut contemporain des rois d’Israël Jéroboam II, Zacharie, Sallum, Ménahem, Pékachia et Pékach, et des prophètes Amos, Osée et Ésaïe, peut-être encore de Joël. On voit par Amos 1.1 ; cf. Zacharie 14.5, qu’un tremblement de terre marqua le règne de ce monarque, mais on ne sait à quelle époque il faut le placer. Il est marqué (Matthieu 1.8), comme fils de Joram, mais trois générations sont omises, voir Jésus.
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)
Ozias (1)
Ou Azarias, roi de Juda, fils d’Amasias, commença à régner étant âgé de seize ans, et régna cinquante-deux ans à Jérusalem (4 Reg 15.1-3). Sa mère s’appelait Jéchélia. Il fit le bien devant le Seigneur ; il ne détruisit pas néanmoins les hauts lieux, et le peuple continuait à y aller sacrifier contre la défense du Seigneur. Ce prince est appelé Ozias dans les Paralipomènes (2 Chroniques 26.16-17). C’est lui qui, ayant entrepris de vouloir offrir l’encens dans le temple, ce qui était une fonction réservée aux, prêtres, fut frappé de lèpre et demeura hors de la ville, et séparé des autres hommes jusqu’à sa mort. Pendant cet intervalle, Jonathan son fils gouvernait le royaume.
Josèphe dit que dans cette occasion on sentit un grand tremblement de terre, et que, le temple s’étant ouvert par le haut, un rayon de lumière ayant frappé le front du roi, il parut aussitôt chargé de lèpre. Le tremblement de terre fut si violent, qu’il détacha la moitié de la montagne qui est à l’occident de Jérusalem ; et la terre, ayant roulé l’étendue de quatre stades, ou cinq cents pas, ne s’arrêta que par la rencontre de la montagne qui est à l’orient de la ville, ferma le grand chemin, et couvrit les jardins du roi. C’est ce que Josèphe ajoute a l’histoire racontée dans les Paralipomènes. On sait qu’il arriva sous Ozias un très-grand tremblement de terre. Amos (Amos 1.1) et Zacharie en font mention (Zacharie 14.5), les Rois et les Paralipomènes en parlent expressément ; mais il n’est pas certain qu’il soit arrivé en même temps qu’Ozias entreprit d’offrir l’encens.
Les commencements d’Ozias furent très-heureux. Il remporta de grands avantages sur les Philistins, les Ammonites et les Arabes (2 Chroniques 26.4-6). Il fit augmenter les fortifications de Jérusalem, et il entretint toujours une armée de trois cent sept mille cinq cents hommes ; et il eut de grands arsenaux bien fournis de toutes sortes d’armes, tant pour attaquer que pour se défendre. [Voyez une dissertation sur la poliorcétique des Hébreux, parmi les pièces préliminaires du premier volume]. Comme il aimait fort l’agriculture, il avait grand nombre de laboureurs dans les plaines, de vignerons dans les montagnes, et de bergers dans les vallons. Il mourut l’an du monde 3246, avant Jésus-Christ 754, avant l’ère vulgaire 759. Il ne fut pas enterré dans les tombeaux des rois, parce qu’il était lépreux, mais seulement dans le champ où étaient ces tombeaux.
Ozias (2)
Fils d’Uriel, et père de Saül, de la tribu de Lévi, et de la famille de Caatb. 1 Chroniques 6.24,
Ozias (3)
Fils de Micha, de la tribu de Siméon. Il était le premier de la ville de Béthulie, lorsque Holopherne l’assiègea. Il soutint vigoureusement le siège contre ce général, et reçut dans sa maison Achior, qui avait été chassé du camp des Assyriens. Ozias voyant Béthulie réduite à l’extrémité faute d’eau, et le peuple s’étant mutiné contre lui et l’accusant du malheur auquel ils étaient exposés, il promit de rendre la ville dans cinq jours, si Dieu ne leur envoyait point de secours. Judith, étant informée de cette résolution, envoya querir Ozias et les principaux de la ville, leur fit une sage remontrance sur ce qu’ils semblaient prescrire au Seigneur le temps auquel il devait les secourir, les anima à la patience ; et sans leur découvrir son dessein, elle leur dit qu’elle sortirait pendant la nuit, et qu’ils la laissassent aller, sans s’informer de ce qu’elle allait faire. Ozias donc se trouva à la porte de la ville, il ouvrit à Judith, et en attendant son retour et le succès de son entreprise, il demeura dans la ville, priant avec le peuple qu’il plût au Seigneur de les délivrer. Leurs prières furent exaucées ? Holopherne fut mis à mort par Judith, Béthulie délivrée, et Earméedes Assyriens dissipée. Voyez Holopherne et Judith.
Ozias (4)
Prêtre qui, dans la captivité, épousa une idolâtre, et qui, au retour, la renvoya (Esdras 10.21).
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
L’article dans CalmetDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
Forme grecque (Ozias, Ozeïas) donnée par les LXX et la Vulgate aux noms propres hébreux Ouzzîyâhou, Ouzzîyâh (signifiant : jhvh est ma force) et généralement adoptée par nos versions pour désigner le roi de Juda (voir article suivant). Pour les autres personnages, tous obscurs, porteurs du même nom, Segond s’en tient ordinairement à la même transcription, tandis que Version Synodale adopte les formes hébraïques : Uzzia, Uzija (voir ces mots) ; Ostervald a : Huzija.
La forme Ozias se trouve aussi dans les Apocryphes : nom d’un Siméonite, l’un des chefs de la ville de Bétyloua (Judith 6.15 ; Judith 6.21 ; Judith 7.23 ; Judith 7.30 etc.).
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
L’article dans WestphalDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
Roi de Juda ; succéda, âgé de 16 ans, à son père, Amatsias tué au cours d’une conspiration. D’après 2 Rois 15, il régna 52 ans, mais cette question soulève des difficultés chronologiques sérieuses (voir Chronologie de l’Ancien Testament), et l’on assigne à son règne avec plus de probabilité les années 779-740. 2 Rois 14 et 15 l’appellent habituellement Azaria, tandis que 2 Chroniques 26 ; Ésaïe 1.1 ; Ésaïe 6.1 ; Osée 1.1 lui donnent le nom d’Uzzia (hébreu Ouzzîyâh). On a expliqué de diverses manières ce changement de nom : on a pensé qu’il se serait produit au moment de son accession au trône ; mais cette explication est peu vraisemblable. La plus probable est celle qui voit dans Azaria la forme originale (cf., dans 1 Chroniques 3, la liste des rois de Juda) qui aurait été ou bien abr égée en Uzzia dans l’usage populaire, ou bien altérée dans sa forme écrite.
En montant sur le trône, Azaria-Uzzia trouvait le royaume dans une situation assez difficile. Amatsia avait été battu par Joas d’Israël, qui était entré en triomphateur à Jérusalem ; Amos 9.11 pouvait à cette époque comparer la dynastie royale issue de David à une « hutte tombée ». En offrant la couronne à celui qui ne devait pas être l’aîné des princes royaux, le peuple de Juda pensait bien la remettre à celui d’entre eux qui serait le plus capable de relever le prestige du royaume. Cependant, 2 Rois 15 ne renferme qu’un seul fait relatif à sa carrière militaire : on l’y voit reprendre et rebâtir Élath, port situé en Édom, au nord-est du golfe d’Akaba ; cela ferait supposer que ces territoires, soumis par Amatsia (2 Rois 14.7), avaient pu reconquérir leur indépendance à la suite de la défaite de ce roi par Joas. En reprenant Élath, Azaria assurait à son peuple des débouchés commerciaux importants et une porte ouverte du côté de l’orient.
À ces données si brèves de 2 Rois sur la carrière militaire d’Azaria, 2 Chroniques 26 ajoute d’abondants détails sur des guerres victorieuses contre les Philistins, les Arabes et les Maonites (nom que, d’après verset 7, il faut sans doute corriger en Ammonites). Le même chapitre parle aussi de la réfection des murs de Jérusalem, dans lesquels Joas avait ouvert une large brèche (2 Rois 14.13), de l’organisation de l’armée, des moyens de défense de la capitale et du territoire (verset 9,11,15), de perfectionnements apportés à l’agriculture (verset 10). Si, en ce qui concerne l’effectif excessif de l’armée d’Azaria (307 500 soldats !), on retrouve la tendance aux gros chiffres si habituelle aux rédacteurs des Chroniques, il est bien possible que les données de ce livre relatives à des expéditions victorieuses contre certains peuples du sud et de l’ouest reposent sur un fond de réalité historique ; Juda jouissait alors, vis-à-vis de son voisin israélite du nord, d’une paix qui résultait d’une alliance plus ou moins forcée (2 Rois 14.14) et dont le roi put profiter pour essayer d’atténuer les dommages causés à son royaume sous Amatsia en cherchant à l’agrandir dans d’autres directions où il pouvait pratiquer la politique des mains libres.
2 Rois 15 mentionne en outre le fait que, dans la deuxième partie de son règne, Azaria fut atteint de la lèpre et que son fils Jotham, chargé de la régence, dut exercer à sa place diverses fonctions royales. Le même fait est également relevé par 2 Chroniques 26, mais avec adjonction d’un récit indiquant la raison qui aurait entraîné ce châtiment de la lèpre : le roi, s’enorgueillissant de ses succès guerriers, aurait voulu usurper certaines fonctions sacerdotales (verset 16). Faut-il écarter cette donnée comme une addition postérieure, conforme à la tendance ordinaire des Chroniques, qui est de sauvegarder avec un soin jaloux les prérogatives de la caste sacerdotale issue d’Aaron (verset 18) ? On serait tenté de le croire, car on sait avec quelle liberté des rois (voir ce mot) tels que Saül, David, Salomon (comparez Absalom, 2 Samuel 15.22) accomplissaient eux-mêmes les divers actes du culte. Le rédacteur des Chroniques cherchant une cause à la maladie qui avait frappé ce roi, auquel les textes rendent d’autre part un si bon témoignage, vit dans cette maladie le châtiment d’une atteinte portée par Azaria aux fonctions du sacerdoce, strictement réservées, aux époques postérieures, à la descendance d’Aaron.
On a cru longtemps que le roi Azriéahou de Jaudi, mentionné dans les inscriptions de Tiglath-Piléser III comme ayant favorisé la révolte de divers districts syriens contre le roi d’Assyrie, était notre Azaria-Uzzia. Cette identification a été abandonnée, d’abord pour des raisons chronologiques, puis aussi parce qu’on ne comprendrait pas comment le roi de Juda aurait pu ou voulu intervenir dans les affaires du lointain empire assyrien.
Amos 1.1 et Zacharie 14.5 font allusion à un tremblement de terre survenu sous le règne d’Azaria-Uzzia et dont la violence aurait laissé un souvenir durable dans la mémoire du peuple.
Ant.-J. B.
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
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(signifiant : JHVH a aidé ; le nom hébreu est quelquefois écrit Azariahou)
1.
Roi de Juda (2 Rois 15), nommé Ozias dans les récits correspondants de 2 Chroniques 26 ; 2 Chroniques 27 et dans Ésaïe 1,6,7 (voir Ozias).
2.
Dignitaire de Salomon, fils du prêtre Tsadok (1 Rois 4.2).
3.
Chef des intendants de Salomon (1 Rois 4.5).
4.
Fils du sage Étham (1 Chroniques 2.8 ; 1 Rois 4.31).
5.
Descendant de Jérahméel (1 Chroniques 2.38).
6.
Petit-fils de Tsadok (1 Chroniques 6.9).
7.
Autre descendant de Tsadok et père d’Amaria (1 Chroniques 6.10 ; Esdras 7.3).
8.
Autre descendant de Tsadok et grand-père d’Esdras (1 Chroniques 6.14 ; Esdras 7.1).
9.
Lévite, ancêtre du chantre Héman et du prophète Samuel (1 Chroniques 6.38).
10.
Prophète, fils d’Oded, qui décida le roi Asa à faire disparaître l’idolâtrie de Juda (2 Chroniques 15.1-8).
11.
Deux fils de Josaphat, massacrés par leur frère Joram (2 Chroniques 21.2-4).
12.
Nom donné dans 2 Chroniques 22.6 au fils du roi Joram, nommé Achazia dans tout le reste de ce chapitre.
13.
Deux officiers qui -participèrent au complot de Jéhojada contre Athalie pour Joas (2 Chroniques 23.1).
14.
Grand-prêtre qui résista au roi Ozias quand celui-ci, usurpant les fonctions de sacrificateur, voulait brûler le parfum sur l’autel (2 Chroniques 26.17-20).
15.
Un des chefs qui, avec le prophète Oded, réussirent à faire renvoyer dans leur pays de Juda les prisonniers que le roi d’Israël Pékah ramenait à Samarie (2 Chroniques 28.12).
16.
Lévite mentionné et Lévite employé lors de la purification du Temple sous Ézéchias (2 Chroniques 29.12).
17.
Grand-prêtre sous Ézéchias (2 Chroniques 31.10-18).
18.
Un des chefs de bande, adversaires de Jérémie, qui voulaient fuir en Égypte malgré les exhortations de celui-ci et qui l’y entraînèrent (Jérémie 43.2-7) ; nommé aussi Jézania (Jérémie 40.8 ; Jérémie 42.1) et Joazania (2 Rois 25.23).
19.
Un de ceux qui réparèrent les murs de Jérusalem (Néhémie 3.23).
20.
Un des douze chefs qui, avec Zorobabel, ramenèrent les exilés à Jérusalem (Néhémie 7.7).
21.
Un des Lévites qui aidèrent Esdras à lire et expliquer la Loi au peuple (Néhémie 8.7).
22.
Un des signataires du pacte d’alliance (Néhémie 10.2) ; participa à la dédicace de la muraille (Néhémie 12.33).
23.
Nom hébreu d’Abed-Négo, compagnon de Daniel (Daniel 1.6 ; Daniel 1.7 ; Daniel 1.11 ; Daniel 1.19 ; Daniel 2.17).
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